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Les citations du forum

losing a battle... still fighting for the war
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almost grown
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Ven 26 Aoû - 12:06

L'existence de Rebecca a pris un sens aujourd'hui, je peux mourir en paix.

Léa a écrit:
Sa vie n'était qu'un amas de confusions, de déceptions et de questions. Et dans ce joyeux bazar, il pouvait se raccrocher à une chose : le réel. Et ce soir-là, le réel, c'étaient les grands yeux verts de Rebecca.

aussi :

Léa a écrit:
Oh, il se sentait encore Ombrageux, il voulait encore de grandes révoltes et une belle révolution, des batailles à l'épée et au verbe, des victoires au sang et à la sueur, une joie aux larmes ; un final sublime.

celui dont on a tous rêvé...

et enfin :

Léa a écrit:
Et, au fond de lui, il avait besoin que quelqu'un tranchât à sa place. Était-ce terminé ? Fallait-il rendre les armes et envisager une nouvelle vie dans un nouveau monde ? Ou le combat continuait-il ? Nécessitait-il qu'on levât encore le poing pour lui, qu'on éludât la peine de l'effort en son nom ? Caliel nageait en eaux troubles. Plus rien ne lui était familier, plus rien ne le tirait vers la surface ; il n'y avait que cette onde noire et les poissons qu'elle contenait, qui tournaient autour de lui, indiscernables, vifs, dangereux. Il allait finir doucement noyé par l'eau dansante et lentement picoré par les écailles scintillantes.

Ahh, Caliel est définitivement dans mon top 5 de personnages préférés.
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almost grown
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Mer 31 Aoû - 15:13

Je lis enfin (et relis le début) Tell me sweet little lies ... et c'est juste génial !!!

Je suis dans l'obligation absolue de citer ce magnifique début signé Seysey la Seypascroyable !! (re-citer même je crois, mais c'est pas grave, mieux vaut citer deux fois que pas du tout !) Ca donne le ton du rp sérieux ! O-o Trop top Mariannou, t'es Maître des mots toi aussi.
En même temps, j'ai écouté Land Of All de ta signature et j'étais trop à fond

Marianne a écrit:
Le temps court et s'écoule, et notre mort seule arrive à le rattraper. Toute notre vie, nous nous dédions corps et âme à la recherche éperdue de cet absolu appelé bonheur. Nous ne réalisons que trop tard qu'il réside dans mille moments qui nous ont échappé et qui ne sont plus que des souvenirs gravés dans nos mémoires. Des fractions de vie précieusement capturées, autant d'instants qui jalonnent l'éternité.

Mais le bonheur est un fugitif, qui se fait plus remarquer par le vide qu'il laisse à son départ que par celui qu'il comble de sa présence. Il faut savoir le reconnaître et l'apprécier, car il est la plupart du temps de courte durée. Il peut se révéler un véritable cadeau empoisonné pour deux jeunes esprits encore à l'aube de leur vie, insolents et téméraires comme ceux-là. Ils pensent être maîtres de leur destin, s'exaltent de ce qu'ils croient être un plaisir durable et chutent de toute la hauteur vertigineuse de leur ivresse lorsqu'ils expérimentent son caractère éphémère.

Vénération là, obligé !
Maintenant je vais mettre toutes les phrases (paragraphes) que j'aime sans commenter parce que ce serait trop long héhé !

Place aux écrivains... de talent ! *révérence*

Marianne a écrit:
Malgré la chaleur écrasante de cette fin d'après-midi ensoleillée, les rues de Vivendale fourmillaient de vie. Jusque dans le quartier central qui abritait la Haute-Tour, les passants déambulaient, rasant les murs à la recherche d'un peu d'ombre source de fraîcheur. De voluptueuses femmes aux épaules dénudées flânaient au bras d'hommes arborant d'élégants chapeaux d'été, des enfants couraient derrière une balle ou un cerceau. Dans cette foule qui se laissait bercer au rythme de la promenade, William marchait d'un pas rapide et assuré. La large cape qui couvrait ses épaules lui attirait des regards étonnés, mais les gens se désintéressaient bien vite de ce citoyen qui semblait pressé.

Marianne a écrit:
Aussitôt que l'occasion se présenta, le jeune homme emprunta une voie parallèle, plus étroite et moins fréquentée. Dans l'absolu, il était tout à fait en droit d'arpenter les rues de l'Enclave comme bon lui semblait. Même s'il n'appréciait pas la reine Témérienne, il devait bien admettre que son arrivée au pouvoir avait bouleversé les hiérarchies et les codes vivendalais. De plus, la Guilde étant dissoute il n'avait plus d'activité officielle ni de comptes à rendre à personne. Sa discrétion intervenait uniquement pour protéger le secret de sa destination. Une certaine tendance à la paranoïa le rendait d'autant plus prudent qu'il lui semblait être un agent double en se rendant ainsi à la Haute-Tour ; et s'il était aperçu par l'un de ses anciens compagnons, ce geste pourrait être mal interprété.

Marianne a écrit:
Il se montrait en conséquence extrêmement prudent et jetait sans cesse des coups d'œil inquiets par-dessus son épaule. Les escaliers et les couloirs s'enfilaient, déserts et silencieux. Il parvint sans encombre jusqu'à l'étage où logeaient Isabelle et sa demi-sœur, quand le bruissement d'une robe sur le tapis qui couvrait la pierre l'arrêta. Des murmures étouffés résonnaient dans le couloir sur lequel débouchaient les quelques marches qu'il lui restait à gravir. Il retint son souffle et attendit quelques secondes, jusqu'à percevoir le son d'une porte qu'on ouvre et qu'on referme.

Marianne a écrit:
Dans une inspiration, il leva la main et frappa trois légers coups sur la porte, selon le rythme qu'ils avaient fixé avec Arianna. Derrière l'épaisse paroi de bois, rien ne bougea. Il déglutit, la panique commençait à l'envahir. Enfin, après des secondes qui semblèrent des siècles, les gonds grincèrent et la brunette apparut dans l'encadrement. Il s'élança à l'intérieur en effleurant dans son mouvement le corps de la jeune femme et s'appuya contre la porte qui se refermait en expirant longuement, soulagé. Il s'apprêtait à maudire cette Tour immense et mal construite et à jurer contre les risques qu'il courait en venant, mais ses yeux rencontrent ceux d'Aria et il refoula ses protestations. L'étincelle de joie qui y pétillait lui arracha bien malgré lui un sourire, et il la suivit du regard pendant qu'elle traversait gracieusement la pièce vers un petit guéridon où se trouvait une bouteille et deux coupes. Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux blancs et répandaient une lumière dorée dans la pièce. Sans cesser de sourire, il s'approcha et et murmura d'un ton amusé tout en ôtant son manteau : « À quoi boit-on, aujourd'hui ? »

Clémence a écrit:
suivant doucement les oscillations et vagues du liquide brunâtre, minuscule mer d'alcool.

Clémence a écrit:
D'habitude, elle émettait de telles pensées lors de temps sombres, se demandant quand verrait-elle la lumière au bout du tunnel, l'éclat de vie au milieu de tant de morts... La joie après tant de souffrances. Les commissures de ses lèvres se relevèrent dans un sourire triste. Elle avait connu la souffrance, comme une amie, cette dernière l'avait accompagnée partout avec elle pendant des années, marchant à ses côtés le jour, peuplant ses rêves la nuit. Mais toute sa peine était derrière elle à présent.. maintenant qu'elle était enfin heureuse. Petit à petit, la question qu'elle formulait désespérément dans son esprit depuis des années comme une lamentation s'était vu enfin accordée une réponse : ça ne durera plus. Maintenant tout allait bien, elle avait son père, elle avait Isabelle, elle avait William, et pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait bien

Clémence a écrit:
Elle passait la plupart de ses journées avec son père et sa soeur, à rattraper le temps perdu comme ils disaient, et les autres jours elle se serrait dans les bras de William. Ils roulaient dans les draps en jouant comme deux amants puis, le lendemain matin, elle souriait en voyant sur son corps les traces de ces rencontres secrètes.

Clémence a écrit:
William haussa un sourcil inquisiteur face à cette réponse sortie de nul part. La jeune femme reposa son verre sur la table la plus proche et se saisit d'un parchemin usé. On n'aurait su dire s'il était récent ou non tellement il avait été abîmé, soit par l'âge, soit par un mauvais traitement. Doucement, elle déroula une partie, dévoilant des lettres capitales, ancrées à l'encre noire sur le haut du papier : Certificat d'Asservissement. « Katharina me l'a donné hier matin. » commença-t-elle tout en déroulant le reste du parchemin. « Je savais bien qu'il n'y aurait plus de chaînes d'esclave maintenant mais... maintenant c'est officiel. »

Clémence a écrit:
« Vols à répétitions et violence physique envers l'autorité » murmura-t-elle tandis que ses yeux parcouraient les mots écrits. « Je dois admettre que j'étais pas innocente sur ce coup là. » fit-elle d'un ton joueur. Elle reposa le papier et reprit son verre. « Donc maintenant je ne suis plus une esclave, et bientôt, avec ce fameux traité dont tout le monde parle ici, tu ne seras plus un paria. Nous sommes des hommes et femmes libres. Alors buvons à ça. » Le choc des deux verres sonnait déjà la musique de leur liberté alors qu'ils trinquaient. « A la liberté ! » entonna-t-elle.

Marianne a écrit:
William aurait aimé se prévaloir de la confiance de la brunette, mais désormais il ne pouvait prétendre la mériter. Sa décision était prise depuis l'instant où il avait lu une joie inhabituelle dans ces yeux bruns, si familiers. Il ne pouvait pas annoncer la nouvelle de son mariage aujourd'hui ; ce serait tout ruiner, gâcher des instants rares et précieux qui le seraient de toutes façons, qu'elle le sache de lui ou de quelqu'un d'autre, immédiatement ou la veille de la cérémonie. Carpe Diem.

Marianne a écrit:
Elle esquissa un sourire en parcourant le document des yeux, tandis que le blond ne la quittait pas du regard. Comme l'allégresse lui seyait bien.

Marianne a écrit:
Elle serait sûrement sidérée, probablement courroucée mais au moins il aurait la possibilité de s'expliquer, d'employer tous les moyens nécessaires pour justifier son accord. Et il était peu vraisemblable que cette occasion se présente de nouveau. Néanmoins, ce scrupule n'intervint qu'une fraction de seconde ; un sourire creusa ses joues et le tintement des verres qui se choquent scella définitivement son mensonge.

Marianne a écrit:
Il leva les yeux sur Arianna et l'étincelle qui flambait dans ses iris ralluma le désir qu'il avait ressenti à son entrée dans l'appartement, vite absorbé par ses réflexions.

Marianne a écrit:
Il s'apprêtait à reprendre la conversation mais se tut, subjugué. Elle n'était jamais aussi belle que dans l'inconscience du regard d'autrui. Il brûlait d'envie de mettre un terme à leur discussion, abandonnant les mots pour d'autres moyens de célébrer cet affranchissement nouveau.

Marianne a écrit:
« Alors jeune femme, quels sont vos premiers projets de citoyenne libre ? » souffla-t-il d'un ton provocateur, renforcé par l'éclat charmeur de ses iris.

Clémence a écrit:
Nombreux moments de doutes, rares instants de bonheur. Il faut être capable de laisser de côté ses préoccupations pour pouvoir saisir l'éphémère bonheur avant qu'il ne s'envole.

Clémence a écrit:
La jeune femme était enfermée dans sa propre promesse, elle aurait voulu lui dire, lui raconter comment son père, fantôme du passé, lumière du présent, était réapparu dans sa vie.

Clémence a écrit:
« Je ne sais pas, j'aurais bien une ou deux idées... » Lentement, un sourire releva le coin de ses lèvres qui, déjà, n'était plus qu'à quelques centimètres de son visage. « ... peut-être même que tu en fais partie. »


Clémence a écrit:
Ok maintenant Marianne je vais te faire une confidence, le " jeune femme " que dit William m'a énormément fait rire et un peu perturbé dans ce message car j'avais toujours l'image de mon père dans la tête qui faisait " jeune fille tiens toi comme il faut à table " et du coup j'explosais de rire intérieurement.
Et ben bravo xD Comment rompre tout romantisme x)



Clem, j'ai toujours adoré Arianna (comme tout le monde je pense), c'est un peu l'héroïne principale d'expia :) Et là elle est trop adorable avec son amoureux et sa petite famille réunie. J'aime voir Aria heureuse, ça change ^^ La pauvre, elle a eu tellement de malheurs et de malchance... Qui aurait-cru voir Aria sourire ainsi, se réjouir ainsi de la vie ? Et qui aurait pu imaginé au tout début qu'un Waria comme ça était possible ?! Sérieusement ?!
Clémence... ce rp ... tes idées sont vraiment mises en valeur et tes mots sont bien posés ! Arianna embellit carrément ton style ! Et comme pour Marianne, j'ai l'impression que ton écriture s'améliore et que tu développe ton perso. Aria sous un autre jour, c'est une belle perspective.
J'aime beaucoup tes post à toi aussi dans ce rp, c'est très joli ! C'est même trèèèssss joli ! Shapeau Reine Shacrée !

Mais wahou Marianne ! Tu gères de plus en plus :oooooo On t'a toujours dit que tu écrivais bien, que ton style allait se développer avec le temps, que tes textes allaient toujours s'améliorer et s'enrichir. Mais là ! Wahou !! C'est trop trop bien on se croirait dans un bouquin ! J'ai franchement été épatée. Par ton phrasé surtout ! Tes phrases sont vraiment superbes. Toujours bien fournies et bien tournées et dans une logique bien faite et fluide. C'est beaucoup plus aéré qu'il y a quelques mois et on capte encore plus la personnalité de Will, une nouvelle facette de son caractère qui n'est influencée que par la nature de sa créatrice. William est plus mature, plus posé, plus sûr de ses ressentis, plus ... sexy. On dirait qu'il a appris à vivre, et à mieux vivre, qu'il a découvert de nouvelles choses et que ça lui plait. Il est plus adulte, moins indécis, plus réfléchi. Il a pris de la distance sur le monde, sa personnalité est plus précise. Il est classe et il est de plus en plus complet. J'aime, Seysey ! J'adore !
Je te complimente beaucoup parce que c'est la vérité. Y'a une grande évolution et je suis hyper hyper fière de toi. Tu dois l'être aussi :) T'as réussi ce que tu voulais faire depuis le début d'expiation Seysey ! William est parfait. Tu lui as trouvé la personnalité qui colle, et on en est toutes fans !

Vous avez trop géré toutes les deux ! Je suis désormais à 50% pour Waria... Encore un peu et je serai entièrement conquise héhé :k Faut que Lara et Serena fassent gaffe à leurs fesses...
Juste pour préciser, je suis à 20% pour Willrena et 30% pour Willara y'a tellement de scénarios possibles avec Will et ses amours !! Trooooop d'idées pour l'avenir !


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almost grown
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Dim 4 Sep - 10:55

Le solooooo d'Aidennnnnnnnnnnnnnnnn *-*



Léa a écrit:
Tout chez lui relevait de l'insupportable, de la défiance et de la révolte. Pour ces simples raisons, toute nouvelle autorité aurait probablement souhaité l'éliminer.
Katharina a intérêt à lui laisser la vie sauve .. j'en connais qui le vengeront sinon :k

Léa a écrit:
Alors, le doute... Treize jours de doute. Treize jours...
Ton nombre préféré héhé

Léa a écrit:
Lorsqu'il les mettait en perspective, il se rendait compte que le fil des actions s'était déroulé avec faste et rapidité. Il avait attendu dans sa cellule avant d'être libéré sous condition, il avait partagé une nuit avec Isabelle, il avait revu mademoiselle de Larant, il avait subi l'indifférence de Juliet, il avait vécu entouré de Témériens et inquiet de la menace des Trois...
*-*

Léa a écrit:
Heureusement, cette agitation lui avait permis d'occulter, parfois, le danger qui planait, tel un oiseau de mauvais augure, au-dessus de sa carcasse promise.
J'adore les parallèles de ce type ! Trop joli Lélé *acquiesce vivement*

Léa a écrit:
Il avait imaginé beaucoup de choses : emprisonnement, coups de fouet, torture, humiliation publique, serments, asservissement, exil. Les possibilités se multipliaient à mesure qu'il y réfléchissait. Mais l'idée de Katharina et de ses conseillers ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Il avait du mal à envisager leur raisonnement. Qu'espéraient-ils ? Que projetaient-ils ? Que croyaient-ils ? C'était en mission, qu'ils envoyaient le génie. En mission
Haaan trop bien *-*
Franchement TROP TROP bonne idée !!
Spoiler:
 



Léa a écrit:
Drôle d'idée. Il n'avait rien d'un martyr, il n'était ni aimé ni adulé.
Siiiiiii MOI JE TAIMMMEEEE *sautille dans la foule pour qu'Aiden la remarque*

Léa a écrit:
Comme il marchait, le sentiment lui vint que l'écarter de Vivendale, c'était lui sauver la vie. Nombreux seraient ceux qui tenteraient d'y mettre un terme. Le voile de protection des Trois s'était levé, et une partie des faiblesses avait percé la peau démasquée. Il était devenu vulnérable. La reine aurait pu le garder ici et attendre qu'un individu décidât de lui ôter la vie. Ce n'était donc pas pour l'assassiner, cette mission. Il plissa les yeux en s'accoudant à une fenêtre. Ne rien lui en dire : c'était là la première vengeance de Katharina. Devant lui s'étirait la cité vivendalaise. Déjà, l'emprise témérienne se faisait sentir. Il glissa ses mains jusqu'à ses tempes et les massa doucement. Ce n'était qu'un début.
Mais t'écris trop bien, j'adore

Léa a écrit:

Le soir-même, il pliait bagage. Il n'avait parlé à personne, il n'avait vu personne. Cela lui semblait plus prudent. Il n'aurait pas apprécié tomber sur Juliet ou Isabelle, au détour d'un couloir, à l'ombre d'une terrasse. La première se serait empressée de le séquestrer, et la seconde l'aurait assailli de questions.
Trop bien cernées, les nanas x)

Léa a écrit:
Le jeune artiste observa le ciel par la fenêtre de sa chambre. Le soleil avait déjà été pourfendu par la nuit galopante. Il tombait lentement, et dans sa chute, aspergeait le dais de la planète de son sang si éclatant. Il était temps. Il jeta un regard circulaire à la pièce, puis sortit. Devant sa porte, un garde l'attendait. Il n'aurait pas fallu qu'il essayât de fuir, le lâche... Il le conduisit dans les corridors qu'il connaissait par cœur. L'Inventeur gardait le silence, pensif. Il revoyait quelques scènes se jouer, fantasmait des fantômes d'un autre temps, qui parcouraient les couloirs. C'étaient ses adieux. Au cas où...

