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Les citations du forum

losing a battle... still fighting for the war
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Vrai de vrai, cent pour cent pur jus
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Sam 20 Jan - 22:24

http://expiation.forumactif.org/t547-beautiful-doom-ft-aiden-teresa#5119

Clémence a écrit:
Délicieux nectar, elle en savoura chaque gorgée, déstabiliser Aiden était meilleur qu'un bon vin. Cela laissait un arrière goût de victoire qui s'éternisait délicieusement en bouche. Son sourire qui s'effaçait, ses sourcils froncés, le claquement de la chope, elle savourait avec satisfaction chacune de ses saveurs, les saveurs de la surprise d'autrui. Surprise, déstabilisation, hésitation, gêne, le tout formait un cru exquis. Et elle ne se contentait pas d'y goûter, elle y étanchait avidement sa soif, buvant d'un trait dans le calice du malice. Elle passa sa langue sur ses dents alors qu'un sourire non contenu se dessina sur ses lèvres moqueuses.
Je faisais exactement la même tête que Teresa en lisant, j'adore XD et c'est super bien écrit !

Clémence a écrit:
Elle fronça les sourcils, aussi surprise qu'insatisfaite par sa réponse. Elle fronça le nez, déçue, elle s'était attendue à qu'il réplique, bataille, pas ça... L'abandon avait un goût âcre en bouche, détestable aussi bien pour celui qui abandonne que celui contre qui il jette l'éponge.
MOUAHAHAHA

Clémence a écrit:
Ah ! Il pivota vers elle, l'air déterminé, un sourire espiègle collé sur les lèvres. Elle haussa négligemment les épaules en esquissant le même sourire que lui, ils étaient le reflet l'un de l'autre, pareil, chacun d'un côté du miroir, piégés dans deux mondes différents.
Je suis fanatique de ce duo, mais vraiment XDDD HOMO HYSTERICUUUUUUUUS

Clémence a écrit:
Elle se demanda comment cela se passerait à présent, maintenant qu'il n'y avait plus de nobles et plus de villageois, comment se dessinerait la nouvelle élite, le nouveau petit peuple ? Qui s’élèverait, et qui tomberait ?
Hum, bonne question, bonne question !

Clémence a écrit:
Elle, elle s'élèverait, elle le faisait toujours, et Aiden aussi. Ils ne se contenteraient jamais d'être en bas, ils avaient ce besoin, cette urgence de monter les échelles, de devenir le meilleur.
TEAM PRÉDATEURS !!!

Clémence a écrit:
Elle manqua de s'étrangler avec sa gorgée et toussa tandis qu'elle reposait sa chope.


Clémence a écrit:
« Il y-aurait bien cet homme. » Les commissures de ses lèvres remontèrent doucement. « Très élégant, intelligent, très intelligent, stratège même, manipulateur, vicieux. Dangereux. » Elle marqua une pause, un sourire sombre collé aux lèvres. « Plus que du charisme il a quelque chose...quelque chose de magnétique tu vois. » Son doigt s'arrêta de tourner sur le bord de la choppe et elle leva son regard vers Aiden. « Mais tu sais, il a déjà quelqu'un, cette Juliet et... » Elle se mordit la lèvre inférieure, réprimant un rire tandis qu'elle tentait de finir sa phrase, en vain. Elle pouffa, arrêtant son numéro en cours, avant la fin initiale. « Très bien, j'avoue, c'était bas ça aussi. »
Là je me suis écroulée de rire XDDD

Clémence a écrit:
La mort l'entourait de ses bras, l'étreignait avec douceur tandis qu'elle étranglait d'autres. Elle était sa fille et sa servante, gonflant ses rangs dans le monde d'en bas, ou d'en haut, cela importait peu pour elle, où ils allaient, ils partaient c'était tout.