Léa a écrit:
L'embrun. Oh, au moins, s'il devait disparaître, que ce fût au creux des vagues caressantes, aux pieds de l'écume galopante ou sur les grèves mourantes.

Léa a écrit:
Les froufrous écumants venaient lécher la coque du bateau, comme la robe chatoyante de la femme effleure le tibia du danseur. Cet homme n’a qu’une seule partenaire ; une personne choisie ou reçue, qu’il emmène avec lui ou par qui il est emporté. A l’inverse, le navire était un valseur esseulé et réclamé, pourchassé par les jupons des mers, qui le suivaient où qu’il allât, sans se décourager face à ses réticences – accélérations et décélérations imprégnées d’impatience. Les filles de l’océan avaient l’éternité des instants éphémères. Disparues ; aussitôt revenues. Elles étaient les immortelles partenaires. Celles qu’on ne pouvait pas abandonner. Lui, il avait osé. L’adolescent révolté avait rejeté ses pairs. Il avait bravé le tacite interdit. Les murmures de défense ne l’avait jamais ralenti. Mais, plus le vent battait son visage, plus il regrettait. L’oubli, c’était affreux… Son essentiel lui avait échappé.
Ohlala comme c'est beau ...

Léa a écrit:
Encore en ce jour, le ciel se fondait dans l’eau : et rien que pour cela, naviguer, c’était un peu voler.
Ma phrase préférée :') Les mots .. c'est fou ce pouvoir quand même. La beauté ça m'émeut

Léa a écrit:
L’océan, c’était l’amour en élément. L’amour liquide, qui coule sans guide et sans digue. Lorsqu’il était tombé amoureux de Juliet, il s’était promis de prendre la mer avec elle, un jour. La pensée lui revint comme ça, brutalement. Encore une promesse échouée sur les berges du passé. Il ne l’avait jamais fait, et ne le ferait probablement jamais. C’était trop compliqué, désormais. Qui les laisserait partir ? Souhaiterait-elle seulement s’évader, même rien qu’un instant ? Avec lui ? Et lui, voudrait-il retourner à Vivendale ? Non. Il aurait préféré pouvoir s’échapper. Il préférerait s’échapper. Il poussa un soupir las. Il n’était pas heureux, dans cette cité. Il l’avait été les premiers temps, seulement. La palpitation de la découverte, des hautes responsabilités, de l’amour de jeunesse, et puis le piège s’était refermé.
Oh mon dieu.

Léa a écrit:
iden baissa les yeux sur ses mains. Rien ne les enserrait. Il aurait été facile de s’enfuir. Une fois à quai, une escapade rapide et définitive. D’une simplicité désarmante. L’espace d’un instant, l’idée le fit sourire. Elle était de ses utopies qui lui permettaient de s’endormir paisiblement, de ses jolis souvenirs qui ne trouvaient leur place que dans son imagination. Des vies parallèles, fantasmées, artificielles, inventées.
Pffiou

Léa a écrit:
Le drapeau témérien claquait. Sur un fond grège, un soleil bleu éclatait, qui protégeait l'épée derrière lui, prête à le défendre. Deux dizaines de morceaux de tissu copiaient ce modèle et se pavanaient sur la cime des mâts. Les bateaux se suivaient. Positionnés en vol d'oie, ils formaient un triangle soudé qui perçait les flots. Leur nombre avait intrigué le génie. S'ils étaient tous remplis, au moins cinq cents personnes les accompagnaient.
Tes descriptions :o

Léa a écrit:
Chez eux... L'excitation lui tordait déjà les tripes. Ce voyage prenait une tout autre tournure, bien plus attrayante que ses idées premières et fort funestes. Une seule interrogation persistait : pourquoi Katharina l'envoyait-elle sur ses terres d'autrefois ? Qu'avait-elle à y gagner et qu'avait-il à y perdre ? L'y abandonnerait-on comme il avait délaissé l'océan ? Serait-il repêché lors de la décennie suivante seulement ?

Léa a écrit:
Une belle après-midi, elle apparut. « Terre en vue ! » Aiden se précipita contre le bastingage. Il vit la pointe rocheuse qui coulait dans la mer, à quelques centaines de mètres, comme un long bras qui s’enfonçait dans l’eau. Il resta quelques instants tendu, les yeux fixés, puis tous ses muscles se relâchèrent et il soupira. Déjà. Il était saisi de cette lassitude que les enfants éprouvent à la fin d’un jeu ou d’un spectacle. Cette sensation transperçante ne l’avait plus pris depuis longtemps. Il se retrouvait petit garçon… une fois de plus. Il releva la tête pour jeter à nouveau un regard à la terre. Ils n’avaient pas encore accosté qu’il n’avait qu’une envie : remonter au plus vite sur le bateau. Une dernière fois, au moins… Ou pour l'éternité.
popopo... c'est du lourd cocotte, c'est du lourd

Léa a écrit:
Autour de lui, les femmes, les hommes et les enfants se perdaient dans les bras de ceux dont ils n’avaient eu que peu de nouvelles durant plusieurs mois. Les corps se retrouvaient soudainement, mais c’était comme si rien n’avait changé.
Léaaa :'( Mais c'est trop triste !

Léa a écrit:
Le plus âgés des deux hommes s’avança et frappa trois grands coups sur la porte. Ils attendirent un petit moment avant que les gonds ne grinçassent sourdement. Dans l’entrebâillement, la silhouette d’une jeune femme se dessina. Doucement, elle se glissa dehors. Ses yeux noirs se posèrent sur Aiden. « C’est lui ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil. Comme elle se penchait, une mèche sombre coula le long de son épaule. Le guerrier hocha la tête et lui dit quelques mots que le génie n’entendit pas. « Je l’imaginais bien plus effrayant que ça. » A son tour, le concerné arqua un sourcil. Il se demandait bien comment on avait pu le dépeindre outre-mer. Un monstre ? On lui avait peut-être inventé un physique pétrifiant, ou un regard glaçant. Si tel était le cas, il ne pouvait s'étonner de la surprise de la jeune femme. En apparence, il virevoltait dans les sphères de la banalité. C'était l'intérieur, qui était le plus à craindre... « Bon, ça ira, vous pouvez y aller. Je vais me débrouiller. » Les deux gardes hochèrent la tête puis exécutèrent un demi-tour rangé, sans un mot de plus. Les mains sur les hanches, la femme jaugea Aiden. « Allez, viens. » Elle fit volte-face et s’engouffra dans la bâtisse. Il aurait pu partir… il était trop curieux. Il gravit les trois marches du perron avant de suivre sa guide. La porte se referma lourdement derrière lui.
Mais c'est tellement bien !

Léa a écrit:
Lorsqu’il était jeune, on lui reprochait souvent son imprudence. Quand il revenait de ses escapades tardives à la poursuite de terres, de plantes ou d’animaux inconnus, sa mère l’attendait près de leur carriole, les poings sur les hanches et les sourcils froncés. Elle adoptait un air sévère… mais il croyait toujours discerner cet éclat de soulagement dans ses yeux, et ce vague frémissement du coin de la bouche, comme une sorte de fierté retenue quant à l’impétuosité de l’enfant. Elle avait toujours été un peu comme lui, sa mère : sauvage et farouche. Qu’aurait-elle dit, si elle avait vu son fils auprès des Trois ? Elle ne l’aurait sans doute même pas reconnu. Si bien habillé, si beau parleur, si galamment éduqué… Elle aurait certainement eu peur. Qu’avait-on donc fait de son fils tant aimé ? On l’avait transformé en machine civilisée.
Sniff :(

Léa a écrit:
« Et n’oublie pas. Tu n’es pas plus libre ici qu’à Vivendale. » Il manqua de serrer les dents : il préféra afficher un sourire presque bienveillant, qui laissait place à l’ironie. « Si je voulais m’enfuir, ce serait déjà fait. » - « Tu serais mort. » asséna-t-elle. « La mort, c’est une forme de fuite. » Il haussa les épaules. Elle le toisa puis plissa les lèvres. Elle n’entrerait pas dans ce débat. Il ne lui ferait pas perdre son temps. Elle allait lui prodiguer directives et indications, mais il anticipa : « Par quoi on commence ? Les règles de bonne conduite ? » Un rire roula dans la gorge de la Témérienne. « Tu en aurais effectivement bien besoin. Mais malheureusement, on n’a pas le temps. Suis-moi. » Et elle reprit sa marche. Elle s’aventura entre les cadavres vivants, qui presque tous faisaient un geste à son passage. Elle ressemblait à une déesse tombée des nues, enveloppée dans sa robe rouge de vitalité. Ses cheveux ébène balayaient son bassin et semblaient ainsi apporter un vent nouveau, un souffle de vie furtif mais édifiant. L’artiste chassa cette image et lui emboîta le pas.
MAIS LEA ... c'est trop bien. Je suis, à chaque phrase, un peu plus déroutée par tant d'aisance avec les mots, par tant de facilité à écrire, à décrire des scènes parfaites, avec des personnages passionnants et des situations excellentes ! J'adore Ethel.. Houlala j'adore j'adore ...
Aux prochains awards, vous savez pour qui je vote.. meilleur rp solo : Aiden. Meilleure phrase : Léa. Meilleurs idées : Léa. Meilleur perso : Aiden... et meilleur pnj : Ethel (faudrait qu'on rajoute cette catégorie)
Pffiou je suis en amour avec tous ces mots .. ohlala j'aime j'aime j'aime

CHAPTER FIVE ....

Léa a écrit:
En premier lieu, Ethel l’avait amené auprès des patients les plus gravement malades. Elle espérait sans doute marquer son esprit. Malheureusement, le génie était convaincu d’avoir vu – et fait ? – pire. Sa surprise passée, il gardait donc un masque d’impassibilité. Il la suivait docilement et portait son regard là où elle le souhaitait, mais toujours avec cet œil calme et analyste, comme un scientifique. Au fond d’elle-même, elle ne pouvait s’empêcher d’être révoltée. Elle restait muette et avançait d’un bon pas, mais elle n’en bouillonnait pas moins. Comment un homme pouvait-il ainsi demeurer indifférent à la souffrance des siens ? Elle le dévisagea une fraction de seconde. N’avait-il donc pas de cœur ? Pas d’âme ? Les lettres qu’elle avait reçues des nouvelles autorités de Vivendale laissaient penser qu’il était une personne arrogante et impertinente, qu’il avait perpétré des crimes, souvent par procuration, et qu’il était donc difficile de prouver son implication, et le degré de celle-ci. On lui décrivait quelqu’un de dangereux et de peu scrupuleux. Mais en Ethel pulsait cette étincelle sauvage, cette nature humaine qui, sans cesse, voulait trouver dans l’autre ce qu’elle trouvait en elle-même ; qui voulait se prouver que compatir était une caractéristique de son peuple, qu’aider était une impulsion d’hominidé, et qu’aimer était l’essence du genre humain. Elle voulait voir dans les yeux d’Aiden ce qu’elle sentait en son cœur.


c'est pas de la de tristesse, c'est d'autres émotions. Emotions des mots. Enfin, tu sais quoi.

Léa a écrit:

A mesure qu’elle progressait entre les patients, en expliquant à l’étranger tout ce qu’il devait savoir, une autre idée émergeait. Un masque ? Un masque. Peut-être qu’il s’agissait de l’éventualité la plus rassurante ; qu’il portât un masque. On l’appose sur le visage, et il se charge de garder secrètes toutes les expressions qui pourraient transparaître. Il peut être coloré ou terne, terrifiant ou joyeux, en bois ou en tissu ; il peut être tout ce que l’on souhaite, pour une seconde ou pour des années. Jusqu’à ce que le temps en ait raison et qu’il ne se fissure. Parce qu’Ethel n’en doutait pas : on ne peut pas toujours maintenir le masque. On peut le laisser tomber subitement, ou le voir se fendiller peu à peu. Et ensuite… et ensuite c’est la fuite. La fuite des émotions, des sentiments, des vérités. Les démasqués déversent ce que les artifices ont maintenu dans l’ombre. Elle se demandait ce que cachait Aiden, et ce que ses pairs découvriraient, le jour venu. Certains le savaient peut-être déjà ; des gens très proches, ou des fantômes issus d’un passé lointain.
Mais obligée de citer quoi.. c'est tellement bien dit.

Léa a écrit:
« Mais pourquoi ? Pourquoi ils se concentrent là-dessus ? Pourquoi ils n’essaient pas de rendre les autres heureux, plutôt que de chercher leur propre bonheur ? » Ses iris verts se plantèrent dans ceux de sa mère. Elle ouvrit la bouche mais ne dit rien. Elle scruta les deux prunelles qui la fixaient avec intensité. C’était pour cela qu’elle avait peur. Les Hommes le dégoûteraient. Ils le détruiraient.

Léa a écrit:
https://youtu.be/7z-2E6p-yl8
Cette musique .. mais mon dieu Léa tu es un génie

Léa a écrit:
Aux dernières lueurs du jour, Aiden sortit de l’hôpital improvisé, et se mit presque à courir. Sa journée était terminée, et il n’hésita pas une seule seconde quant à l’endroit où se rendre. Il avait échappé à toute surveillance. Les rues étaient désertes. Il ne ralentissait que lorsqu’une ombre brisait la continuité colorée du crépuscule. Lorsqu’il quitta la ville, il emprunta un petit chemin sinueux. Alors, il commença réellement à courir. Il la voyait. Après un tournant, une petite pente s’offrit à lui. Il se jeta dedans, retira ses chaussures en même temps, trébucha, tomba en avant, roula dans le sable ; rit, et rit, et rit encore. Il lui semblait ne plus pouvoir s’arrêter, là, étendu, affalé, déchu ; mais déchu de la plus belle déchéance qui fût. Il baignait dans les prémices de l’océan, dans sa bordure brodée d’or, et il ne pouvait s’empêcher de sourire, de rire par intermittence, la tête dans le sable, le sable dans la bouche. Il roula sur le côté et ses yeux se noyèrent dans le ciel orangé. Sa poitrine se soulevait rapidement et son cœur battait si fort qu’il le croyait prêt à prendre son envol. Doucement, son rire ricocha dans sa gorge jusqu’à perdre son écho ; on n’entendait plus que son souffle que la joie rendait puissant, et le remous des vagues qui, comme les bras d’une mère, tentaient de récupérer leur enfant.
Je sais plus quoi dire, faut juste que tu saches que je suis une épave en cet instant. Parce que mon coeur est gorgé d'amour pour tes mots

Léa a écrit:
Le fils de l’océan resta immobile quelques instants, à scruter le ciel où les étoiles peinaient à poindre. Puis, il se redressa, assis, appuyé sur les deux mains, et admira la beauté tranquille de l’infini. Il inspira un grand coup pour imprégner ses poumons – à jamais – de son parfum enivrant. Il n’arrivait plus à penser. Il n’arrivait plus à poser des mots sur ce qu’il ressentait, sur ce qu’il voyait ; tout lui semblait trop vrai pour pouvoir être dit. La vérité était la plus maline des menteuses : elle usait des mots, ces sons modelés, polis, formatés, ces notes qui ne pouvaient que chanter le mensonge… Ses iris suivirent le parcours de l’écume ; commencement, élancement, évanouissement.

Léa a écrit:
Elle n’était pas faite de colère ou de haine. Elle n’était pas faite de détresse ou de tristesse. Elle n’était pas faite de joie ou d’amour. Elle était extraite de regret et de délivrance ; et le regret contenait tout, et la délivrance relâchait tout. Une deuxième suivie, une autre encore, et puis des torrents. Il ramena lentement ses genoux contre son torse et prit sa tête entre ses mains. Ses doigts imbibés d’eau et de sable se resserrèrent autour de ses mèches. Son dos était secoué de soubresauts faibles ou violents, irréguliers dans leurs assauts. Ses jambes se rapprochèrent encore et ses orteils s’enfoncèrent dans la terre meuble. Il était recroquevillé, positionné comme s’il tentait de contrer des attaques extérieures… mais tout venait de l’intérieur. Tout venait de lui, de son sang, de son cœur, de son esprit. Son âme criait ce qu’elle n’avait pas eu le droit d’exprimer, et il subissait ce hurlement déferlant comme le marin l’ire de l’océan.

Léa a écrit:
L'Inventeur de Vivendale suscitait la curiosité. Plusieurs personnes du service médical l'avait dévisagé ou abordé, l’œil inquisiteur. Ils créaient – malgré eux – un climat qui lui donnait l'impression d'être exposé dans une foire, comme une vulgaire bête que l'on peut craindre de son mieux, admirer comme on peut, ou moquer un peu.

Léa a écrit:
Et toutes les journées se ressemblaient, rythmées par les chutes et les élans du soleil.

Léa a écrit:
« Elles sont sales. » La voix était rocailleuse, comme venue des profondeurs, mais extrêmement apaisante. « Je vous demande pardon ? » s'interrogea-t-il en relevant la tête. « Tes mains. Elles sont sales. » Il fronça les sourcils et tendit ses paumes devant lui, avant de regarder le dos de ses mains, et ses doigts. « Elles sont propres. » affirma-t-il. Le vieil homme secoua ses boucles pâles. « Crois-tu que toute l'eau de l'océan pourrait laver le sang qui les recouvre ? » Aiden plongea son regard dans les yeux dorés du pêcheur. L'incompréhension – et l'appréhension – dansaient dans ses iris. « De quoi parlez-vous ? » Un sourire édenté cacha ses lèvres, dans une expression d'amusement moqueur. « Il y a souvent plus de naufragés au fond d’une âme qu’au fond de la mer. * Il suffit de les trouver et de les compter. J'ai trouvé les tiens. On compte ? » Un, deux, trois... et puis quoi ?



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Dim 4 Sep - 13:43

Haaan mais c'est pas possible d'écrire aussi bien !

Lucie a écrit:
La Hart reconnut la lueur joueuse qui s'éveilla dans ses prunelles, la danse au bord du précipice, la partie d'échec, le jeu du chat et de la souris, tout allait reprendre. Mais cette fois, ils ne répondraient plus de rien. « Je t’ai manqué ? » Son regard s'accrocha au sien, il cherchait à deviner la vérité. Elle soupira et enroula distraitement un brin d'herbe autour de son annulaire. « Oui. » Elle avait été honnête, tout en sachant qu'il ne lui accorderait pas ce luxe. Ses yeux glissèrent sur la bouche de son rival, elle y discerna un tressaillement. Ce n'était peut-être que son imagination, peu importait... « Mais je suis certaine que ce n'est pas une bonne chose. » Autour d'eux, la nuit s'était tue. L'attraction de ses deux âmes perdues prenait le dessus sur tout. Ils étaient monstrueux et magnifiques, complémentaires et opposés comme deux aimants.

Léa a écrit:
« Oui. » L'honnêteté, soudaine, l'étonnait. Le battement de cœur fébrile, soudain, l'étonna. Elle sonnait comme une fausse note, dure à l'oreille séduite par la mélodie des mensonges et du paraître ; et elle suscitait cette grimace de l'âme charmée, alors stupéfaite par la laideur de la tonalité. Pourtant, son sourire s'élargit. « Mais je suis certaine que ce n'est pas une bonne chose. » A ses mots, il souffla doucement entre ses dents, le sourire toujours épanoui, puis baissa la tête. « C'est vrai. » Il releva le visage vers la jeune femme qui était assise à ses pieds. « On doit sûrement le savoir plus que quiconque, tous les deux. » Il fit une petite moue, les commissures des lèvres vers le bas. « Toi peut-être encore plus, en fait. »


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Mer 7 Sep - 21:35

Maintenant que j'ai eu une nuit de sommeil et quelques heures de cours pour me remettre de mes émotions d'hier soir, il est temps de citer ! Je commence par Let's Pretend puisque c'est le premier que j'ai lu. Et je vais essayer de pas citer la totalité de chaque message pour vraiment mettre en valeur mes passages préférés (haha rêve toujours).

Marion a écrit:
A l'heure qu'il était, les Trois devaient rôtir dans les cages de leur propre Tour, ruminant contre les barreaux trop solides de leur inventeur et blâmant leurs parfaits petits soldats des stratagèmes de défenses dérisoires, ils rejetteraient la faute sur leurs pions, sans s'avouer vaincus pour autant, et leur grandiose incompétence serait habillée d'une mauvaise foi prévisible. [...] Ils avaient assez répandu leur infect idéal. Et aujourd'hui on leur arrachait la responsabilité. Ils passaient finalement le flambeau à leur successeur, malgré eux.

Marion a écrit:
Avant que William ne raconte ce qu'il savait de leurs compagnons, elle s'était mise à espérer. Et puis, Caliel. Will l'avait aperçu à la fin de la bataille. Soulagement. Elle ferma les yeux. Elle se contint discrètement en serrant ses poings, l'aiguille médicale entre le pouce et l'index. Si elle s'était laissée aller à la joie, son cœur se serait allégé et son esprit se serait éclaircit, mais seulement pour un temps. Son corps, se serait ensuite fait plus lourd. Elle se serait sentie molle, courbaturée, épuisée. L'après-coup d'un lâcher-prise. Et ce n'était pas le moment de lâcher prise.

Caliel et Lara...

                     

Marion a écrit:
Ses doigts, du bout des ongles aux dernières phalanges, étaient enrobés d'une couche coquelicot.

trop joli !

Marion a écrit:
Il lui sembla que son ami avait hérité du même regard, de la même carrure, de la même aura. Et les émotions qu'elle avait pour le Grand Homme se calquèrent sur l'apprenti. L'amour se posa sur Will, dans une logique évidente ; une dévolution d'adulation. Et elle aima Will, comme elle avait aimé Gray. Elle l'aima d'un sentiment pur et profond. Pas celui de l'amitié, celui de la dévotion. Ce zèle ardent, cette volonté de le soutenir coûte que coûte, d'être à ses côtés quelle que soit la démarche, de ne jamais lui nuire ; et ce fort respect, ce mysticisme naturel découlant d'un sixième sens, d'un instinct visionnaire.

La manière dont tu as amené Gray grâce à l'action chirurgicale qu'elle est en train de réaliser, et celle avec laquelle tu passes du mentor à l'élève pour une putain de belle déclaration d'amour qui se dirige aux deux à la fois... c'est juste parfait. C'est fluide, c'est élégant, c'est intense j'suis amoureuse.

Marion a écrit:
Elle retira ses doigts. Et le vide soudain lui noua la gorge. Elle aurait voulu agir autrement, sauter dans ses bras au lieu de s'en éloigner. Poser ses mains sur ses joues, se caler au creux de son cou et trouver en leur étreinte le réconfort qui lui manquait. Lara était malheureuse. Et elle ressentait la douleur de son ami, une tristesse semblable à la sienne. Will aussi, était affligé. Ce n'était pas juste à cause des combats d'aujourd'hui. C'était la perte d'autre chose. La perte d'un idéal, celle d'un espoir.

                 

Marion a écrit:
Mais tout était simple finalement, tout avait un rôle et un but. Il lui suffisait de suivre le fil. Et de se laisser aller aux grandes décisions, se laisser porter, par la vague d'évidence. Elle n'en avait pas fini d'être sujette aux élans d'amour, d'être soumise aux émotions fragiles. Pourtant sa mère l'avait toujours dit, le sentiment n'entraîne que la faiblesse. Et Susan savait de quoi elle parlait. On ne donne pas son cœur en otage. Lara avait toujours fait attention à son coeur. Enfin, presque. Ce n'était pas fini. Il y avait encore l'attirance, la poitrine qui se gonflait de passion et le rose qui montait aux joues. Il y avait la mécanique des corps et l'union brûlante, la familiarité d'être entre les bras d'un ami et la facilité de s'y abandonner.

"la mécanique des corps" TRÈS BIEN VOUS POUVEZ ME LAISSER ICI

Marion a écrit:
Elle avait songé, plus tôt, à effleurer sa peau. Pas en tant que guérisseuse, avec des gestes pratiques mais en tant qu'amie concernée. Et puis, finalement, comme elle l'avait pensé, ses doigts maigres se posèrent de chaque côté du visage du guerrier, sur ses joues. Elles étaient rêches, et grasses en même temps, griffées aussi : les marques de la bataille, les traces d'une journée trop longue. Il était sale. Elle l'était tout autant. Ils se ressemblaient : sales ; sales et seuls. Elle hésita. Un peu, longtemps. Parce qu'elle ne savait pas ce qu'elle allait faire de ces doigts sur ces joues et de ce coeur tambourinant. Elle le regarda dans les yeux. Elle avait toujours trouvés ses yeux très beaux. Et en cet instant, plus encore. Ils étaient enchanteurs, bleus, d'une douce profondeur ; la couleur accentuée par la terre sur son visage, par la tristesse de ses traits. Ils lui semblèrent être une mer d'azur tant ils brillaient. William la regardait, lui aussi ; la jolie Lara avec ses longs cheveux et sa jolie bouche. Elle lui sourit. Il remarqua que ce n'était pas un sourire de joie, c'était un sourire qui demandait à être consolé.

J'aime tellement le fait que la principale information de ce post, c'est tout de même qu'ils vont coucher ensemble, mais que l'équilibre entre l'expression du désir et le background émotionnel du personnage soit aussi parfait. C'est juste assez évocateur pour être hyper séduisant, sans que le sens de ce qu'il y a derrière s'échappe mais sans non plus que ce soit trop réfléchi.

Marion a écrit:
« Bientôt tu n'auras plus si mal. » Ce n'était pas de la blessure sur son épaule dont elle parlait. Ses mains revinrent sur ses joues une seconde, y glissèrent et tombèrent derrière sa nuque. Elle le pensait vraiment, elle le savait. On lui avait dit, que le temps guérissait toutes les blessures. Peut-être. Ou peut-être qu'il les atténuait simplement. C'était déjà ça. « Ce sera toujours douloureux. Mais tu finiras par oublier un peu. » Elle, la brune farouche qui avait pris le coeur de Will. Elle finirait par s'effacer. Toujours tentatrice en rêve et un peu plus floue à chaque réveil. Seulement, l'oubli aussi, ça faisait mal. Encore un sourire affligé. « Juste un peu, pour pouvoir passer les jours sans trop y penser. Mais ce sera suffisant. »

"ce n'était pas de la blessure sur son épaule dont elle parlait" en même temps qu'elle entoure sa nuque de ses mains, un geste que je trouve hyper sexy mais juste bye quoi leur relation c'est trop pour moi

Marion a écrit:
Elle eut mal. Pour les autres, pour ceux qui n'étaient pas revenus, ceux qui ne reviendraient jamais, pour tous ses amis qu'elle ne reverrait plus, et pour Aria qu'elle avait trop peu connue ; pour le changement à venir, pour le futur qui ne serait jamais celui qu'ils avaient imaginé, celui dont ils rêvaient depuis si longtemps et celui qu'ils auraient dû avoir.

AAAAAAHHHH mais c'est tellement magnifique, l'expression de l'idéal déçu, "le futur qui ne serait jamais celui qu'ils avaient imaginé" je meurs

Marion a écrit:
Elle voulut l'aimer comme il le méritait, le soulager de sa désolation. Il cligna des yeux. Ses beaux yeux bleus. Il eut le temps d'apercevoir la petite perle de larme au bout des cils de son amie, qui tomba quand elle se pencha vers lui. Elle pressa ses lèvres aux siennes, dans un élan consolateur, dans un deuil commun, dans un espoir détruit, et dans l'unique certitude qu'eux, seraient ensemble, coûte que coûte, quelle que soit la démarche, quelle que soit l'issue ; dans l'indétermination d'un futur et dans la conviction d'un présent immédiat.

                   

J'aime beaucoup trop cette amitié (une amitié +++ je sais mais une amitié) ça va nuire à ma santé mentale déjà moyennement stable. Franchement Malbe si j'avais rêvé du plus beau message possible il n'aurait pas eu 10% des qualités de celui-là. Avec tes mots leur relation prend un tournant nouveau, c'est juste parfait ❤︎
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Lun 12 Sep - 15:49

Parce que ceci doit être cité (même si ça va me prendre un temps fou). Oui, cette chose, là ! Y'a pas de mots pour dire ce que c'est. Une oeuvre d'art, à côté, c'est de la gnognotte !

Marion a écrit:
Ils l'avaient choisie parce qu'elle était forcément ce qu'il leur fallait : multiple, indécise, et trop mystérieuse, même pour eux. Elle avait toujours eu quelque chose d'insaisissable ; quelque chose de noir, d'indéchiffrable, d’incompréhensible. Elle était enrobée d'un manteau de paraître à cause de l'Enclave et d'un supplément de folie à cause du manteau.
Cette description de Juliet est trop top ! C'est tellement pour ça qu'Aiden s'y est intéressé au départ... le mystère, l'indéchiffrable, le multiple et l'insaisissable... pauvre petit loup.

Marion a écrit:
Aucun des deux ne le savait encore, mais tout au long de leur histoire, Juliet serait le chat. Et Aiden serait la souris. Constante mise en garde, régressive progression, cercle vicieux. Elle serait gardienne de son coeur et de sa vie. Et lui, prisonnier d'un enfer attrayant, la tentation du geôlier, le confort de la torture. A cause d'elle, il serait captif de Vivendale et des Trois, captif d'un eux utopique, irréel. Et Juliet, elle, continuerait d'en jouer comme elle le faisait aujourd'hui, ici ; comme au tout début, au commencement de leur histoire.
Bon, déjà : non. Je refuse. Aiden est un lion ! Graouuu ! (imaginez ça prononcé soit très férocement soit très sensuellement) La souris c'est Juju !
Ensuite : oui alors, "la tentation du geôlier, le confort de la torture", ça s'appelle le syndrome de Stockholm, en fait. J'adore quand vous me montrez à quel point ça ne tourne pas rond chez mes persos ("quelque chose en toi, ne tourne pas roooond"). Maintenant je vais essayer de régler ce problème.
Enfin : bon, ok, je veux bien admettre que le cœur d'Aiden est une souris. Un cœur de souris allié à une tête de lion. Oh mon dieu mais c'est trop ça ! Oh cette incohérence ! Cette faiblesse ! Mon pauvre Aidou chéri. Je vais devoir lui faire quelques piqûres pour le soigner, je ne crois pas que les pansements suffiront cette fois.

Marion a écrit:
Les Trois en avaient fait leur fantoche personnel, une jolie marionnette au visage angélique, aux cheveux de poupée et à la volonté étouffée. Un outil de choix, un instrument mortel inestimable. [...] Elle était le symbole de l'expiation, l'intermédiaire de la justice, un agent secret qui travaillait dans l'ombre pour réparer, rectifier, restaurer ; elle était la solution à d'innombrables problèmes, une ressource irremplaçable, le remède d’un terrible mal qui rongeait les habitants depuis des années. Les Trois l'avaient dit eux-mêmes. Et ainsi Juliet s'efforçait au quotidien d'être à la hauteur du rôle qu'on lui avait confié. Elle luttait contre son indécision et sa fragilité; pour le bien des Nordiens, pour un système précis et parfait, pour ses Éducateurs, pour ne jamais décevoir. [...] Ils savaient ce qui était bon pour Vivendale, parce qu'ils étaient Vivendale.
Mais cette conviction mais c'est révoltant mais révolte-toi mais sauve-toi non vas-y moi je vais te sauver avec mon armée de neurones ! Bouyaaaaaaaaaah !
Réponse de mon cerveau :

Marion a écrit:
Aiden la dominait sans effort et elle se sentait terriblement inférieure.
"Terriblement inférieure" mais Aiden et moi on sourit tellement narquoisement, avec un petit rire machiavélique dans la gorge, vous ne pouvez pas savoir.

Marion a écrit:
Il avait l'air malin, là, au dessus, comme ça. Il la toisait avec un petit air satisfait de mâle fier de lui et Juliet lui lança un regard noir. « Vraiment. D'autant plus que vu la situation... » Elle lui aurait bien mis son poing dans la figure... Au lieu de cela elle pouffa un peu, moqueuse, et il esquissa une grimace hautaine. « ... tu n'es pas en position de force. » Était-ce possible d'être plus arrogant ? Décidément, elle allait finir par croire que Julianne avait perdu la raison à vouloir recruter cet homme. Il n'avait rien d'intéressant. Et pire, il était détestable. Les yeux de la prisonnière roulèrent dans leurs orbites et elle souffla, faussement bluffée. « Cette confiance en soi.. impressionnant ! » Elle secoua la tête pour désapprouver. « Ca ne se fait pas de surprendre les gens et de les plaquer au sol sans aucune raison. »
En fait, tout ce paragraphe, je l'ai lu avec un sourire béat, parce que ce n'est rien d'autre qu'une flopée de compliments :
- "un petit air satisfait de mâle fier de lui" : "omg too much sex-appeal please marry me"
- "grimace hautaine" : "tu es tellement intelligent que tu peux te permettre de me mépriser, je m'en fiche, je continuerai à baver à tes pieds"
- "arrogant" : "j'adore quand tu fais ce petit sourire sooo craquant oh la la, j'aime tellement que je ne me reconnais plus, et ça m'énerve"
- "rien d'intéressant" : "mais je me demande quand même à quoi tu penses, c'est pour ça que je ne t'ai pas encore tué"
- "détestable" : "tu me rends complètement folle, je ne pourrai jamais l'avouer et je ne le supporte pas, mais au fond de moi j'adore ça"
- "impressionnant" : "j'ai l'air ironique mais en fait pas du tout, c'est impressionnant, fascinant et merveilleux"

Marion a écrit:
Farouche, sûre d'elle, comme lui l'était de lui-même, elle s'approcha encore pour murmurer en confidence l'évidence qui se profilait : « La roue tourne. » C'était une certitude, peut-être même, une promesse.
POURQUOI TU DIS CA ?
Mon dieu mais non mais ça devrait être interdit ! ça va tellement plus loin que le moment qu'ils vivent là ! ça concerne tout. La roue tourne tout le temps, il n'y a pas de point fixe, et à force de tourner, elle tombe de son perchoir, elle en trouve un nouveau, et elle tombe à nouveau, et boum, et je n'ai pas de mots mais cette phrase m'a percutée, et je sais pourquoi mais je n'arrive pas à vraiment bien l'expliquer et il faut vraiment que je prenne le temps de placer de la ponctuation quand je cite.

Marion a écrit:
« Dans ce cas, je vais te raconter tout ce que je sais... Mais pitié, épargne ma vie. » Ses sourcils étaient froncés de terreur ridicule et sa bouche était trop plissée, outrageusement méprisante. Puis d'un coup ses commissures remontèrent et au lieu de se débattre, elle se tortilla de fierté. Il en fut confus, puis se lassa de son badinage et força sur ses poignets. « Pourquoi est-ce que tu me suis ? Pourquoi ils te demandent de me suivre ? » Elle haussa les épaules, tout ingénue et de sa petit voix, elle répondit : « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Sa mine était innocente mais ses yeux riaient de malice. Elle avait arrêté de se débattre et restait immobile sur le sol, profitant de ce moment d'inaction pour se réjouir de la vue. Le garçon se mordait l'intérieur des joues. Elle le remarquait parce qu'elles se creusaient et sa mâchoire s'agitait d'impatience. Elle contint un rire en se pinçant les lèvres et toujours aussi faussement, elle ouvrit les mains en signe de paix. Elle pouvait s'amuser encore un peu, parce que l'exaspération d'Aiden était un spectacle. Alors ses épaules se murent en signe d'indifférence et elle se mura dans un silence soudain.
J'adore Juliet, elle est tellement atroce XD Et j'imagine trop bien Aiden s'énerver intérieurement. Il a aucune patience... pfff.

Marion a écrit:
« Réponds. Je suis sûr que t'as autre chose à faire que de rester là toute la nuit. » Elle pencha la tête sur le côté, finalement intriguée par cet inventeur qu'elle avait cru imbécile. Il ne démordait pas de son idée. S'il l'avait crue de l'Enclave, il l'aurait relâchée depuis longtemps et se serait excusé de sa méprise. Au lieu de cela, il pressait toujours un peu plus le couteau contre sa gorge. Elle crut lire dans ses prunelles vertes, une trace d'amusement perverti, et un soupçon d'immoralité. Si elle s'y était attardé, elle aurait probablement fait le rapprochement avec ses propres mirettes. Et elle aurait trouvé qu'ils étaient loin d'être différents, tous les deux.