Clémence a écrit:
« Parfois faut pas aller très loin Aiden, pour voyager. »
Noooon cette phrase elle m'a trop touchée

Clémence a écrit:
« Regarde toi et la fille Hart. »


Clémence a écrit:
« Les deux parias de la haute-société, je ne suis pas étonnée après qu'on dise que vous êtes partis ensemble dans ses appartements après l'une de ces petites soirées mondaines, que je l'ai vu se terrer dans ton atelier après ton départ. » Elle se souvint de ce jour, elle l'avait suivi, l'observait, quelle avait été sa surprise en voyant la Hart entrer dans l'atelier de l'inventeur. « Pauvre petite chose fragile, laisse moi deviner, une nuit ensemble et tu as bouleversé son monde. A croire qu'elle est éprise de toi, tout comme l'est ta Juliet. » Elle poussa un soupire. « Ils vous en faut peu vous là haut pour partir dans de grands émois. » Elle tourna la tête vers l'inventeur, décidant d'en venir au fait. « Je connais sa soeur, mais pas elle, et j'étais prête à accepter ce contrat mais depuis... » Elle haussa les épaules. « ...je me dis qu'elle est peut être plus intéressante vivante. » Elle esquissa un sourire qu'il ne verrait pas dans l'obscurité. « Je te laisse choisir ! Allez Aiden, choisis, découvre ce que c'est que d'avoir le choix, vraiment le choix, ces choix sales, qui jouent avec la mort pour de vrai, pas comme tes p'tits jouets de guerre. La vraie vie, hors de la tour, c'est ça. Alors, que choisis-tu ? L'épargner ou la tuer ? »
OUI. OUI. OUI. HYSTERIE. FOLIE. PAS D'ACCALMIE. HIIIIIIIIIIIIII MOUIHIHIIIIIIIIIIIIIIIIII
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Dim 21 Jan - 1:44

WHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAT ???



http://expiation.forumactif.org/t583-the-best-things-are-easy-to-destroy-jaiden#5121

Citation :
La pluie clapote sur les toits. Les silences serpentent entre les gouttes. Les gémissements secouent les corps. La pensée de la mort fige les esprits. Les cœurs battent. Est-ce la fin ? Les divins ce sont-ils lassés de leurs pantins ? Aiden tourne en rond. Lion dans sa cage. Lion solitaire. Lion souffrant. La maladie lui secoue les tripes. Il ère comme il a erré depuis son retour. Il ne veut pas retourner dans la Haute-Tour, cette prison dorée. Tout le monde l'exècre, et surtout, il refuse de céder sa part de liberté — si chèrement acquise. Il est à Vivendale, mais il ne l'a finalement dit à personne. Il reste sous le couvert des arbres et, comme un fantôme, hante son passé, avec l'espoir de pouvoir forger une décision et une volonté. Parfois, il s'aventure au village, et dans ses grands moments de hardiesse, pose un pied dans l'Enclave. Il arpente le sentier des souvenirs, les questionnements fourmillant dans son crâne. Son cœur bringuebale au rythme de ses pas saccadés. La pluie trempe ses cheveux d'or. Il marche. Elle est toujours là. La grotte. Et puis, il y a une ombre, il y a Juliet. Ce n'est pas un mirage ; son image accroche sa rétine et une félicité teintée d'horreur le secoue. Il l'a trouvée, la reine des mystères, l'impératrice des secrets, cachée dans ce refuge qu'ils se sont créés.

oh mon dieu
oh mooon dieu .... *bave de bonheur*

*-*


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almost grown
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Dim 21 Jan - 1:45

Mais quelle soirée !!! :DDDD

Spoiler:
 


PS : moi aussi je vous prépare quelque chose ! Pas un rp, un autre truc mais quand même un truc !


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Dim 21 Jan - 13:12

J'avais pas encore lu BD, comme vous le savez... mais Clémence.. WAHOU tu t'es surpassée ! C'est super bien écrit ♥️

http://expiation.forumactif.org/t547-beautiful-doom-ft-aiden-teresa#5119

Citation :
Délicieux nectar, elle en savoura chaque gorgée, déstabiliser Aiden était meilleur qu'un bon vin. Cela laissait un arrière goût de victoire qui s'éternisait délicieusement en bouche.