Voilà.

Marion a écrit:
Le couteau ne l'affola pas le moins du monde. Au contraire, elle tendait son cou ; trop provocatrice, ou peut-être un peu folle. Mais elle était surtout, prête à tout pour remplir la seconde phase de sa mission : découvrir de quoi l'inventeur était capable.
Ce parallèle avec Tell me you hate me but show me you love me hanw non fallait pas me faire ça. Mais c'est beau, c'est horrible. C'est beaurrible.

Marion a écrit:
Juliet, tentatrice, avait plongé ses iris dans les siens. Elle n'avait rien à redouter de la mort. Par contre, elle avait tout à craindre de l'échec. Ses maîtres voulaient Aiden, pour leurs projets, pour la suite. Elle ne remettrait pas leur jugement en question : ils auraient leur inventeur, quoi qu'il lui en coûte. Elle cligna deux fois. Aucun ne brisa le jeu de silence. Il ne se répéterait pas. Elle ne répondrait jamais à ses questions. Pas maintenant en tout cas. Alors tranquillement, dans un murmure, elle se renseigna sur ce qu'il prévoyait de faire. « Tu vas me tuer ? » Elle avait posé sa question de manière si lasse, comme si sa mort était négligeable, que c'en était tout à fait troublant. Elle était toujours allongée, ses cheveux étalés autour de sa tête, calme, paisible. Ils auraient pu rester ainsi des heures, à attendre que l'autre cède.
Ce paragraphe qui oscille entre les notions de vie et de mort... C'est triste, cette indifférence qu'elle éprouve déjà. Ce n'est pas humain d'être indifférent à la mort... on peut la repousser, accepter son idée, l'accueillir lorsque son heure est venue, mais on ne peut décidément pas ne pas avoir d'avis, et on ne peut que vouloir, si on a un peu d'espoir, un peu d'ambition, la combattre, l'éviter, la fuir, le plus longtemps possible.

Marion a écrit:
Elle s'exécuta sans rien dire, étonnement docile. Il la jeta contre le mur et de sa main, couvrit le bas de son visage. Elle souriait sous ses doigts, ravie d'être sa captive. Ses sourcils se haussèrent quand il s'approcha pour qu'on ne les repère pas. Elle eut envie de le taquiner, de le titiller un peu, de voir sa réaction. Elle aurait probablement lancé quelque chose comme « Monsieur Ruthendell ! Nous ne nous connaissons pas si bien » ou « Ainsi, notre première rencontre sera la dernière. On nous découvrira et nous serons jetés au bûcher. Un Etranger et une Noble. Quelle honte. Au moins, je mourrai avec vous. »
J'adore XD J'ai trop ri en lisant ce qu'elle pensait. Je sais pas trop comment Aiden aurait réagi ! Soit il aurait été encore plus provocant, soit il l'aurait méprisée !

Marion a écrit:
Et sa main glissa de la bouche de l'espionne. Un peu à regret pour Juliet. Il garda sa proximité cependant, et elle s'en réjouit. [...] Elle l'observa à la volée, sans s'en cacher. Ses prunelles sombres glissèrent sur le visage du garçon, brûlantes, inquisitrices. Il avait déjà les épaules carrées d'une silhouette d'homme mûr et le regard enflammé des passionnés. Le vert de ses yeux ne portait aucune trace de viciation. Bientôt cela changerait. Elle eut un peu de peine pour lui. Parce qu'il aurait du mal à se détacher de sa vie, ici, et celle qu'il avait vécue ailleurs, sur ses Mers, dans ses voyages. Il ignorait encore qu'il était des plus chanceux. Parce que les Trois lui portaient de l'intérêt. [...] Les mirettes de la belle glissèrent sur son nez droit, et ses cheveux en bataille. Elle le trouva plus beau que là-bas, dans l'autre rue, quand il lui avait sauté dessus. En fait, elle le trouva beau tout court. Elle s'arrêta sur sa bouche. C'était joli. C'était nouveau aussi. Son coeur eut un pincement. Et elle lutta contre cette soudaine envie d'y poser la sienne. Elle rougit en sentant le regard de l'observé, froncé et surpris. Prise sur le fait, Juliet déglutit et releva vivement les yeux vers les siens comme si de rien n'était. Elle chassa cet attrait et releva le menton, le coeur toujours affolé.
Oui. Non.

Marion a écrit:
L'honnêteté serait sa meilleure alliée pour la suite. Elle murmura dans leur intimité, comme si les gardes pouvaient revenir à tout moment ; elle chuchota en secret, prise d'un élan de révélation ; elle susurra dans un souffle d'aveu, une promesse d'avenir. La vérité était séduisante. Elle mettait à nue, déshabillait les mensonges. Et Juliet parut réellement véritable, pour la première fois depuis longtemps, pour la première fois avec lui. C'était un présage terrifiant, l'annonce d'un enchaînement itératif d'une série de dénonciations sur sa personne, d'exposés détaillés et le début d'un cercle qui n'en finirait jamais. Dévotion. Confession. Trahison. « Ils veulent tout savoir. »
Comme dirait Marianne : "Très bien".

Je crois que je voulais dire d'autres trucs mais j'ai oublié, et les gifs remplacent parfaitement bien mes mots. Non mais woh, quel retour en beauté ! ça et Let's pretend (+ la maj de tes liens qui t'a pris un temps fou et le scéna d'Abby :p). J'ai essayé de commencer la réponse. J'ai changé au moins chaque phrase une fois. Je comprends enfin le problème Marion, ce moment où rien ne va parce qu'on a l'impression de faire un truc moche et décalé par rapport à ce que l'autre a posté avant. C'est la sensation la plus frustrante du monde entier, ça me fait trop rager, hier soir je pétais un câble devant mon ordi ! Mais je crois que j'ai réussi à faire quelques jolis trucs presque à la hauteur de ce post magnifique ! Le problème c'est que j'ai des inspirations soudaines en littérature seulement. (C'est l'effet Flaubert-Marion peut-être :p non mais j'aime pas cet écrivain, mais quand on réfléchit au texte - il faut avoir le courage de le faire parce qu'alors L'Education Sentimentale, j'ai même pas eu l'envie de le finir le plus vite possible pour m'en débarrasser : je n'ai lu que 50 pages et j'ai compris qu'il ne se passerait rien (et il ne se passe rien, c'est terriblement mortifiant, Flaubert a l'air d'être un mec hyper sceptique et sans espoir, c'est affreux) !) Bref je vais pas parler de Flaubert, on n'est pas là pour ça. Encore merci Marion pour ce message ! ♥
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Sam 22 Oct - 21:13

ALORS LES GARS LAISSEZ-MOI VOUS DIRE QUE JE SUIS ABSOLUMENT SUREXCITÉE. Maintenant je peux citer. En paix. Ou presque. Célia quoi que je dise, je t'aime très fort XD (j'ai pas encore lu, mais on ne sait jamais)

Célia a écrit:
Mensonge, nom masculin ~ Action de déguiser, d'altérer la réalité. Art dans lequel Caliel était apparemment passé maître, et ce des années auparavant. Mensonge, nom masculin ~ Assertion contraire à la vérité. Pouvant entraîner un sentiment de trahison profonde chez l’être trompé, désabusé. D’autant plus rageur pour la vipère qu’il avait usé de son talent envers et contre sa personne. Elle qui lui disait tout, ne dissimulant rien. Ou presque. Mensonge, nom masculin ~ Ce qui est faux, illusoire, trompeur. Avec les déclarations du blond, un pan entier de l’existence de l’empoisonneuse partait en morceaux, revenant à l’état de poussière. Celui qu’elle s’était efforcé de conserver à tout prix, pourtant. Celui qu’elle chérissait plus que tout au monde, celui pour lequel elle avait lutté corps et âme. Celui qui l’avait empêchée de sombrer complètement dans sa folie meurtrière. Sa seule part de lumière. Construite sur des mensonges. La pression montait. Immobile, étourdie, elle bouillonnait. Une bonbonne de gaz à la place du cerveau.
Oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu. Je n'ai pas les mots. Je tape des pieds comme une gamine. Je souris débilement et en même temps j'ai le cœur en miette, bordel j'aime trop Lorna et leur relation, et ça me rend trop triste de voir ces amis de toujours se rendre compte qu'ils ne se connaissent pas et qu'ils ont dû se mentir putaaain.

Célia a écrit:
C’est alors qu’il craqua une allumette, et embrasa le tout.
Cette phrase est magnifique, je la trouve très percutante. J'ai tellement l'image, et ça correspond si bien à ce qu'il a fait... ah le con bordel il aurait mieux fait de l'embrasser tout de suite ! Ou de se barrer. Ouais je crois qu'il aurait dû fuir.

Célia a écrit:
« On a toujours le choix Cal. Toujours ! Parle-moi de lâcheté, de faiblesse, de facilité, de destin quand bien même tu arriverais à le conceptualiser, mais de choix, jamais ! » Ses yeux n’étaient plus qu’éclairs d’orage, foudre de nuit, poudre métallique. « Tu ne vaux pas mieux que moi. » Un ange passe, puis le tonnerre gronde. « Comment peux-tu oser ? Lequel de nous deux a t’il bougé ? Lequel de nous deux s’est-il enfuit ? Lequel de nous … » « Tais-toi ! »
Mais Célia bordel XD Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. MAIS : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. S'il vous plaît que quelqu'un vienne me repêcher, Léa culpabilise au fond d'un trou avec Caliel qui rumine dans son cerveau parce qu'il sait qu'il a tort mais pas complètement, eh oh, faut pas abuser.

Célia a écrit:
Ses instincts de prédatrice la quittaient peu à peu pour faire d’elle une créature d’émotions mal contenues, un bouquet de nerfs à fleur de peau.  « Tu m’as abandonnée. » lâcha-t-elle dans un murmure. Incapable de réfléchir comme de se mouvoir, elle ne pouvait se défaire de cette idée qui lui revenait sans cesse. « Envolé … » Sa gorge se serra, bloquant des mots qui ne purent franchir ses lèvres. Des paroles acides et sévères, un furieux enrobage de rage dissimulant l’affliction de l’esprit. La perle cristalline ayant coulé le long de sa joue se trouvait à présent au niveau de son menton. Elle avait laissé dans son sillage une traînée de sel séché qui, durcissant sa peau blanchâtre, marquait son visage d’une triste cicatrice. Elle se sentait vulnérable, exposée. Assaillie comme elle ne l’avait plus été depuis de nombreuses années. Les lèvres de la brune tremblotaient. C’est alors qu’il fondit vers elles. Dans une explosion de saveurs.
Oh mon dieu mais elle est trop mignonne ! Ah, William, regarde ! Ne la tue pas, c'est un être sensible ! Un être humain ! Non, c'est un ange déchu... Ouais je sais, je fangirle trop, mais vraiment, Lorna elle est lidhfnuxeaoc. Je crois que je pourrais changer de bord pour elle XD Non mais c'est trop beau cette tristesse, cette blessure, cette plaie, là... ça a fait crac (je vous dis la blague qui m'est passée par la tête ? Oui, allez : "et ça va faire crac-crac" je vous donne le droit de renier mon existence pour dix secondes XD), boum, et tout s'écroule... et puis tout bascule.

Célia a écrit:
Caelan. Il lui rappelait tellement Caelan. Le seul, l’unique qu’elle ait jamais aimé. Et de tous les hommes qu’elle ait connus, le seul, l’unique qui ait jamais compté. Candeur d’enfant et amour innocent, inconscient. Il était le grand frère, le modèle, le mentor. Mais aussi le héros, le confident puis plus tard, l’amant. Avec lui elle pouvait rêver sa vie, et le destin semblait leur faire des promesses d’avenir, de futur. Peut-être même pourraient-ils goûter vrai au bonheur, à celui dont parlaient les livres, à une vie plus paisible que clandestine. A la banalité. Était-ce trop demander ?
Parfois j'aimerais trop ressusciter Caelan. Juste pour le plaisir de voir la tête de Caliel et Lorna. Je pense qu'on provoquerait deux crises cardiaques d'un coup ! D'une résurrection deux morts ! Bim ça claque comme punchline !
En vrai j'ai développé un amour profond pour Caelan et je suis trop deg qu'il soit mort... il aurait pas dû mourir. Après ça fait une Lorna et un Caliel tristes et paumés, qui se séparent et se retrouvent pour se taper dessus puis s'embrasser... bref, pour faire des choses qui n'ont aucun sens. Mon cœur est fracassé à l'idée d'une love-story Lorna/Caelan, parce que ça aurait été trop beau, trop bien, trop grand. Trop bien quoi. Puis ça aurait changé tellement de choses... Tonton Caliel mais j'achète les gars, j'achète. Et maman Lorna ! Trop heureuse, à s'occuper des bambins avec papa Caelan ! Aaah, je meurs d'amour comme dirait Marion...

Célia a écrit:
Troublée, Lorna n’arrivait plus à faire la part des choses. Les images passées venaient se mélanger à l’instant présent, et le tout prenait des allures d’illusion chimérique. C’était lui, et pourtant il était autre. Déboussolée, complètement perdue dans ce labyrinthe de sensations, d'impressions, elle rendit les armes en lui rendant son baiser ; et croisant les doigts derrière sa nuque, l’attira un peu plus contre son corps.
*-*

Non mais Célia. T'es vraiment la plus cruelle de toutes les Expiées. Tu nous fais languir pendant des mois, et quand tu postes, même quand ça n'est pas pour soi, on est obligés d'être sur le cul (heureusement, en général, on est assises) avec la bave au coin de la bouche. J'attendais cette réponse depuis longtemps, j'ai imaginé tous les scénarios possibles, mais wow ça fait de l'effet, quand même. Bon, c'est peut-être aussi parce que c'est Lorniel, et que je les aime d'amour sous tous les angles, c'est trop beau comme relation, et c'est trop horrible, alors j'adore. Merci merci merci pour cette réponse, merci d'avoir pris Lorna (ton propre scénario) parce que je crois que personne n'aurait pu la jouer comme toi, désolée du temps que la réponse a dû te prendre (hein Clémence, excuse-toi aussi d'avoir des idées cons !), et bon courage pour la prépa (finissons sur une note de sérieux s'il vous plaît) ! nan je déconne, profite à fond des vacances !
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Ven 2 Déc - 8:20

Ouiii le message de Célia était super *-*
J'aime vraiment beaucoup le début avec les définitions. Mensonge dans tous les sens du terme
"ça a fait crac ... crac". J'ai pensé la même chose... x)
Quand Léa pète un boulon :
Citation :
Tonton Caliel mais j'achète les gars, j'achète. Et maman Lorna ! Trop heureuse, à s'occuper des bambins avec papa Caelan !


J'étais venue ici pour citer ça ... pffiou
Trop beau, trop de beauté dans tes mots Célia
Célia a écrit:
Je suis l’exposition de ses sentiments.
L’expression de ses peines, de ses tourments.
Après avoir bu ses pleurs, j’ai pompé ses peurs,
Et c'est avec peine que j'ai tari ses larmes.

Mais Clarence s’alarme.

Séparée de son précieux carnet suite à sa capture par les témériens, il ne lui sera pas rendu lors de sa libération.
Il regorge de secrets.
De peur de voir son intimité étalée, la blonde sera prête à tout pour le retrouver.
Et limiter la casse.

Cependant, lui passe.
De mains en mains.

Demain en mains.
Une affirmation prenant des airs de promesse.

14 petites lignes et je suis sur le cul. Obligée comme l'a dit Lélé


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Chaque mot y est magnifique, si bien que chaque phrase est ma préférée

http://expiation.forumactif.org/t528-espoir-un-retour-glace-charlie-juliet-et-james



Although we may be delicate and soft, some men who are delicate are also strong; and others, coarse and harsh, are cowards
- veronica franco
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Mar 20 Déc - 12:50

BON AU BOULOT LES MAUVIETTES. A L'ABORDAAAAAAAAAAAAGE !

Bon, déjà, je voulais vous remercier (Marion, Sha, Lucie, Marianne) d'avoir posté récemment, parce que j'ai senti l'envie revenir peu à peu, à mesure que vos messages apparaissaient sur le forum. Je ne sais pas encore ce que je vais faire de tous mes personnages (je vais sûrement faire un petit message récapitulatif, comme Marion, pour mettre les choses au point), mais au moins j'ai envie de rp sur expia, et ça c'est une bonne nouvelle, ça m'enlève franchement un poids ! Puis j'avais presque oublié à quel point c'était un réel plaisir de vous lire, c'est trop trop bien, je vous aime, restez comme vous êtes *-* #Léagaga Je ne vais pas tout citer (de toute façon je crois que vous avez déjà eu mes réactions en live x)) parce que ça serait long et j'avoue j'ai la flemme, mais je vais citer un peu le message de Becca à Caliel ! (je suis folle de Rebecca, elle est trop attendrissante et trop forte, c'est trop chou, et ça fait beaucoup de "trop")

Marianne a écrit:
Elle aurait pu feindre l'affliction, par simple empathie, mais elle était d'une franchise trop honnête pour ce genre de pathétique mascarade. Les Ombrageux, qu'elle tenait en haute estime après avoir traversé une bataille aussi éprouvante à leurs côtés, étaient excessivement fiers et bien trop dignes jusque dans leur plus grande défaite pour qu'elle éprouve de la compassion à leur égard. Ils n'avaient sûrement pas besoin de cet exaspérant flux de bons sentiments.
Je me reconnais un peu dans ce passage. C'est joliment formulé, cette sorte de refus de s'apitoyer, pour ne pas offenser l'autre, pour ne pas tomber dans l'exagération, et sûrement aussi parce que compatir plus que nécessaire ne ressemble pas à Becca. (j'ai un doute sur la qualité de ma phrase, mais tant pis, je crois que le sens reste saisissable xD)

Marianne a écrit:
Parfois, elle regrettait de ne pas pouvoir participer au débat, elle, passionnée d'affrontements au mot comme au couteau.
J'adore cette phrase ! Becca la guerrière ! Becca l'oratrice ! Graouuuuuuuuuuuu ! (mais si si c'est un cri de guerre)

Marianne a écrit:
« Je ne sais pas si on peut dire que c'est fini... Rien n'est jamais définitif. Mais la victoire des Témériens est écrasante. Pour l'instant, l'opposition ne peut pas émerger. Pas encore. Mais tout régime qui s'établit dans la durée éveille des contestations. » ajouta-t-elle avec l'éclairage de l'expérience. « Quant à ce que je pense de Vivendale... Je ne suis pas ici depuis assez de temps pour avoir une opinion tranchée. Il semblait y avoir un équilibre certain entre les trois composantes de la société avant l'arrivée des Témériens. Et bouleverser cet équilibre, c'est y renoncer. Ce qui est perdu ne peut jamais être reconstitué à l'identique. » Elle marqua une pause et manipula nerveusement l'unique bague qu'elle portait à la main droite. « Mais cette rupture... C'est aussi un nouveau départ, vous ne croyez pas ? »
Mon cœur d'ombrageuse est en miettes :( et il se révolte ! Non non non, à bas Katharina ! Non non non, à bas Katharina ! Mais bon, Caliel est plus modéré que moi, je crois. Il aura sûrement une réponse à cette image x)

Marianne a écrit:
« Je sais que pour l'instant, elle n'a amené que souffrance et mort sur la ville. Mais réfléchissez, n'est-ce pas une opportunité qui se profile dans les ténèbres, l'occasion de renverser l'ordre établi, la tyrannie de la Noblesse, la misère des Villageois, et votre propre exclusion ? Même si elle était volontaire ! De ce que j'ai compris, mille signes annonçaient déjà la mise à mort de ce système. Je ne dis pas que Katharina fera de cette cité ce dont vous avez rêvé pour elle. Mais son règne sera peut-être le théâtre de quelque chose de grand. » À ces derniers mots, la fougue des orateurs s'était emparée d'elle et colorait ses joues d'un voile carmin.
Rebecca est trop mignonne x) En plus elle est intelligente. Il a eu raison de lui poser la question, finalement, parce que lui reste trop dans le sentiment, alors qu'elle, elle peut être plus objective, elle n'a aucun attachement à Vivendale (enfin, plus ou moins), elle peut mener un raisonnement logique et tempérer les fougues sentimentales (c'est la fouleuh sentimentaaale !).

Marianne a écrit:
Ses doigts fébriles s'agitaient, et bientôt la bague roula sur le comptoir. Elle étendit la main pour la saisir, mais déjà celle du jeune homme se refermait dessus, l'arrêtant dans sa course. Il lui tendit et elle articula un remerciement embarrassé. Il s'apprêta à retirer sa main, mais elle le retint d'un geste impulsif. Sauf qu'une fois ses doigts fins agrippés sur la large paume brune, elle ne savait plus quoi faire et se trouvait encore plus mal à l'aise qu'auparavant. Elle parvint néanmoins à esquisser un sourire sincère lorsque elle croisa les yeux surpris de Caliel. « Merci. » [...] Incorrigible Rebecca.
Je suis sûre qu'à ce moment tu as perdu Clémence XD J'aime trop ces moments archi gênants dans la vie. Parce que c'est gênant, mais en même temps, tu sais pas trop pourquoi. Tu te sens mal, mais y'a pas vraiment de raison. C'est peut-être une manifestation du subconscient, ou dû à la rupture d'une barrière physique... bon, j'aime pas quand ça m'arrive, c'est désagréable, mais je trouve ça beau à voir, la rencontre des regards troublés, tout ça... aaah, cette fin m'a laissée rêveuse, pensive.
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Jeu 22 Déc - 17:38

IL EST LA. LE ROY/VINCE. La gueuse qui sommeille en moi se réjouit de leur état

Clémence a écrit:
Le sang de Leroy Larisson coulait dans ses veines, valeureux soldat ayant combattu aux côtés du grand Parsel. Le sang d'un héros... dans les veines d'un faible qui avait tant tremblé devant ses ennemis lors de la Guerre d'Un Jour. D'un faible qui ne savait que courber l'échine. Toute sa vie il n'avait fait que ça [...].
Il a quand même sauvé quelqu'un (coucou Caliel), c'est pas rien ! Enfin, c'est déjà bien. Mais il est émouvant, Roy, en fait, à se sentir aussi nul, il est presque mignon. On a envie de lui faire des câlins... ou de lui mettre des coups de pied aux fesses (smiley dubitatif). Ou de l'encourager pour sa révolte ! #Léapompom

Citation :
Ah ! Sa chère Enclave, bafouée, déchue, roulée dans la boue... tout comme ses nobles habitants. L'Enclave n'était plus. Ses bâtisses avaient beau se tenir fièrement debout, ce n'était plus qu'une ruine à présent, le vestige d'un temps révolu. Une révolution forcée, imposée à grands coups d'épées et de giclées de sang durant la Guerre d'Un Jour, d'un jour d'effroi ayant rappelé à tous cette vérité : on aura beau passer des années, voir des siècles, à construire quelque chose, il suffira d'un rien pour que tout cela soit détruit d'un revers de main. Tout est éphémère, même ce qui semblât la plus puissante des dynasties. Triste constat... Pourtant dans cette alarmante révélation il y-avait un espoir insoupçonné; un jour les usurpateurs tomberont eux aussi, et ce jour là, Roy comptait être aux premières loges, parmi les investigateurs de cette déchéance.
Comme dirait Sha... RIVOLUTION ! Nan c'est beau, moi aussi ça me pince le cœur pour l'Enclave, cette pauvre enclave :( Vinciane elle est tellement en PLS dans ma tête, vous pouvez pas savoir. C'est beau ce que tu dis Sha, ça déprime (ça donne l'impression que tout n'est que château de cartes), mais c'est beau.

Citation :
Il se sentait étouffé, oppressé parmi ces gens qui n'étaient pas comme lui, coincé dans un monde qui n'était pas le sien, le village. Contrée proche, mythe lointain. [...] Ici tout était plus sombre, plus sale, jusqu'à l'odeur qui planait sur les rues, entêtante odeur mêlant la misère des habitants et de leurs bétails. Les rues étaient sales, tout comme ses passants qui marchaient dans les eaux croupies et les excréments d'animaux. Terrible vision. La simple idée d'être là révoltait le jeune homme, l'idée d'y vivre... un cauchemar qui, il l'espérait, ne deviendrait jamais réalité.
J'adore ce passage, j'avais oublié à quel point le village pouvait être dégueulasse (pour ma défense la dernière fois que j'y ai visualisé quelqu'un c'était Luke, et je crois qu'il aime plutôt bien cet endroit XD), donc je pense que j'étais aussi surprise et écœurée que Roy = je trouve cette description super.

Citation :
De dos, elle s'affairait parmi les bêtes. « Excusez moi mademoiselle je cherche quelques chose et... » commença-t-il, s'il n'avait pas encore rencontré celui qu'il cherchait il pouvait quand même tenter d'obtenir quelques révélations sur ce dernier, ou au moins où le trouver et quand. Mais c'est lorsque la jeune fille se retourna que Roy eut une révélation, il l'a connaissait; ce visage, malgré sa crasse, il lui était cruellement familier. « Vinciane de Habstone... c'est bien vous ? »
Roy quand il a vu Vinciane :
 
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Lun 26 Déc - 14:07

Ohhhh lectuuuuuuuuuuuuuuuuuurrreee
Mercciiiii Marianne, merci Clémence, merci Lucieeee !!! Quel beau cadeau de noël ♡♡♡♡


Je lis Rebecca en premier, un joli texte pour se mettre dans le bain ! J'adore Becca, elle est si neutre comparée à tous les autres personnages d'expia, et pourtant elle a des opinions bien définies même si elle dit rien, même si elle n'ose rien dire ou même si elle ne pense pas savoir quoi dire. En fait, au fond, elle sait. Elle sait juste pas encore qu'elle sait .. héhé. Marianne, le génie !

Becca a écrit:
L'indépendance qu'elle clamait haut et fort ne l'empêchait pas de préférer la compagnie à la solitude, surtout lors d'une soirée comme celle-là. L'ambiance était particulièrement accablante, et les regards fuyants qu'elle croisait occasionnellement hurlaient leur défaite tandis que les visages fermés dissuadaient toute tentative de communication. Seul le jeune homme s'était fait exception d'une règle morose et avait engagé la conversation ; et rien que pour cela, la brunette lui en était reconnaissante. Difficile position que celle d'une mercenaire autonome témoin d'un échec aussi lourd de conséquences. Elle aurait pu feindre l'affliction, par simple empathie, mais elle était d'une franchise trop honnête pour ce genre de pathétique mascarade.
J'adore O-o

Becca a écrit:
La crainte que ses opinions personnelles soient divulguées à de puissantes institutions capables de la sanctionner ne figurait pas au rang de ses préoccupations. Conserver son indépendance nécessitait une grande prudence et jamais, dans aucun de ses emplois, elle ne s'était autorisée à faire part de son avis sur une question politique. Parfois, elle regrettait de ne pas pouvoir participer au débat, elle, passionnée d'affrontements au mot comme au couteau.
Wow trop bien dit :)

Becca a écrit:
« Je sais que pour l'instant, elle n'a amené que souffrance et mort sur la ville. Mais réfléchissez, n'est-ce pas une opportunité qui se profile dans les ténèbres, l'occasion de renverser l'ordre établi, la tyrannie de la Noblesse, la misère des Villageois, et votre propre exclusion ? Même si elle était volontaire ! De ce que j'ai compris, mille signes annonçaient déjà la mise à mort de ce système. Je ne dis pas que Katharina fera de cette cité ce dont vous avez rêvé pour elle. Mais son règne sera peut-être le théâtre de quelque chose de grand. »
Que de belles paroles !

Becca a écrit:
À ces derniers mots, la fougue des orateurs s'était emparée d'elle et colorait ses joues d'un voile carmin.
Très joli formulation ! Marianne tu m'épates toujours !

Becca a écrit:
Il s'apprêta à retirer sa main, mais elle le retint d'un geste impulsif. Sauf qu'une fois ses doigts fins agrippés sur la large paume brune, elle ne savait plus quoi faire et se trouvait encore plus mal à l'aise qu'auparavant. Elle parvint néanmoins à esquisser un sourire sincère lorsque elle croisa les yeux surpris de Caliel.
Moooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooh

Becca a écrit:

De telles situations la mettaient extrêmement mal à l'aise, ce qui ne l'empêchait pas de s'y plonger à chaque fois. Incorrigible Rebecca.
Aller, des rimes ! Je suis conquise !


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Lun 26 Déc - 14:30

ROY MY LOVE a écrit:
Larisson. Il fut un temps où ce nom évoquât admiration et puissance, voir même une pointe de jalousie dans les yeux de ceux qui les regardaient.

BOUYYYYYYYYYYYYYYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH
Putain c'que j'l'aime ♥

Roy a écrit:
Les Larisson étaient des gens honnêtes, fiers, et surtout, ils couvraient tous les fronts. Ses ancêtres y avaient bien veillé. Finance, art, politique, philosophie, il n'y eu un domaine où au moins des Larisson n'excella, même la guerre. Le sang de Leroy Larisson coulait dans ses veines, valeureux soldat ayant combattu aux côtés du grand Parsel. Le sang d'un héros... dans les veines d'un faible qui avait tant tremblé devant ses ennemis lors de la Guerre d'Un Jour. D'un faible qui ne savait que courber l'échine. Toute sa vie il n'avait fait que ça : face à son père, pour son mariage, face aux Témériens, même lorsque son père fut arrêté il ne riposta pas. En ces temps troubles, Roy avait cette impression d'avoir échoué, de ne pas mériter d'avoir été nommé d'après Leroy, ou même d'être un Larisson, cette petite famille qui a su se rendre indispensable au sein de l'Enclave.
Aaah que de bonnes idées Sha ! Et puis Leroy c'est parfait quoi (NCIS et Dan Stevens se rejoignent ! ♥ Mais mais ... que faites vous à mon coeur de jeunette ? arrgggg)

Roy a écrit:
Une révolution forcée, imposée à grands coups d'épées et de giclées de sang durant la Guerre d'Un Jour, d'un jour d'effroi ayant rappelé à tous cette vérité : on aura beau passer des années, voir des siècles, à construire quelque chose, il suffira d'un rien pour que tout cela soit détruit d'un revers de main. Tout est éphémère, même ce qui semblât la plus puissante des dynasties. Triste constat... Pourtant dans cette alarmante révélation il y-avait un espoir insoupçonné; un jour les usurpateurs tomberont eux aussi, et ce jour là, Roy comptait être aux premières loges, parmi les investigateurs de cette déchéance.
Mouahaha vas-y petit mari !!!

Roy a écrit:
Mais avant que ce jour n'arrive, c'est à son propre déclin qu'il devait assister
L'émotion déjà ... :(

Roy a écrit:
Il se retrouvait, malgré lui, trimbalé d'un corps contre un autre, embarqué par la foule. Il se sentait étouffé, oppressé parmi ces gens qui n'étaient pas comme lui, coincé dans un monde qui n'était pas le sien, le village. Contrée proche, mythe lointain. Il en avait entrevu des bribes, entendu quelques histoires, des railleries ci et là, mais jamais il n'avait imaginé qu'un jour il en foulerait le sol. Ici tout était plus sombre, plus sale, jusqu'à l'odeur qui planait sur les rues, entêtante odeur mêlant la misère des habitants et de leurs bétails.
Mais on s'y voit trooopppp !

Roy a écrit:
On lui avait dit que les rebelles se cachaient dans ce trou, maintenant Roy comprenait mieux pourquoi ici, qui oserait chercher quelqu'un dans cet enfer ? C'était un endroit maudit cette autre Vivendale.
J'aime ses pensées #marionenamour

Roy a écrit:
Et, un jour prochain, les longues boucles d'argent de cette gamine brûleraient dans l'or des flammes de sa défaite.
Mais quelle violence ! J'adore !

Roy a écrit:
On lui avait murmuré une rumeur, un éleveur de porc des bas fonds ferait partie d'un réseau, lequel ? Roy n'en savait rien, il n'était même pas sûr que l'homme était un vrai résistant. Mais ça valait le coup d'essayer.

Roy a écrit:
Mais c'est lorsque la jeune fille se retourna que Roy eut une révélation, il l'a connaissait; ce visage, malgré sa crasse, il lui était cruellement familier. « Vinciane de Habstone... c'est bien vous ? »
Haaaannnn disgrâce !!!!

Popopo ! J'ai trop adoré ! La suite, la suite !!


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Lun 26 Déc - 15:18

Punaise Lucie 0-O

Isa a écrit:
Les scènes pastorales comptaient parmi ses préférées ; elle laissait ses doigts d'enfant parcourir les traits grossiers de la peinture. La plupart des amateurs pensent à tort que l'art est un travail de précision, de rigueur, mais ils se trompent. C'est avant tout un brouillon, un amas d'erreurs sur lesquelles repassent l'artiste, des couches successives et des coulées de peinture, des ratures, la colère d'un peintre, son désarroi... Alors la splendeur du tableau tient-elle d'un pur hasard ou d'un coup de génie ?
Wow quoi, c'est magnifique ce que tu écris.. quelle entrée en matière !

Isa a écrit:
Alors, à nouveau elle courrait à travers les vignes, ses petits pieds nus embrassant la terre, ses genoux égratignés criant grâce. Elle pouvait sentir la caresse du vent dans ses boucles brunes, la douceur du soleil sur sa peau d'ange - constellée de tâches de rousseur. Et enfin, le champ aux coquelicots apparaissait à l'horizon. L'enfant plissait les yeux pour profiter du spectacle qu'offrait le soleil, à son zénith, sur cette étendue de fleurs rouges.
Bébé Isa *-*

Isa a écrit:
L'espace d'un instant, elle continuait de courir, chassant au loin les hirondelles inopportunes ; puis une fois égarée, le petit être se laissait tomber au sol, disparaissant entre les coquelicots. Là, si elle fermait les yeux, elle pouvait voir le monde en rouge à travers ses paupières illuminées.

Isa a écrit:
« Cela ne peut plus durer, Thom ! Tu perturbes cette enfant, les morts ne sont pas censés réapparaître... » Désespérément, elle s'était accrochée à la taille de son père, comprenant qu'on le lui arrachait une nouvelle fois. Elle éclata en sanglot et immédiatement les traits de sa mère s'adoucirent. Lady Airwer s'agenouilla, elle continuait de s'adresser à son défunt mari et pourtant ses iris bleues transperçaient Isabelle. « Sois raisonnable, tu sais aussi bien que moi que, sa colère n'a pas de limite... Quand il saura, il te traquera, tu n'as pas d'autre choix que fuir... » Alors à nouveau, il disparut et l'abandonna à ses peurs d'enfant.
Ta façon d'écrire, c'est tellement .. réel *-*

Isa a écrit:
Elle n'arrivait plus à respirer, elle étouffait. La fillette ouvrit les yeux, elle ne discernait rien. L'odeur âcre du fer brûlait ses narines et lorsqu'elle ouvrit la bouche un liquide chaud et aigre s'y engouffra. Alors, elle comprit et son désespoir redoubla : la champ de coquelicots avait laissé place à une mare de sang.
!!!!!!!

Isa a écrit:
Isabelle fut violemment tirée de cette vision d'horreur, elle était trempée jusqu'à l'os et agitée de hauts-de-coeur. Elle bondit de son lit juste à temps et se précipita sur le vase le plus proche, vomissant tripes et boyaux. Toujours remuée, elle s'agenouilla au sol, le vase entre les jambes, et attendit que la nausée passe. La jeune femme sortit une flasque de whisky, mais lorsqu'elle déboucha cette dernière, l'odeur de l'orge la saisit au coeur et elle la jeta volontiers à l'autre bout de la pièce.
Je crois que c'est ça qui fait l'authenticité de tes mots : les petits détails de scène qu'on ne pense pas à écrire, des moments qui pourraient paraître bizarres ou pas importants. Toi, tu leur donnes une place, tu leur donnes de l'importance. Et ça rend ton texte vivant, tes perso sont vrais. On ne peut que t'applaudir sérieux, je suis fan fan fan fan fan

Isa a écrit:
La brise matinale la saisit mais elle s'avança tout de même, expirant l'air glacial et laissant glisser ses pieds tortueux sur le marbre froid. Enfin, Isabelle sortit un petit étui en saule, dans lequel elle se saisit de quelques feuilles de tabac qu'elle glissa dans une pipe orientale. Puis coinçant l'allumette soufrée entre ses dents, elle actionna le fusil du briquet. Docilement, une flamme naquit et embrasa le petit roseau, alors elle mit feu à ses herbes médicinales. L'odeur entêtante du tabac ne tarda pas à se répandre et à enivrer ses sens. Elle se laissa aller en arrière savourant la sensation de flottement.
Mais tous ces détails vindidious ! C'est génial ! Juste génial !