Citation :
Surprise, déstabilisation, hésitation, gêne, le tout formait un cru exquis. Et elle ne se contentait pas d'y goûter, elle y étanchait avidement sa soif, buvant d'un trait dans le calice du malice.
*-*

Citation :
«Je ne te pensais pas si encline aux bassesses» Ah !
XDXD

Citation :
Ils ne se contenteraient jamais d'être en bas, ils avaient ce besoin, cette urgence de monter les échelles

Citation :
Elle manqua de s'étrangler avec sa gorgée et toussa tandis qu'elle reposait sa chope. Bientôt sa toux se transformant en un rire muet, enfermé entre ses lèvres closes. Elle ne s'était pas attendu à ça.
Oh quel spectacle !!!

Citation :
« Pas vraiment » Elle haussa lentement les épaules. « Enfin... » Elle baissa son regard sur la choppe, son index suivait doucement le cercle de son ouverture. « Il y-aurait bien cet homme. » Les commissures de ses lèvres remontèrent doucement. « Très élégant, intelligent, très intelligent, stratège même, manipulateur, vicieux. Dangereux. » Elle marqua une pause, un sourire sombre collé aux lèvres. « Plus que du charisme il a quelque chose...quelque chose de magnétique tu vois. » Son doigt s'arrêta de tourner sur le bord de la choppe et elle leva son regard vers Aiden. « Mais tu sais, il a déjà quelqu'un, cette Juliet et... »
Hein ?
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il se passe là ? WTF ?!!!!!!!!!!!!

Citation :
Elle pouffa, arrêtant son numéro en cours, avant la fin initiale.
La peur de ma vie putain XD Je rigole nerveusement toute seule XDXD

Citation :
Et en vivant, tandis que la gosse serait morte, elle aurait gagné la plus exquise des victoires. L'inventeur lui demanda si elle avait des plans, si elle comptait se joindre aux rebelles sûrement. La jeune femme haussa les épaules. « J'irais où le vent m'emportera, et ma bourse. » Epée-louée, mercenaire, elle vendait ses services au plus offrant, un peu comme l'avait fait Aiden avec les Trois.
"Epée-louée" Trop joli !

Citation :
« Et toi ? Quels sont tes plans ? Retourner te terrer parmi les grands, ou bien te laisseras-tu tenter par la facilité du bas-monde ? »
T'as raison, elle parle bien *-*

Citation :
Pourtant, pour avoir un peu fréquenté l'Enclave, elle savait comment les quelques rixes et chanteurs de rue qui étaient habituels ici, étaient exotiques là bas.
Joliii ! Ce post est génial !

Citation :
« Tu vois, tout est plus... intense ici, vivant. » Les gens n'aimaient pas le village, c'était sale, bruyant, mal-peuplé, et dangereux, mais elle, elle l'adorait pour toutes ces raisons.
JOLI !

Citation :
« Parfois faut pas aller très loin Aiden, pour voyager. »
Ohlala, superbe

Citation :
« Regarde toi et la fille Hart. »
Teresa l'espiooooonnnneee ! :o

Citation :
Elle regardait devant elle mais elle sentait le regard d'Aiden sur elle. Où voulait-elle en venir ? Comment savait-elle ? Intérieurement, elle riait doucement
XDXD je l'imagine se replier sur elle-même doucement, une main devant la bouche, les yeux plissés et faire "krrkrrrkrr"

Citation :
Elle se souvint de ce jour, elle l'avait suivi, l'observait,
Haaan mais oui elle l'a espionné !!!! :O

Citation :
« Pauvre petite chose fragile, laisse moi deviner, une nuit ensemble et tu as bouleversé son monde. A croire qu'elle est éprise de toi, tout comme l'est ta Juliet. » Elle poussa un soupire. « Ils vous en faut peu vous là haut pour partir dans de grands émois. »
Wahou. Joli, et poignant. Je sais pas si c'est parce que je sens que Lucie et moi sommes visées (x)) mais ça m'a poignardée

Citation :
« ...je me dis qu'elle est peut être plus intéressante vivante. » Elle esquissa un sourire qu'il ne verrait pas dans l'obscurité. « Je te laisse choisir ! Allez Aiden, choisis, découvre ce que c'est que d'avoir le choix, vraiment le choix, ces choix sales, qui jouent avec la mort pour de vrai, pas comme tes p'tits jouets de guerre. La vraie vie, hors de la tour, c'est ça. Alors, que choisis-tu ? L'épargner ou la tuer ? »
QUOI ??? C'EST QUOI CE DELIRE ??? AIDEN VEUT TUER ISA ??? QUI VEUT TUER ISA ??? QUI A DEMANDE A TERESA DE TUER ISA ????
*sort sa hache de guerre*