Isa a écrit:
La jeune femme plissa les yeux pour reconnaître les traits brusques à travers la blancheur du brouillard. Un frisson courut le long de son échine et ses yeux de chasseresse s'agrandirent. « La nuit tous les chats sont gris ! »

Isa a écrit:
Et malgré la haine et la répulsion, Isabelle avait terriblement envie de jouer, car elle n'exécrait rien davantage que l'ennui et l'absence de danger.

J'ai relu depuis le début et je suis encore sur le cul. Ce rp est vraiment trop trop génial.. des rebondissements, une scène extra-vivante, des perso de fou .. mais ohlala tout ce que j'aime ! Tout pour rendre accro !!!


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Mer 28 Déc - 14:06

Will a écrit:
Un instant auparavant, l'atmosphère échauffée invitait encore à une paresse langoureuse. Dans les rues, les passants flânaient, s'attardaient entre les étalages des boutiques. À l'intérieur des logements, dans la fraîcheur des alcôves, on s'alanguissait sur de luxueux sofas en attendant l'éveil de la vie nocturne. Mais déjà la lumière du soleil rougissait et ses rayons obliques projetaient des reflets de braise sur les meubles de la pièce. La tiédeur de l'air laissait place à un souffle frais qui annonçait le crépuscule. Les corps sortaient de l'engourdissement propre à l'après-midi et s'animaient fébrilement. L'incendie qui enflammait le ciel se propageait aux esprits ; l'heure était au mouvement, brusque, spontané, passionné.
Haaan mais ce début magnifique ! Marianne, j'aime de plus en plus tes mots. C'est tellement bien dit

Will a écrit:
Son pouls battait à tout rompre. Il se savait sur le point de céder, un funambule en équilibre au-dessus du vide, et l'attraction du gouffre était grande.
Des papillons dans le ventre :3

Will a écrit:
Il descendit alors sur la frange d'épais cils noirs qui lui dérobait les prunelles dorées d'Arianna
Joliment dit ♥

Will a écrit:
Un instant, il s'attarda sur le nez, la courbe délicate de l'arc de Cupidon, la bouche ourlée, à peine entrouverte. Quelques millimètres à peine auraient suffi pour la cueillir. Mais il tint bon. Il voulait affronter à nouveau cette œillade moqueuse, pleine de défi. Elle n'attendait que ça, qu'il capitule. Son amour-propre s'insurgeait contre ce piège béant ; il ne pouvait pas décemment s'y abandonner sans s'être débattu.
Ouhh j'adore !

Will a écrit:
Mais la vanité les aveugle, ils voient dans cette résistance prolongée de quelques secondes une victoire incontestable. Amant et adversaire ne sont-ils pas les deux facettes d'une même pièce ? Jouer l'un contre l'autre ne mènera qu'à leur destruction mutuelle. Le piège qu'ils auront créé se refermera lentement, inexorablement. But who cares ? À l'instant, seule une mélodie étouffée parvient à leurs oreilles. Le bruissement de la ville, le grondement de la révolte, l'effervescence qui précède un mariage : tout cela est si loin
Trop TROP beau ! Bravo Marianne !


Aria a écrit:
Leurs problèmes restaient au sol, les airs étaient leur échappatoire.
J'aime beaucoup cette phrase :3

Aria a écrit:
Mais le bougre avait d'autres plans, dégageant son bras de son emprise il glissa sa main le long de sa colonne, descendant jusqu'aux creux de ses reins. Elle ferma les yeux alors qu'un frisson remontait le long de son dos, là où le contact de ses doigts descendaient.
C'est fou comme je suis partagée quant à ce ship. D'un côté j'aime trop l'alchimie entre eux, leur dualité amoureuse comme s'ils étaient toujours adversaires, et le côté très mignon de leur relation. De l'autre, je me demande s'ils vont durer. Ca semble si .. pour un temps limité. Comme s'ils profitaient de chaque seconde pour en faire un souvenir, comme s'ils savaient que ça ne durera pas ou comme s'ils avaient peur que ça ne dure pas. Parce qu'ils savent qu'eux-deux, c'est impossible finalement.

Aria a écrit:
Mais elle n'entendait pas les mots, elle voyait la provocation de ses lèvres, si proches, qui avaient pourtant ignorées les siennes, la narguant, comme elle l'avait fait quelques instants plus tôt avec lui.

Aria a écrit:
Bonne joueuse, mauvaise perdante, elle pourrait au moins l'entraîner dans sa chute...
Ouuh joli !

Aria a écrit:
Ses lèvres s'éternisaient sur les siennes, recommençant encore et encore la même danse, refusant de s'y éloigner de peur de ne pouvoir y goûter à nouveau. Ses mains descendirent de nuque vers son cou dans une caresse langoureuse qui descendit jusqu'à sa poitrine, ses doigts s'attardèrent sur les boutons de sa chemise dans une urgence non justifiée. Elle le voulait, maintenant. Elle avait peut être perdu à leur petit jeu, mais dans celui qui suivrait, il n'y aurait aucun perdant, que des vainqueurs. Maintenant ils jouaient ensemble, non l'un contre l'autre. « Je te veux » souffla-t-elle entre deux baisers.

Encore un rp magnifique ohlala


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Mer 28 Déc - 15:07

Malheur de malheur, quand Léa écrit je suis prise de migraines ... que choisir à citer ? Y'a troooooop de possibilités, tout est trop bien écrit....
Léa le sait, on peut tout citer. Je mets alors quatre ou cinq phrases (plus ou moins) par paragraphes que je trouve très jolies :)
(au début c'était deux ou trois phrases rahlala x))

Aiden a écrit:
Elle l'entoure de ses remparts, et elle l'écrase de sa haute tour.
Aiden a écrit:
Il a le sentiment que sa vie ne lui appartient plus. Elle glisse entre ses mains comme le sang entre ses doigts, et il hurle de la voir s'échapper, de la voir lui échapper, tandis que, impuissant, il tombe à genoux.
Aiden a écrit:
Il sait ce qu'il est — une abomination. Il ne peut pas vivre à Vivendale : il n'a pas de sens, à Vivendale. Il n'a plus de sens. L'existence le fatigue. Il aspire à un absolu qui n'existe pas — ou du moins auquel il ne peut accéder — et tout en lui se révolte à cette idée. C'est la mort ou l'échappée.
Aiden a écrit:
Il doit expier son crime en masquant le sang des autres par le sien. Il doit mourir à leurs yeux au moins ; s'évader... Adieu, Vivendale. Bienvenue, Liberté.

Caliel a écrit:
Ils avaient ces sourires béats, de ceux qui espèrent et qui croient.
#marionestcharmée
Caliel a écrit:
Ils s'imaginaient que quelqu'un, un habitant d'autres terres, le trouverait, de l'autre côté de la mer.
Caliel a écrit:
Il ne cherche pas la gloire, et n'est animé ni par l'ambition ni par l'avarice. Tout ce qu'il souhaite, c'est porter ses idéaux, les voir éclore et, s'il le faut, mourir pour eux. Mourir pour eux. Il a toujours eu cet esprit de sacrifice. Il a toujours été cet extrémiste que les échecs n'arrêtent pas, que l'être aimé freine à peine.
Caliel a écrit:
On a ce qu'on mérite, Caliel, et seulement ça.


Freyja a écrit:
La guerre est finie, et Freyja revient avec sa lubie. Haëran. Partout, elle cherche, jonglant entre ses missions et son ambition, entre sa raison et ses passions. Son monde, à nouveau, se délite.
Freyja a écrit:
Elle se laisse choir dans une chaise, et ses larmes coulent. Elles dévalent ses joues à une vitesse folle, glissent dans son cou et se noient dans ses cheveux.
Freyja a écrit:
En elle, quelque chose de craquelé et de fissuré se disloque finalement… et c’est comme une délivrance.
Freyja a écrit:
La bête est lâchée.


Luke a écrit:
Mel essaie de retenir ses larmes, mais il l'entend, parfois, le soir, lorsqu'elle croit qu'il dort. Il est posté devant sa porte, le souffle court, et il ressent ses sanglots — pour chacun c'est comme trois coups de couteau en plein cœur
Luke a écrit:
Un matin, elle avait réuni ses maigres affaires, et elle était partie, laissant pour tout souvenir une silhouette sombre qui, auréolée par le soleil, passe la porte.
Luke a écrit:
Il ferme les yeux ; il se dit qu'il est indigne.
Luke a écrit:
Le vent souffle contre les volets de fortune, et il espère qu'à travers plaines, forêts, villes et vallées, il conduira sa question : où êtes-vous ?


Noah a écrit:
Il a eu, quelque fois, le droit de poser sa main. Il le fait toujours avec un certain malaise ; ils sont loin d'être intimes.
Noah a écrit:
Mais Hildr l'aimait, et il connaît mieux que quiconque à quels affres livre un amour brûlé.
Noah a écrit:
La nuit, des rêves cauchemardesques lui reviennent. Il pensait les avoir laissés derrière lui, dans les débris d'un passé dont il ne veut plus, mais ils reviennent à la charge, juché sur les chevaux des ténèbres.
Noah a écrit:
Les chevaliers de la Peur, de la Tristesse et de la Colère l'assaillent dès qu'il ferme les yeux ; c'est une torture.


Vinciane a écrit:
La vie lui laboure les épaules.
Vinciane a écrit:
Elle est courbée, salie, battue, dépucelée deux cent fois. Elle n'imaginait rien du monde extérieur, et désormais elle le subit.
Vinciane a écrit:
Ils l'égratignent, la griffent, l'écharpent, la tuent à petit feu. Elle a peur de mourir, terriblement peur, alors elle fait de son mieux.
Vinciane a écrit:
Elle bataille contre elle-même et se fait violence pour accomplir des travaux dont elle aurait été outrée d'apprendre ne serait-ce que l'existence.
Vinciane a écrit:
Elle est maladroite, elle rate tout, on l'engueule, elle pleure, elle déteste échouer, elle recommence, elle y parvient, elle trimballe tout le jour un sourire éclatant, puis le perd dès qu'elle commet une nouvelle erreur. Elle apprend. Elle apprend le métier, mais elle apprend aussi la vie.
Vinciane a écrit:
Elle a honte, et des questions émergent. Comment peut-on laisser des gens vivre ainsi ? Comment a-t-elle pu, tout ce temps, fermer les yeux ? Elle est un peu perdue ; l'impression de se trouver dans un autre univers. Pas de carte pour confirmer, rien, elle se croirait dans un rêve ; et pourtant elle est bien au Village, chez ces fermiers qui l'ont gentiment recueillie. Elle a dû leur faire pitié — au moins à l'homme, la femme étant plus suspicieuse et marmonnant qu'on aurait mieux fait de la laisser crever dans les bois, cette petite sotte de noblionne. Tous les soirs, Vinciane pleure. Elle pense à Andrew, elle pense à leur maison, elle pense à son enfant mort, elle pense à la guerre, elle pense à ses amis, elle pense à ses biens, elle pense à son père, elle pense à sa mère, elle pense aux Témériens, elle pense aux Ombrageux, elle pense aux autres Nobles, et puis aux Villageois aussi, et elle se demande où elle est, ce qu'elle peut bien faire dans tout cela. Elle regarde les étoiles, et se rappelle combien elle aimait les admirer. Elles, au moins, n'ont pas changé. Toujours aussi belles, aussi brillantes, aussi rassurantes. Elle leur envoie un vœu, puis, le cœur rempli d'espoir, elle ferme les yeux. Dors petit ange, demain t'attend.
Nan nan impossible de pas citer ça.
Aucun mot pour décrire tant de talent.


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Mer 28 Déc - 15:18

Léa a écrit:
Pour l'heure, le passé est chassé. Cependant, celui-ci ne semble pas prêt à lui permettre de s'évader. A peine son sous-fifre libéré, il revient à la charge et lui repasse les fers. Les yeux bruns dardent des éclairs sur les iris clairs. C'est qu'elle ne peut le laisser partir, le laisser la quitter — malgré tout ce qu'il lui a fait, et peut-être à cause de cela aussi. Elle lui en veut terriblement, mais elle a besoin de lui. Son cœur est aussi enchaîné que le sien. Il n'a pas le droit de faire ça. Pas encore.

La mort m'accueille, moi aussi..


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Mer 28 Déc - 23:47

Aiden a écrit:
LET ME GO.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH *cri de fan*

Aiden a écrit:
Son sac à dos bien fixé sur les épaules
Hystérie bonjour !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh mon dieu je suis excitée comme une puce en 10 mots !!!!! Punaise ça l'annonce MORTEEEEEEEEEEELLL ! Le manège de la mort ! Mesdames et messieurs attachez bien vos ceintures, ne passez pas les mains à travers les barreaux et tenez bien vos coeurs, ça va s'couer !

Wow en quelques lignes je suis déjà plongée dans la scène. J'imagine Aiden observer les gardes d'un air attentif, compter les rondes et les temps de chacune, repérer les gardes et les habitudes. Un deux trois quatre pas .. six sept ... dix-neuf vingt ... demi-tour .. un deux trois ... pause ... quatre cinq ...

Aiden a écrit:
En revanche, par la fenêtre, c'était possible. Sept minutes. Ses talents d'acrobate s'étaient amplement amoindris, mais peut-être qu'avec un peu de détermination... c'était possible. L'idée même le faisait frissonner. Pour une fois depuis longtemps, il avait l'impression de pouvoir saisir son destin. De pouvoir attraper sa liberté. Tendre illusion des grands moments ! Il trépignait.
J'aime tout TOUT TOUT ce qu'Aiden fait, pense, imagine, dit .. C'EST PAS POSSIBLE ...

Aiden a écrit:
L'air frais agressa immédiatement son visage et le vent vint picoter ses yeux. Il faisait froid.
Je te jure, j'ai eu froid d'un coup

Aiden a écrit:
Il jeta un rapide coup d'œil en contrebas. Personne. Pas trop haut, pas trop bas. Juste assez pour sentir son estomac papillonner — et être certain de mourir s'il échouait.
pouahh cette tension dans mes veines ! Je le vois sur le rebord de la fenêtre, accroupi, une main sur l'encadrement de la fenêtre, l'autre en l'air pour garder son équilibre, et le regard furtif, cherchant une issu

*-*

La lecture d'un merveilleux... Ou comment bousiller le cerveau de quelqu'un. Mes neurones se consument. Ma raison s'estompe.. Il n'y a plus que l’instinct et l'instant. Le retour à l'état sauvage

Aiden a écrit:
Un souffle saccadé s'échappa d'entre ses lèvres, puis un sourire s'y invita.
Il sourit, je souris

Aiden a écrit:
Adrénaline, amie d'enfance ! Agréables retrouvailles. Ses mains cramponnées au rebord de la fenêtre, il laissa glisser un pied vers un autre interstice. D'étape en étape, il poursuivit sa descente précaire de manière précautionneuse, quoi qu'assez précipitée. Il fallait se dépêcher. A un peu moins de deux mètres du sol, il se laissa tomber, et atterrit sur ses pieds. Amortir la chute lui fit mal aux genoux — c'est qu'il n'avait plus cette souplesse d'antan — mais, avec rapidité, il se réfugia dans le premier coin sombre qu'offraient et la nuit et un pan de mur.
Marion est en délire

Aiden a écrit:
Le petit aventurier leva la tête.
MAIS CEST TROP BEAU !

Aiden a écrit:
Peut-être serait-il parmi elles, à briller d'un feu blanc ? Ou bien six pieds sous terre, parmi les racines, à puiser et alimenter, comme elles, le cœur de la planète ? Portez-moi chance.
Wow

Aiden a écrit:
A chaque pas, il évitait un danger, et un autre s'esquissait. Il ne se départissait pas d'un demi-sourire, revenu à un temps excitant de son existence.
Il sourit, je souris. Encore, toujours.

Aiden a écrit:
Gamin, il jouait ainsi dans les villages où ses parents faisaient escale.
Et là, boum ! Nouvelle image colorée, flashback, retour en arrière. Putain mais on est dans l'histoire. Avec un touut petit peu de concentration, je suis dans les rues avec Aiden gamin, à courir entre les maisons typiques, à sauter sur les gros pavés, à éviter les creux. Je le vois rire et je vois la foule qui hypnotise, les gens qui se pressent, qui s'interpellent, qui échangent. Et je sens les épices des régions, je vois les tissus qu'on présente, qu'on vante, qu'on vend. Et c'est super beau. C'est un film... un putain de film.

Aiden a écrit:
Il se déplaça le plus rapidement possible vers un lieu dont il savait qu'il était encore en ruines.
Les couleurs s'efface, la nuit reprend sa place. Et on est de retour dans la réalité, dans l'action nocturne d'une fuite secrète ...

Je me rends compte que j'ai déjà biiiien cité et j'ai même pas fini le deuxième paragraphe ... c'est un roman ! Mon coeur palpite ! Ohlala j'en ai encore pour un moment, je me régale de ce temps, de cette lecture qui prend son temps et qui savoure, qui se savoure ♥

Aiden a écrit:
On trouvait de plus en plus de brèches, parfois même des murs entiers écroulés — et la reine, bien forte de son succès, ne devait pas songer à tout de suite reconstruire. Tant mieux. Il s'agissait de son ticket de sortie. Il scruta les alentours, puis courut jusqu'à l'interstice le plus proche, et s'engouffra dedans, plié en deux tant l'espace était confiné.
Parfait.

Aiden a écrit:
Le silence de la nuit couvrait la cité. Chacun dormait, et chaque bâtisse tentait, tant bien que mal, de préserver ses hôtes du froid mordant.
Mais c'est pas possible, je vous jure que j'ai eu froid !