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almost grown
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Dim 21 Jan - 22:22

OH MON DIEU OH MON DIEU
Comme d'hab j'pense pas être très loquace en citant. Ca va être le basique, apocamarionparcequejaidenc'esttropbienetléaestunedéesse

http://expiation.forumactif.org/t583-the-best-things-are-easy-to-destroy-jaiden#5125

Citation :
I'M THE KIND OF TROUBLE THAT YOU ENJOY
Je suis déjà en transe, entre le rire diabolique, le rire euphorique et le rire impatient

Citation :
L'écho de ses pas bruissait à travers le bois. La pluie frappait les feuilles dans une cacophonie apaisante, si bien que ses tambours masquaient le chant des étoiles. Il s'était souvent allongé, sur le tapis de mousse et de feuilles mortes, pour scruter, entre les ramures garnies, la parure argentée de la nuit.
joli *-*

Citation :
Elles mordaient sa sensibilité comme des bêtes affamées et son cœur éclatait devant les beautés d'un monde éthéré.
wahou

Citation :
Il s'arrêta près d'une souche mourante et s'y laissa tomber. Partout avec lui, le génie traînait un sac. Tous les trois ou quatre jours, il descendait jusqu'au village, un capuchon rabattu sur le visage, et versait quelques sous pour du pain sec et des légumes. Il essayait d'y respirer le plus doucement possible, parce que tous souffraient d'un mal ardent.

Citation :
Pourtant, depuis deux jours, il sentait les mêmes symptômes vriller son corps. Il se saisit du pain et le croqua. La mie dans sa bouche fut comme une délivrance ; de courte durée, car déjà, un dégoût pour la nourriture l'envahissait.
*lui tape la main* NE MANGE PAS CA !

Citation :
Il n'avait jamais été un garçon très solide.
Oh mon dieu XD C'est mal mais je ris XD

Citation :
es muscles étaient fins et secs, et seule une petite couche de graisse couvrait ses os, juste assez pour qu'il n'eût pas l'air trop mince. Cependant, désormais, ses côtes saillaient comme celles d'un vieux chien abandonné aux affres de la rue.
Et là ... j'me sens hyper mal
Montagnes russes de sentiments ...

Citation :
le squelette de sa figure angélique ressortait, comme une annonce de sa mort proche
.....................................

je suis une loque

Citation :
Des cernes déchiraient ses paupières et ses yeux vitreux ployaient sous l'intensité trop claire ou trop sombre du décor. Ses doigts tremblaient, son pied d'ordinaire si sûr se dérobait parfois sous son poids. Il faiblissait.
putain

(on va sauter les commentaires sur cette partie parce que je vais mourir de chagrin)

Citation :
Le tonnerre mugit, et un éclair blanc déchira le ciel. L'averse redoubla d'ardeur. Un frisson virulent griffa son épiderme. Il marmonna quelque chose, tira sa capuche sur son visage, puis fit volte-face, courut-claudiqua jusqu'à son sac, le jeta sur son épaule, et disparut à travers les bois. Les cieux se déchaînaient. Leurs cris de colère se répercutaient en écho jusqu'à l'indiscernable horizon. Les arbres, comme une réponse pour la terre, vibraient, et au moindre coup trop violent, leurs branches cassaient. Les orages d'été avaient la puissance de ceux qui étaient restés trop longtemps paisibles, et qui ce faisant, avaient accumulé toutes les ires, toutes les rancunes et toutes les haines. Un sourire tira ses lèvres sèches, parce qu'il songeait qu'au Village, et dans l'Enclave, la maladie et le temps violent devaient être attribués à un mécontentement des Dieux. Il avait ouï les on-dits. Beaucoup voyaient dans ces manifestations pseudo-divines une remise en question de l'autorité et de la légitimité de la reine aux cheveux d'argent. Cette simple pensée le galvanisa, car elle lui apportait la satisfaction d'une semi-promesse : la tyran tomberait.
Son pas se fit plus sûr, plus rapide, et il se laissa même aller à chantonner les paroles d'une chanson de marins. Il l'avait entendue à nouveau lors de son périple : elle avait fait remonter des souvenirs évasifs. « Ma liberté, longtemps je t'ai gardée comme une perle rare. Ma liberté, c'est toi qui m'as aidé à larguer les amarres. On allait n'importe où, on allait jusqu'au bout des chemins de fortunes. On cueillait en rêvant une rose des vents sur un rayon de lune... Hm-hm-hm-hmmm... » Il se pencha pour grimper un petit talus, et il lui sembla alors reconnaître les lieux.

En haut d'un petit promontoire trônait une cavité dont on ne distinguait pas l'intérieur. En contre-bas, un ruisseau coulait. Aiden se laissa glisser jusqu'à lui, prit de l'eau dans le creux de ses mains, l'aspira, puis recracha. Le goût âcre s'évadait. Il répéta l'opération trois fois. Il savait où il se trouvait. Comme il relevait la tête, il scruta à nouveau la pénombre de la grotte. Autrefois, un feu y brûlait, certains soirs. On pouvait même y entendre des voix, des chuchotements percés de quelques rires. Toutefois, personne ne venait par ici : l'antre de pierre avait toujours constitué une excellente cachette. Une cachette où ils pouvaient se murmurer leurs secrets, leurs peurs, leurs sentiments, leurs joies. Une bulle dans leur quotidien, une échappatoire aux Trois et aux obligations, la métaphore de faibles révoltes d'adolescents. Parfois, Juliet se lovait près du feu, alors il passait ses bras autour d'elle, et ils ne repartaient qu'à l'aube.
Le regard toujours fixé sur la grotte, il se redressa. C'était il y a longtemps... neuf, dix ans ? Pourtant, lorsqu'il se mit à marcher vers l'entrée, il eut à nouveau la sensation d'avoir dix-huit ans. Des ailes papillonnaient dans son dos, et son esprit insouciant voletait autour de son âme amoureuse. Il s'arrêta sur le seuil, scruta la pénombre, crut voir une ombre, se figea. Elle était recroquevillée dans un coin. Mirage ? Il cligna des yeux. C'était elle. Son cœur fit un bond.

Juliet était la lune d'Aiden. Et la lune et l’océan, toujours liés, toujours enchaînés, dansaient sans cesse, pourchassaient les avancées et les retraits, se fuyaient et s'accrochaient dans une valse désemparée. Où qu'il allât, quoi qu'il fît, il lui revenait. Il voulait se démener, il soulevait les vagues, il agitait l'écume, cependant, fasciné par son tendre éclat, le fils de l'océan trahissait son père, inévitablement. Il voulait surgir des mers et les libérer ; il retombait toujours en arrière, dans une mousse blanche et pétillante. « Juliet... » Il avait souvent pensé à elle — était-elle partie ? que faisait-elle ? comment allait-elle ? était-elle malade ? était-elle morte ? elle n'en avait pas le droit, pas sans lui. Il s'était demandé si elle avait reçu sa lettre, si elle l'avait lue ou si elle l'avait brûlée. Il avait voulu la chercher et le lui demander, puis il s'était résigné, il s'était rebellé : si elle voulait lui parler, elle savait où le trouver. Il n'envisageait pas, même le temps d'une seconde, qu'elle eût pu ignorer qu'il était revenu. Il avait préféré se noyer dans l'incertitude. Au demeurant, avait-il vraiment envie de lui poser cette question ? Sur le papier, il avait inscrit ses mots avec la force de son cœur. Il avait envoyé immédiatement ce courrier, dans la peur de se rétracter s'il attendait trop. Si elle ne l'avait pas reçue... aurait-il la force de lui redire les maux qui le torturaient ? Probablement pas. Jamais. Il avait saisi l'étincelle de courage qui avait volé devant ses yeux. Elle ne reviendrait pas.
Il restait devant l'entrée, coincé par une hésitation paralysante. Sa silhouette se découpait sur le fond bleuté de la nuit. Enfin, il leva la main, retira sa capuche, et fit quelques pas. La lune et l'océan. L'avancée, le retrait. Le sac, le ressac. Le plein, le vide. Le vide, le plein. Le ressac, le sac. Le retrait, l'avancée. « Tu n'as pas lu ma lettre, j'imagine. » Le bouclier d'agressivité pour se préserver de l'hécatombe des sentiments. Il aurait voulu rester debout, mais il sentait ses jambes faiblir. Il s'approcha encore de quelques pas. Ensuite, il s'assit lentement, en tailleur, et la dévisagea. Elle était malade ; la constatation lui perfora le cœur d'une inquiétude angoissante. Pourtant, il posa sur elle un regard qui se voulait neutre et tranquille. Ressac. Une lueur y vacillait, maladroitement suspendue aux iris, prête à déferler, à tout engloutir, à tout détruire, prête à sombrer. Sac.
VOILA VOUS ETES CONTENTES?!