Aiden a écrit:
Il était passé.
Incroyable.
Déconcertante facilité.
Enfin libre.
Tout s'envolait.
Poésie, poésie, dévoile tes secrets. Poème, ô poème, nourris mes idées

Aiden a écrit:
Avant de pénétrer les bois, il jeta un dernier regard par-dessus son épaule. La cité se découpait dans le ciel, tache noire sur fond bleu sombre. Adieu. Car il n'envisageait pas d'au revoir. Il ne reviendrait pas, jamais. Son temps à Vivendale était clos.
T'avise pas de partir toi !!! #marionetjulietvénères

Aiden a écrit:
Il avait passé près de dix ans, ici. On n'efface pas un lambeau de sa vie d'un battement de cils. On le conserve dans la cave mémorielle, en attendant qu'il ressurgisse pour provoquer soupirs et rires. Larmes, peut-être. Il avait vécu des choses fortes, c'était certain.
Quand même :)

Aiden a écrit:
Peut-être ne saisissait-il pas toute leur ampleur ; sûrement. Il n'avait pas la morale stricte. Le Bien et le Mal, dans son esprit, sont des notions trop abstraites, pire, insignifiantes. Il n'y a que ce qui nous plaît, ce que l'on aime, et ce qui nous fait souffrir, ce que l'on exècre. Et tout cela est guidé par des passions, des pulsions, des accès, des excès. Des intérêts. Tout est sensé, mais rien ici n'est raisonnable. Car quel homme sensé voudrait être raisonnable ? La raison, c'est l'ennui. Les gens raisonnables sont ennuyeux. Les fous sont heureux.
Poète et philosophe. Grande Léa.

Aiden a écrit:
Les épines et les feuilles craquaient sous ses pieds. La saison des vents avait dénudé les arbres et, voyeurs, les courants d'air continuaient à enlacer langoureusement les branches. Aiden avait rabattu un foulard sur son nez qui commençait à couler.
On s'y voit :3

Aiden a écrit:
Sans quitter le cours d'eau des yeux, il continua sa route. Le cœur léger. Drôle de sensation. Il se mit à rire, d'un rire qui ressemblait à celui qui lui avait échappé sur la plage, pendant le voyage. Un rire libre...
Oh *coeurs dans les yeux*

Aiden a écrit:
Il souffla pour se calmer et passa deux mains sur son visage.
deux mains sur son visage .. omg rien que ça x) quel homme ! Je fonds .. x)

Aiden a écrit:
Ce soir, tout s'éclairait. Il renouait enfin avec sa lumière, et il avait le sentiment profond que, s'il venait à mourir, il mourrait heureux
Que c'est beau

Aiden a écrit:
Crac. Il s'immobilisa, les genoux fléchis. Silence. Rien.
Soudain, il distingua une silhouette, et croisa un regard qui brillait sous l'éclat de la lune. « Juliet ? » fait-il, peu sûr de lui, et hébété.
OH MON DIEU OH MON DIEU OH MON DIEU .. c'est LE moment !!!!!!!!!!!!!!

Aiden a écrit:
Mais il n'eut pas le temps d'ajouter quoi ce fût, ni même de penser. Elle se rua sur lui avec la sauvagerie d'une bête et il eut l'impression que son coup de poing décrochait sa mâchoire.
Je sautille sur ma chaise comme une tarée !!!!

Aiden a écrit:
Il tituba et se rattrapa de justesse à un arbre. Elle lui criait des choses qui lui passaient bien au-dessus de la tête ; c'était l'incompréhension qui dominait. Sans attendre, elle revint à la charge. Il se défendit comme il put, mais il avait bien perdu — et n'avait jamais été meilleur qu'elle —, tandis que la brune n'avait eu de cesse d'exercer son corps. Il lui rendit deux ou trois coups mais, en moins de cinq minutes, elle l'envoya au tapis. Il partit en arrière et s'étala de tout son long dans la boue qui bordait la rivière. Il toussa, cracha, et un goût âcre se répandit dans sa bouche. Sonné, il voulut se relever mais elle l'attrapa par le col, forçant une accélération du geste, et le plaqua contre un tronc, lui empêchant tout mouvement, comme il avait pu le faire, bien des années auparavant...
AHAHAHAHAHAHAHHAH
OUUUUUUUUUUUUUUUUUUHHHHHH
OHHHHHHHHHHHHHHHHHH COMME CEST TROP BIEN
OHLALALALA
MOUAHAHAHAHAHHA J'ADOOOOOOOOOOOOOOREEEE
JE SUIS FAN FAN FAN FAN FAN FAN
J'AI LU TOUT D'UNE TRAITE !
Ohlalala

Aiden a écrit:
Du sang coulait de sa bouche. Sa figure, à divers endroits, était égratignée : des perles vermeilles — qui dans la nuit paraissaient noires — s'en échappaient, et relevait la teinte carmin de ses joues, causée par le froid et l'effort. Tout son corps le faisait souffrir : elle savait où viser, et les chocs de la chute n'avaient rien amélioré. Il leva les yeux vers elle. Pendant quelques secondes, leurs regards s'affrontèrent. Le sien brillait d'incompréhension et de rancœur, mais celui de Juliet portait quelque chose de bien plus lourd. De la colère, des reproches, du dégoût et surtout, cette haine amoureuse qu'il détestait.
Haine amoureuse .. c'est exactement ce que j'ai mis dans le petit début que j'ai fait :')
Ohlala comme j'aime ce que tu écris. C'est merveilleux *-*

Aiden a écrit:
Suspension du temps.
Pff parfait quoi

Aiden a écrit:
Il fronça les sourcils. Elle le gifla. Il lui cracha dessus. « Idiote. » Elle lui enfonça son poing dans l'estomac ; il eut le souffle coupé. Elle le lâcha, et il tomba à genoux. A quatre pattes, il s'écarta vivement du tronc. Ne pas être enfermé. Il se tenait la gorge d'une main, et massait, comme si cela allait aider l'air à sortir. L'espionne le toisait. Il lui jeta un regard en coin, un regard mauvais. « Qu'est-ce qui te prend ? » vociféra-t-il. Elle ouvrit la bouche et commença à répondre, mais il haussa la voix pour couvrir son flot de paroles : « T'as disparu depuis les procès ! Ça fait plus de quatre mois ! » En s'appuyant sur ses mains, il se releva, laborieusement. « Tu n'es qu'une traîtresse. » Tout le ressentiment accumulé ressortait enfin : elle l'avait livré aux Témériens, elle les avait laissés s'emparer de lui, quand elle aurait pu tout sauver... D'un mouchoir sorti de sa poche, il épongea le sang qui coulait de ses blessures, tout en s'adossant à un autre arbre, plus loin d'elle. Distance respectable, sécurité confortable. Il souffla, et la regarda. Sa propre rage était loin d'être redescendue, mais il était trop amoché — esprit compris — pour retourner au combat. Il la scrutait : campée sur ses jambes, les cheveux emmêlés, les yeux noirs. Elle était la dernière personne qu'il voulait voir. Elle était restée muette, pendant des semaines... des mois. Il n'avait jamais cru qu'elle pût être morte, parce que c'était Juliet. Mais il avait cru qu'elle se manifesterait, parce qu'elle le devait. Il baissa la tête et la secoua. Lorsqu'il la redressa, un sourire mi-narquois mi-triste décorait ses lèvres. « C'est quoi, le but ? » Il la jaugea. « Tu viens finir ce que tu as commencé pendant le procès ? » Silence. Il serra les dents à s'en faire mal, puis explosa : « Ben vas-y ! Vas-y ! Qu'est-ce que tu attends ? Allez ! » En deux enjambées, il se retrouva face à elle, et la saisit par les épaules. « Vas-y, tue-moi, qu'on en finisse ! » Ses iris étaient plongés dans les siens, à la recherche d'une réponse. « Tue-moi, ou laisse-moi partir. Je m'en fous. Je veux juste... » Il la lâcha et la poussa brutalement, puis appuya ses mains contre son visage, avant de laisser ses bras, agités par une colère certaine, retomber contre son corps. « Je ne veux plus de ça. De Vivendale, de toi, des autres, de tout ça ! Je veux partir. » Ils avaient toujours su qu'il partirait. Parce qu'il n'avait pas le cran. Il n'avait pas le cran de rester enfermé. Il aspirait à une liberté infiniment plus grande — une liberté tangible, ou bien celle qu'offrait le linceul. Aucune importance. C'était son fantasme. Un rêve qu'il avait cru, ce soir, voir affleurer à la réalité. Il l'avait touché du bout des doigts... avant qu'il ne s'évanouît dans la nuit.

...................



.............


.........


.....


...


Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiipp


Heure du décès 23h35.

Repose en paix, Marion.

Sa mort aura été soudaine. Mais prévisible. On l'a su à l'instant où notre chère Léa a cliqué sur "envoyer". La mort lui fut douce, plus douce que la suite si elle avait survécu. Jaiden aura eu raison d'elle. Et même si les flammes des passions d'une auteure s'éteignent, l'amour, la haine et l'histoire de Jaiden demeurera à jamais. Léa et Marion n'ont pas créé une idée, elles ont créé une entité. Ce ne sont pas juste deux personnages. Ce sont des Dieux, des Dieux qui font naître l'émotion et font mourir la médiocrité. Rien ne compte plus. Ni la vie, ni la mort. Juste eux, Jaiden. Et elles auront laissé leur empreinte sur le monde. Elles auront apporté cette étincelle qui aura permis ce feu.

Comment alimenter les rêves ...

Mais je vous promets. Quand je lis du Léa, c'est comme si je rentrais dans l'écran et toutes les scènes se matérialisaient devant moi, autour de moi. Je SUIS dans la scène. Je suis la spectatrice omnisciente d'un roman d'aventures. Et les héros font partie de moi, les personnages sont moi. On vit leur histoire, on participe à leurs pensées, on pense comme eux, on fait comme eux, on est eux. Et quand un auteur arrive à faire ça, c'est gagné. C'est plus du texte. C'est de la magie.
J'ai toujours aimé les mots,  j'ai toujours réussi à me plonger dans un récit quand c'était bien fait. Ben, expiation c'est pas juste des petites histoires. C'est NOTRE histoire, c'est mon histoire. Et je suis tellement émue là, tout de suite, je suis tellement touchée.. putain mais vous avez réussi à faire quelque chose de fantastique. Léa, comme vous toutes, petites écrivaines de mon coeur. J'aime vos personnages, j'aime vos fantastiques idées et vos merveilleuses réalisations.
J'ai toujours été une meilleure lectrice que rédactrice. Les idées des autres sont parfois tellement renversantes, ça chamboule tout, ça remet tout en question, et ça créé. Vos créations créent, elles fourmillent, elles construisent mon imagination.
Léa, tu sais ce que je pense de tout ça. Et c'est juste impressionnant, ce potentiel que tu avais, et ce que tu en as fait. Je suis tout simplement béate d'admiration et totalement, complètement, à fond les bananes, fan de ton talent.
Je vais faire des rêves cette nuit ... des rêves de beauté et de magie, des rêves d'enfance et d'aventures, de haine amoureuse et de trahisons de vérité. Putain, ça va être géant.
Merci, merci pour tout ça ♥
Merci pour ce superbe cadeau. Quel noël ! :'3


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Mar 3 Jan - 11:32

http://expiation.forumactif.org/t534-echec-et-mat#4762 ! tutulu ! ^^

Clémence a écrit:
Inspirer, expirer. Rien ne semble plus simple, plus instinctif que cela. Il n'y a pas à penser de respirer pour le faire, le corps le fait de lui même. Banal automatisme pourtant clé ultime de la survie de l'enveloppe charnelle.
"Helloooo je suis en PACES" XD Clémence tu me tues, je te vois bien derrière ton écran à te dire, bon je vais commencer par une valeur sûre x)

Clémence a écrit:
La porte s'ouvrit, après avoir brièvement toqué, sur l'un de ses serviteurs qui, déjà, inclinait la tête dans l'éternelle révérence faîte à chaque fois qu'on s'adressait à lui. « Votre Majesté, votre fille est là. » déclara le serviteur.
Ouhhhh j'aime déjà cette histoire :3

Clémence a écrit:
De sa beauté on lui accordait les traits de sa défunte mère, la regrettée Reine Amberle, et de son intelligence on disait d'elle qu'elle avait bien appris auprès de son bon père, le Roi bien aimé du peuple.
Han mais j'avais jamais capté ! Amberle, ça vient de Amberlee dans Shannara ??

Clémence a écrit:
Hélas, le roi s'attristait d'imaginer ce joyeux visage d'enfant bientôt marqué par le poids de la couronne, un poids qui marquait plus vite et plus rudement que les âges.
J'aime beaucoup cette phrase ! *-*

Clémence a écrit:
l se retourna, faisant dos à sa fille, il se força à contenir ses larmes montantes, elle était trop bonne, trop bonne pour cette terre aride, ce trône sec, et ce père qui lui cachait la vérité. « J'espère aussi que ce jour soit lointain, mais c'est aux dieux d'en décider, pas à moi. Peut être serait-ce dans dix ans, peut être serait-ce demain. »

Je suis trop contente de voir un message d'Alex aussi héhé !
Et du coup Alexandre, c'est plus Nathaniel ? Je pense que t'as raison de prendre plutôt Jack. Il a un air un peu plus diabolique et plus perturbé. Plus extrême, plus taré quoi x)

Clémence a écrit:
Ah les rebelles, de braves guerriers, se battant pour la mauvaise cause, vénérant les mauvais dieux, aspirant aux mauvaises choses, leur bravoure était donc leur seul attrait aux yeux d'Alexandre.

Clémence a écrit:
Ce soir là Alexandre avait commencé à voir la future légende dont les exploits seraient chantés aux enfants lorsque la Victoire leur serait raconté. Mais le jeu de chat et de la souris avait du s'arrêter là, pile lorsque la souris commençait à montrer des airs de chat.

Clémence a écrit:
Il fallu quelques jours pour les retrouver, eux qui avaient fui dans les steppes de l'ouest, et seulement quelques secondes pour les tuer tous les deux en ne prononçant qu'un seul mot : Traître, alors que sa lame s'enfonçait dans sa chair. La besogne achevée, Alexandre retourna auprès des siens, et versa au Dieu Noir son dû.
Oh mais il est diabolique ! :k ♥

Clémence a écrit:
Elle avait beau être la fille du Maître, tant qu'elle n'avait pas reconnu Thenaar elle ne serait qu'une vulgaire Perdante.

La suite, la suite !


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Vrai de vrai, cent pour cent pur jus
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Sam 21 Jan - 21:43

Oh la la, A l'ombre des jardins... J'aurais dû appeler ça "A l'ombre de nos cœurs", parce qu'il y a trop de révélations dans ce rp, des deux côtés, de lâcher prise, et c'est toujours le cœur qui lâche les petits secrets sincèrement, pas l'esprit. Bon allez, je vais commenter un peu tout ça... vous pouvez pas savoir comment je suis surexcitée, vous allez me tuer avec vos rps !

Lucie a écrit:
A la vérité, la liberté ne s'envisage pas. C'est une impossibilité absolue, un mirage, une cruelle farce. Car l'homme n'est pas libre, comment pourrait-il l'être, d'ailleurs ? Lui qui est souillé de pensées, immobilisé par ses sentiments et condamné par ses choix, ses actes. L'homme est mortel, terriblement mortel. Faible, un rien a le dessus sur lui. Dans cette mesure, comment s'affranchir lorsqu'une épée de Damocles pèse constamment sur votre tête ?
J'ai frissonné quand j'ai lu le début parce que ça m'évoque beaucoup de choses, ce bout de paragraphe. Vous avez dû le deviner, la "Liberté", c'est un des grands fantasmes Léaien :p et comme Linou, Léa se heurte à la réalité : on n'est jamais parfaitement libre ; et en bonne perfectionniste, c'est frustrant. Non, en tant qu'humain, tout simplement, c'est frustrant, ça me donne l'impression d'échapper à moi-même, à ma volonté, de voir les choses se répéter en boucle sans rien pouvoir y faire, et pourtant en croyant pouvoir y changer quelque chose, en pensant vraiment "je vais être libre", alors que tout ça c'est bien abstrait, ça nous échappe. Bref, très beau paragraphe Lucie, ça commence trop bien !

La description du portrait est magnifique aussi et j'avoue, j'avoue, j'ai souri en voyant la jalousie d'Isabelle xD
Lucie a écrit:
Etrangement, elle exécrait le dessin, et pourtant l'adorait. Jalousement, elle avait envie de le froisser, de l'arracher ; tout pourvu que disparaissent cette cascade de cheveux noirs et ses yeux rieurs. [...] Cette femme était splendide.
En vrai je souris parce que je trouve ça trop mignon Lucie, ne commence pas à rager et à m'insulter :p

Lucie a écrit:
Finalement, il se décida à s'asseoir, à lui faire face, à ne pas la fuir... Mais pour combien de temps encore...
Vous savez, avant Expiation, je ne shippais pas, je ne fangirlais pas (enfin moins pour le fangirlage). Mais ça, c'était avant. Maintenant, quand je lis ça, j'ai un sourire débile imprimé sur ma face de shippeuse ♥

Lucie a écrit:
Parfois lorsqu'on l'écoutait parler, il semblait qu'Aiden appelait à l'aide, qu'inconsciemment il demandait à être sauvé de lui-même. Un jour peut-être, lui apprendrait-on que le beau génie avait mis fin à ses jours, et cela n'aurait rien d'étonnant. Assurément, elle serait abattue, mais probablement aussi soulagée. Car pour l'un d'entre eux au moins, la souffrance aurait pris fin. Et, elle ne se sentait pas le courage d'être la première à s'y risquer.
Quant au reste du paragraphe, c'est tellement ça oh la la... ça les torture, on les torture, on est horribles et on aime ça :k

Lucie a écrit:
Mais, sans la moindre compassion, il l'avait attaquée sur la mort de sa mère, la piégeant, la poussant au bord du précipice, attendant on ne sait trop quoi. Peut-être qu'elle tombe...
C'est ce que j'aime trop dans Aisa. C'est toujours plus loin, il n'y a pas de limites, ou du moins elles sont trop lointaines, alors ils testent, ils risquent, ils jouent... vraiment j'adore, je trouve ça beau, fou, et ça rend terriblement vivant de s'amuser comme ça avec les règles.