Je suis aussi triste qu'heureuse, aussi en colère que béate d'admiration
Magnifique, super post ...

dans ces cas-là mon coeur vole en millions de petits éclats d'amour.
♥♥♥

en fait Léa, tu veux que je retapisse ma chambre de tes posts c'est ça ?


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Mer 24 Jan - 16:42

http://expiation.forumactif.org/t547-beautiful-doom-ft-aiden-teresa#5127
Encore un message très bien fait ♥️

Citation :
Les attaques glissaient sur son orgueil comme la pluie sur le roc ; elles percutaient son esprit avec la force d'une comète, et de la collision ne ressortait qu'un sarcasme aiguisé.
super joli

Citation :
La question lui chatouillait la langue, cependant les regards ardents qui griffaient leurs dos le dissuadèrent de l'interroger ici-même.

Citation :
Il avait la patience du chasseur. Un sourire carnassier déchira sa bouche lorsque Teresa manqua de s'étouffer avec sa boisson.
j'adore xD

Citation :
Un rictus moqueur barra son visage. « Ceci dit... » ajouta-t-il en levant le doigt. « Je retiens les compliments. »
là j'ai ri parce qu'Aiden soulève ça divinement, et j'ai imaginé la scène tant c'était bien écrit, superbe ! x))

Citation :
Oh, il pourrait probablement lui être utile. Il pourrait sûrement « s'épanouir » sous ses ordres. Pourtant, par simple esprit de contradiction, par mauvaise foi, par orgueil égratigné, il refusait cette possibilité. Au-delà de cela, il n'était pas certain de vouloir se placer une nouvelle fois sous l'autorité de qui que ce fût. Peu à peu, il lui semblait qu'il renouait avec sa liberté chérie : pourquoi, encore, la sacrifier, se sacrifier ?
Il a une façon de pensée qui rejoint beaucoup la mienne à ce moment-là. L'orgueil... peut-être aussi, que c'est pour ça que j'ai l'impression de pas mal connaître Aiden, on partage ce foutu entêtement

Citation :
Ce n'est pas tant la destination qui m'intéresse que le trajet. Les longues heures sur la route, au creux des vagues, sur les chemins sinueux des montagnes, au cœur des plaines... et tous les imprévus que ça engendre ; les tempêtes, les avalanches, les rencontres, les détours. » L'adrénaline, le risque, le soulagement, les légendes, les feux de camp, la respiration des chevaux, les craquements de la coque, le chant de la mer, le ronronnement des montagnes, le soupir des arbres.
magnifique *-*

Citation :
La correction, quoi qu'elle n'apportât rien au fond de la discussion, le soulagea d'une tension.
Tu l'as fait XD j'adore cette phrase !

Citation :
« Et si, j'en ai déjà eu assez, mais pas pour les raiso... » La suite du discours de Teresa l'interrompit net. Il posa sur elle des iris verts aussi intrigués que suspicieux. Comment pouvait-elle savoir ?
Exciteeeedddd

Citation :
Aiden manqua de se figer, et eut la sensation de fournir un effort énorme pour continuer à marcher normalement. « Dans mon atelier ? » articula-t-il, comme s'il désirait qu'elle répétât parce qu'il aurait mal compris. Qu'avait fait Isabelle Hart dans son atelier ? Qu'avait-elle cru y trouver ?
Ohlala c'est trop bien *-*

Citation :
C'était une précaution qu'il avait prise en constatant que les Trois ne se gênaient pas pour y pénétrer
évidemment krrkrr

Citation :
« Une confession sentimentale ? Une petite amourette au coin du feu ? » Une idée le saisit ; il accéléra le pas pour passer devant la brune et se planter devant elle, les bras croisés, un large sourire placardé sur le visage, les cheveux ébouriffés par la brise. Il marchait en arrière. « Un peu fleur bleue, Teresa ? Un penchant pour les drames ? Pas étonnant, tu me diras... il faut aimer le sang et les larmes pour exercer ton métier. »

Citation :
« Les choix sales, comme tu dis, j'en ai fait plein. » rétorqua-t-il sur un ton de défi, en relevant imperceptiblement le menton. « Il est des choses pires que la mort. » Il songea brièvement à tous les abandons dont il était l'auteur, à tous les mensonges, à toutes les horreurs.
Je crois que j'aime beaucoup trop son côté monstrueux

Citation :
Il s'arrêta, plongea son regard dans celui de la sicaire, curieux, atrocement curieux. « Qui est-ce ? Katharina, dans un moment de lucidité ? Jason, dans un éclair de jalousie prédatrice ? Un noble qui croit qu'elle pactise avec les Témériens ? Ou l'inverse ? Des Ombrageux, peut-être... Beaucoup de personnes ont de nombreuses raisons de la vouloir morte, en fait. » Il eut un rictus sarcastique. C'était le lot des parias, après tout.
Punaise Isa .............

Aiden x)
Que du bleu dans ce post... mais quelle pipelette ! x)


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Sam 10 Fév - 18:01

Plus personne ne cite sur ce forum, rien ne va plus !

http://expiation.forumactif.org/t562-contes-expies#5149 ♥️♥️♥️

Citation :
a nuit commençait à tirer son voile sur l'antique cité du Sud. Le soleil, langoureusement, plongeait dans la mer, sur laquelle flottaient quelques voiliers aux couleurs chamarrées. Caliel mit pied à terre et, la main fermée sur la bride de Syf, serpenta entre les étalages aux tentures vives des marchands. Les rayons rasants et les étincelles de poussière qui valsaient dans l'air le forçaient à plisser les yeux. Les commerçants hélaient chaque passant et faisaient scintiller entre leurs doigts avides pierreries et coquillages.

Citation :
« Vous devriez être plus méfiant, je pourrais être un Djinn. » avança celui-ci en s'arrêtant devant lui. « Je vous reconnaîtrais entre mille, Monsieur. Il n'est pas Djinn assez habile pour vous copier comme je vous sais. » Un sourire froissa les lèvres du brun. « Hum. Tu serais surpris, Sullu. » Sans rien ajouter, il entra dans la cour.
J'adore ! :o

Citation :
Il poussa un soupir, avant de se détourner. Marchant jusqu'à la salle de bain, il s'y déshabilla, fit couler l'eau dans la baignoire, et s'y plongea.
Dans ces moments-là on aime toutes ce pouvoir qu'ont les mots, à faire imaginer parfaitement une scène

Citation :
Un bruit derrière la porte le tira de ses pensées. Il se redressa, sur les coudes. La silhouette d'Adhara, vêtue de sa tenue de voyage, se découpa dans l'embrasure. Leurs regards se croisèrent et ils échangèrent un sourire las. Elle déposa à son tour ses affaires puis s'éclipsa vers la salle d'eau. Caliel s'affaissa à nouveau. Ce mariage forcé s'était mué en quelque chose de plus dangereux que de simples volontés contrariées. Des haines étaient nés une amitié tenace et un but commun. Leur colère avait forgé une alliance indestructible.
Mais Léa XD Toujours en avance sur la timeline x)

Citation :
Bientôt, Ada le rejoignit, elle aussi drapée d'un peignoir. « Tu as pu récupérer des armes ? » Il hocha la tête et désigna le bureau. « Elles sont là-bas. Ça a été, de ton côté ? » - « J'ai réussi à convaincre plusieurs personnes, quelques marchands influents... Mais j'espère faire mieux demain. » - « C'est déjà bien. » Un sourire apaisant courbait ses lèvres.
C'est réellement prenant comme style d'écriture, tu visualises totalement la scène !