Lucie a écrit:
Comme si elle n'était qu'un jouet... Comme s'il l'avait oublié...
Noooooooooooooon jamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais. C'est trop tard maintenant, too late, he will remember her till the end of time ! (Je le pense vraiment, hein. Déjà parce qu'il oublie pas facilement, et ensuite parce que c'est Isa. ♥)

Lucie a écrit:
Enfin, elle se ressaisit ; ce n'était là que les réactions d'une enfant, pas celle d'une femme. Ils n'avaient couché ensemble qu'une seule fois, ne s'engageant à rien. C'était d'ailleurs ce qu'ils avaient tous les deux cherché, cette fameuse nuit : la liberté.
C'est trop mignon, on dirait une adolescente ! J'aime vraiment trop trop trop Isa, c'est un personnage du tonnerre, hyper touchant, même quand ça concerne des trucs pas forcément euh... "tristes", je trouve. Enfin, Isa, elle nous touche, parce qu'elle a quelque chose de terriblement vrai. Elle pourrait vivre parmi nous, on remarquerait même pas que c'est le fruit d'une imagination !

Lucie a écrit:
« Prêt à tout entendre ? Vraiment ? Et si je n'avais pas envie de parler... ? Ou, si je décidais d'être honnête. Peut-être trop... » Son regard chercha le sien, furtivement, elle se pencha à sa rencontre. « Je ne veux pas parler Aiden Ruthendell. Je veux que le silence m'étreigne ici, mais aussi là... » Elle désigna d'un geste bref sa tête, elle voulait faire taire les voix de sa conscience. Être enfin, seule, apaisée... Pouvoir oublier pour quelques instants. « Et je veux que toi aussi tu m'étreignes, que tu me combattes... Me blesser, sans m'épargner. » Si quelqu'un devait briser sa volonté, ce devait être lui, le paria. En échange de quoi, elle lui offrait son secret, terrible et précieux à ses yeux, insignifiant pour lui. « Mon père est vivant. »
Et je veux que toi aussi tu m'étreignes... Alors ça c'était interdit, Lucie. Interdit ! XD Tu triiiiiiiches oh la la tu triches. Mais vas-y, j'ai le goût du risque, j'accepte le jeu, alleeeez !
Et le papa vivant... pfiou en vrai quand elle a dit qu'elle allait être trop honnête, peut-être, je me suis dit "soit elle va balancer pour son père, soit pour le bébé". Et pouf. Mais c'est bien que ça soit le père. Même si je suis super impatiente pour le bébé, c'est pas le moment, ça aurait sonné faux, ou pas juste, non, le père c'est très bien. Je sais pas encore comment il va réagir à ça, mais t'en fais pas pour la longueur, j'ai laaaargement de quoi répondre (de toute façon avec Aiden c'est fastoche, je lance le blabla et hop !).

Ah mais j'étais tellement à fond dans la lecture que j'ai oublié de lire le spoiler à la fin quoi x) Oui non mais t'inquiète j'ai une patience à tout épreuve ! (bon des fois je trépigne mais au final j'attends sagement x)) Et il est très bien comme ça ce post, je suis contente qu'Isabelle n'ait pas répondu à tout, ne se soit pas lancé dans des discours métaphysiques. Je crois que c'est ce qu'il fallait. Un truc tout simple, pour relancer correctement, pour donner une autre impulsion. (et par contre... pourquoi "#ComplexeD'Oedipe XDDDD" ? J'ai pas compris XD)
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Mar 28 Mar - 19:31

BOUYYYYYYYYYYYYYYAHHHHH #MARIONCITATIONS !!!! :D

http://expiation.forumactif.org/t508-elizabeth-william-echanges-epistolaires#4774
William a écrit:
Et la perspective d'une vie normale, d'une reconnaissance de nos pairs au lieu de notre discrétion d'Ombrageux, est plus que tentante.
Mais je peine encore à m'y abandonner complètement. Paix ne signifie pas absence de problèmes, et je doute que la politique de Katharina plaise à tous. J'attends de voir ce qu'elle réserve à Vivendale.
Aller bim, Marianne et son talent !

William a écrit:
Les Nobles trouveront toujours à sauver leur peau, je ne m'inquiète pas pour eux.
Mouahahah

William a écrit:
Lors de nos discussions, nous sommes obligés d'admettre que nous ne sommes pas fait pour évoluer en société hors de notre groupe, ni pour passer nos journées au Village à se tourner les pouces. À part ceux qui s'organisent autour d'une possible rébellion, nous sommes démunis et inutiles. Au moins, sous les Trois, nous avions un but.
Superbe résumé des événements. C'est exactement les mots que je cherchais à mettre sur cette idée

William a écrit:
Son identité va te surprendre ! Il s'agit de Serena Scots.
Double Mouahahah XD

William a écrit:
Je préfère conserver mon indépendance et faire ce que bon me semble. D'autant plus que Katharina n'a donné aucune indication concernant l'application disons "pratique" de ce mariage.
Et là j'ai une vision futuriste. Serena sur le pas de la porte avec un tablier de cuisine plein de farine, le sourire fade, le regard flou à peine posé sur la silhouette fantôme de son époux qui quitte leur chaumière sans un coup d'oeil en arrière. Une vie sans sentiment ... Du moins je l'espère niark niark... :k

William a écrit:
Je souhaitais lui annoncer il y a quelques jours, mais la soirée s'est déroulée sans que j'en trouve l'occasion. Ou plutôt, elle avait l'air tellement heureuse que je n'ai pas trouvé le courage de rompre cette félicité. Mais je sais bien que sa réaction va être terrible et je ne sais comment y faire face.
... l'inévitable colère/déprime d'Aria

William a écrit:
Tiens moi au courant au sujet de ta fille et prends soin de toi,
William
Toujours adorable ce Will :3

Merci Marianne !!! Première lecture qui met l'eau à la bouche !!


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Mar 28 Mar - 19:46

http://expiation.forumactif.org/t393-entrechats-du-temps-lorna-et-caliel#4788

Caliel a écrit:
A ces blessures-là. Dans la pénombre de la chambre, elles reviennent. Elles rampent contre les murs, avides et perfides, puis fondent vers les corps et dévorent les cœurs. On les a oubliées, parce qu'on finit toujours par oublier nos blessures. Le temps les polit, la raison les estompe. On laisse faire. On laisse faire, parce que c'est tellement plus simple de ne pas souffrir. Parce que c'est normal, de ne pas vouloir souffrir. Alors tout s'écoule et tout s'envole, tout se noie et tout se perd.
Oh putain comme ça fait du bien de relire Léa *-* C'est tellement bien !

Caliel a écrit:
Elles sont simplement trop profondes, enfouies sous les chairs, enfouies sous les peurs, enfouies sous les sangs, enfouies sous les colères
Pfiouuu

Caliel a écrit:
Elles demeurent, étouffées, jusqu'à devenir étouffantes, dès lors que l'occasion se présente. Elles enlacent et pénètrent, tentaculaires, jusqu'aux poumons, jusqu'à les assassiner dans leur propre sang. Caliel étouffait. Elles l'étouffaient, serraient, ne lâchaient pas. Il allait mourir... Merde, il allait mourir !
Je peux même pas choisir une ou deux phrases à citer ...

Caliel a écrit:
Et c'était peut-être cela, aussi, qui avait poussé l'Ombrageux à embrasser l'Empoisonneuse. Ils n'avaient plus rien en commun ; et les sentiments qui avaient pu exister avaient dû mourir.
*-*

Caliel a écrit:
Caliel sentit les mains de Lorna glisser dans sa nuque et ses bras l'attirer à elle. Ses pieds glissèrent sur le sol et se rapprochèrent des siens. Sa poitrine respirait contre la sienne. C'était le début de la réunion ; communion nouvelle des esprits vieillis. Mais, soudain, il détacha ses lèvres des siennes, la repoussa et se propulsa en arrière. Les cheveux emmêlés et les yeux effarouchés, il la dévisageait comme l'aurait fait une bête sauvage. Un ange passa. « On n... » Il s'interrompit. « C'est pas ce que je voulais faire. On ne peut pas faire ça. »
Je suis trop heureuse ! Pas que Caliel l'ait repoussée (ou si un peu ? :k), mais que je lise ce rp ! C'est juste trop bien et expia m'a trop manqué, vos perso m'ont trop manqué ♥

Caliel a écrit:
Il ferma les yeux et plissa les paupières. Fausse note. Le piano déraillait et les violons s'étranglaient. Puis, il releva la tête, et reporta son attention sur elle. « Qu'est-ce que... pourquoi tu fais ça ? » Ça ; c'était son métier, la vie qu'elle menait, toutes les suppositions qu'il pouvait en tirer.
Le changement de sujet, le virement de situation.. je sais pas trop pourquoi mais cette phrase, cette réaction, ça rend Caliel tout mignon et ça le met à nu. On dirait qu'il est à vif, sans armure, et qu'il sait pas comment s'en sortir. Il est pris au dépourvu, un peu seul dans sa connerie. Le baiser à peine terminé et il l'associe à une erreur qu'il essaye de contourner à défaut de pouvoir l'effacer. C'est chou.
La réaction de Lorna, j'imagine déjà x) Soit elle est super énervée (contre elle-même pour s'être laissée aller, contre Caliel pour l'avoir embrassée ou pour l'avoir repoussée) et elle le tue, soit elle fait comme si de rien n'était et elle blablate avec son vieux poto, soit elle se barre en courant parce qu'elle sait pas comment affronter ça sans le tuer x)

Magique ce rp ! J'ai trop hâte de voir la réaction de Lorna !!!!!!!!!!!!


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Mar 28 Mar - 19:55

http://expiation.forumactif.org/t524-demain-en-mains-freyja-clarence#4780

Tu vois le texte en rime, et là tu meurs déjà parce que tu sais que ça va être super beau ..

Célia a écrit:
Je suis l’exposition de ses sentiments.
L’expression de ses peines, de ses tourments.
Après avoir bu ses pleurs, j’ai pompé ses peurs,
Et c'est avec peine que j'ai tari ses larmes.

Mais Clarence s’alarme.

Séparée de son précieux carnet suite à sa capture par les témériens, il ne lui sera pas rendu lors de sa libération.
Il regorge de secrets.
De peur de voir son intimité étalée, la blonde sera prête à tout pour le retrouver.
Et limiter la casse.

Cependant, lui passe.
De mains en mains.

Demain en mains.
Une affirmation prenant des airs de promesse.

POPOPO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Alors là je suis dans la meilleure ambiance possible pour lire le post suivant :D

Clarence a écrit:
Autrefois, ils avaient la couleur du ciel, et rayonnaient de ce pâle éclat d’été, de cet alliage d’or et d’azur emmitouflé de nuages cotonneux, vous invitant au voyage. Autrefois, l’un vantait leurs richesses et l’autre leur élégance ; et leurs plis soyeux, attirant irrémédiablement vos yeux, éveillaient en vous une envie revêche et ébouriffée, qu’il était impossible de peigner, de lisser. Rebelle, la coiffure de vos émotions vous tourmentait dans toute son impulsivité, sa vulgarité enfantine. Mais aujourd’hui, les atours de Clarence avaient fané et défraichi tant elle les malmenait, trainant ses jupons dans les plus sombres recoins de Vivendale après en voir arraché la dentelle, les fanfreluches lui rappelant son rang déchu, ses possessions perdues, ses attentes déçues. Ses mains rougies, abimées par le froid et sa perpétuelle caresse, habillées de la boue venant avec la misère, s’emparèrent des lambeaux bleutés lorsqu’elle traversa l’allée. Les traits tirés, durcis par ses longues semaines de geôle, de pain et d’eau, Mlle Wellington était méconnaissable. Mais de l’assurance elle n’avait cependant que l’apparence ; l’esprit baigné de larmes.
Oh mon dieu Célia... C'est magnifique

Clarence a écrit:
Faisant claquer les talons de ses bottines sur les pavés, elle se réconfortait à l’idée que tout serait bientôt terminé, d’une façon ou d’une autre. Elle n’avait plus l’impression d’être, plus l’impression d’exister. Ballotée d’une rive à l’autre, elle avait été capturée comme un animal, et enfermée en vulgaire canidé des jours durant. En chien errant elle s’était traînée, forcée de manger tous les jours dans cette même gamelle sans verre ni couverts. En chien de fusil elle s’était couchée, se brisant les os sur ce lit de paille mouillée, qu’elle n’aurait osé présenter au plus gueux de ses ouvriers. En bête et hébétée elle avait vécu, blessée dans son amour propre et pourtant en mal d’amour. Dépossédée psychiquement comme physiquement.
Je sais même pas quoi dire.

Clarence a écrit:
Cette grande perche blonde hautaine aux allures de guerrière.
Comment elle t'amène ça x)

Clarence a écrit:
L’esprit baigné de larmes.
Je sais même plus comment complimenter tes textes. Tout est joliment dit, tout est pensé, repensé, contre-pensé. On voit que tu t'appliques à chaque fois, comme si tu faisais tout doucement ta petite oeuvre d'art pour régaler les yeux. C'est tout simplement superbe



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Sam 13 Mai - 12:57

http://expiation.forumactif.org/t536-would-you-lay-with-me-and-just-forget-the-world-ft-luke-aria#4822
Les chouchous *-*

Cem a écrit:
Les âmes vagabondent, se trouvent, se perdent... mais se retrouvent toujours.
Hihi ? J'aime cette référence !

Clem a écrit:
Le premier titre j'allais mettre un truc genre Find Charlie puis j'ai pensé au livre " Trouver Charlie" ou " Mais où est Charlie ? " là où y-a un petit Charlie rouge caché dans les images et je me suis tapée un délire toute seule c'était magique.
Clémence tu me fais délirer XD

Clem a écrit:
Le feu dansait doucement, ballet mortuaire où en quelques virevoltes de flammes, le bois se mourrait en cendres, et pourtant, dans cette lente agonie, le bûcher avait quelque chose de réconfortant, d'apaisant même. Les flammes se mouvaient lentement sous ses yeux dans un macabre spectacle où le crépitement du bois mourant se mêlait à la sérénité morbide embaumant la pièce. Assise par terre devant la cheminée, elle se trouvait comme envoûtée par le spectacle. Elle avait prit l'habitude de venir ici le soir, une fois Mel et Luke couchés
Ce début ! C'est super Clémence !

Clem a écrit:
Alors elle restait là quelques temps, observant le feu s'endormir en même temps qu'elle
Joli !

Clem a écrit:
Arianna ne s'étonnait plus de cet épuisement, Vivendale semblait empêtré dans une léthargie épidémique.
Wouh !

Lélé a écrit:
Les jours passaient, emprunts d'une fadeur sans égale. Ils défilaient, un à un, comme autant de petits cailloux jetés dans une mare : même effet, même monotonie, même noyade. Ils s'évanouissaient pour mieux laisser voir les ridicules vagues qu'ils produisaient. La routine les tuait.
Luke en action ohlala !

Lélé a écrit:
Il devait vivre, continuer, persévérer, pour eux et pour lui, et parce que les efforts finissent toujours par payer. Il était épuisé, mais il n'avait pas le droit d'abandonner. Plus encore, il n'en avait pas envie. La détermination demeurait un trait inhérent à sa personnalité, et il n'avait qu'à la cultiver plus que de coutume. Il tentait de se convaincre ; il le fallait bien.
Aller, je l'aime

Lélé a écrit:
Aria devait avoir quitté ses draps pour se lover devant. Il ne lui posait pas de question - il n'osait pas -, mais chaque matin, à l'aube, il la trouvait allongée devant les cendres froides, et il ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement, juste là, dans la poitrine.

Lélé a écrit:
Les temps avaient changé : ils étaient bien loin des enfants de l'époque, qui couraient dans les rues, qui jouaient dans les ruisseaux, qui grimpaient dans les arbres, qui, partout, promenaient avec eux joie et bonne humeur. Oh, Luke n'était pas de ceux qui perdaient le sourire à la moindre mauvaise nouvelle, au contraire ! Mais la lueur s'était éteinte. Et chez Arianna aussi, cette étincelle semblait morte.

Lélé a écrit:
Parce que c'était ce qu'on faisait dans les familles ; parce que c'était le rôle d'un frère.
Lukaria ♥ Ouhh ils sont trop chou tous les deux


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Sam 13 Mai - 13:54

http://expiation.forumactif.org/t490-will-you-fight-again-tomorrow-rebecca-caliel#4835

Ces gifs déjà *-*

Lélé a écrit:
Il releva la tête, avec cette flamme au fond de l’œil, qui vibrait comme cent cœurs à l’unisson. Les iris verts de Rebecca se posèrent sur les siens.
Et là je suis en train de shipper, oui, rien qu'avec ça x)

Lélé a écrit:
Il la rendit à Rebecca mais, au lieu de laisser sa main filer vers son verre, elle la retint. Surpris, il la regarda, interdit, le visage certainement coloré de ces teintes carmines qu’on exècre tant. Il ne bougea pas, et reprit le contrôle de son membre seulement lorsqu’elle le lâcha en le remerciant. « De rien… » souffla-t-il, légèrement troublé. Elle planta son regard sur sa chope, et lui prit la sienne pour en boire une grande gorgée. Quelques minutes s’écoulèrent, dans un silence presque gênant. Il songeait encore à ce qu’elle avait dit, et il lui fallait les mots pour lui expliquer, pour parler sans se révolter.
J'ai le sourire tutulu ♪

Lélé a écrit:
Je sais comment c’est, vous savez. J’ai vécu dans l’Enclave. Et aujourd’hui, je ne peux qu’en avoir honte.
Je sais pas pourquoi mais cette phrase me fait une boule dans le ventre. Peut-être parce que finalement, je me suis attachée à notre Enclave et c'est triste de voir que Cal la déteste

Lélé a écrit:
Je n’aime pas faire de grandes généralités sur les Hommes – je n’en ai pas vraiment la légitimité, et je trouve ça idiot – mais ça… je n’en ai pas vu un seul qui ait refusé quoi que ce soit, même si cela pouvait priver un autre.
Caliel, philosophe

Lélé a écrit:
« Pour toutes ces raisons, je ne peux pas parier sur Katharina. Peut-être qu’elle fera de grandes choses, mais comment garantir qu’elles seront justes ? Qu’elles ne seront pas liberticides ? Regardez les procès ! Elle en a épargné des mauvais, et sacrifiés des bons ! »

Lélé a écrit:
C’était le sacrifice de plusieurs vies. Celles de ses parents, celle de Caelan, celles de ses amis. C’était aussi le sacrifice de toute une vie : la sienne. Bientôt trente ans, et toujours pas de femme, toujours pas d’enfants, trop peu d’attaches : il était toujours cet orphelin qui s’était exilé dans l’Enclave.


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