Citation :
Ada. Ada. Réveille-toi. » D'une main tendre, il écarta les mèches de cheveux qui masquaient ses joues mouillées. « Ce n'est qu'un rêve. » Ses iris sombres apparurent. « Ce n'était qu'un rêve. » Elle avait ce regard d'ailleurs, où flottaient l'incrédulité et la peine. Puis, ses traits se tordirent, et elle enfouit son visage dans ses mains. Il déglutit, passa un bras dans son dos, et la souleva vers lui, pour l'enlacer. Ses larmes humidifièrent vite sa chemise ; un frisson le traversa. Ses doigts glissaient dans sa chevelure d'ébène, dans une caresse qui se voulait rassurante.
Ouhlalalalala

Citation :
Il glissa une main sur sa joue pour lui relever le menton et plonger son regard dans le sien. « Surtout elle. Elle paiera. » Il hocha la tête pour appuyer son propos, les lèvres pincées, le front barré d'un pli soucieux, les yeux animés d'une détermination passionnée. « Et son royaume de rouille et d'or ne sera plus qu'os et poussière. »
MOUAHAHAHAH

Super postttttt ♥️


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Sam 10 Fév - 18:12

Léa tu m'as achevé, c'était beaucoup trop beau ! Merci :coeur:

http://expiation.forumactif.org/t562-contes-expies#5149

Citation :
Pour une couronne qu'on n'aura pas
Un jour meilleur qui ne vient pas
Des champs de blés pillés cent fois
Au nom d'une croix qui fait sa loi

Pour une justice qu'ils ont fait taire
Sous les cris sourds de nos prières
Au nœud coulant d'un main de fer
Qui nous étrangle quand on la sert

Je suis de ceux qui n'ont qu'un choix
Franchir le mur du dernier pas
Je suis l'écho, je suis la voix
De tous ces gens qu'on dit d'en bas

Contre ceux d'en haut
C'est contre ceux d'en haut
A mains nues s'il le faut
Qu'on gagnera notre place

Contre ceux d'en haut
C'est contre leurs égos
Que nous devons faire face
C'est nous contre ceux d'en haut

Le Roi Soleil - Contre ceux d'en haut

C'est officiellement la chanson Team Nordiens dans mon coeur ♥

Léa a écrit:
La nuit commençait à tirer son voile sur l'antique cité du Sud. Le soleil, langoureusement, plongeait dans la mer, sur laquelle flottaient quelques voiliers aux couleurs chamarrées. Caliel mit pied à terre et, la main fermée sur la bride de Syf, serpenta entre les étalages aux tentures vives des marchands. Les rayons rasants et les étincelles de poussière qui valsaient dans l'air le forçaient à plisser les yeux. Les commerçants hélaient chaque passant et faisaient scintiller entre leurs doigts avides pierreries et coquillages.

Je m'y vois trop :whaa:

Léa a écrit:
Le palais se découpait nettement dans l'or du ciel, sa façade jetée dans la pénombre par l'astre mourant. La reine devait se reposer dans ses appartements, tandis qu'en bas, ses sujets souffraient, périssaient, et que sa ville se gangrénait.

J'adore comment on passe d'une vue splendide à une image assez sombre d'une ville qui se meurt, comme Vivendale.

Léa a écrit:
Ils avaient pris une décision. La tête couronnée devait tomber. Un conseil la remplacerait. Il compterait des membres de chaque tranche de la société, de chaque sexe et de chaque ethnie. Et leur démocratie tant chérie naîtrait du sang de l'empire.

Teaaaaam nordiens :nordiens:

Léa a écrit:
Le pouvoir semblait capable de corrompre toutes les âmes. A ce sujet, il se craignait lui-même. De quoi se révélerait-il capable, lorsque le sceptre et la couronne nargueraient son ego ?

Mais nan tu seras super Caliou comme toujours :coeur:

Léa a écrit:
De toute manière, il était trop tard pour faire marche arrière. Seul l'avenir leur dirait s'ils avaient eu raison d'agir, et ce qu'il adviendrait des sacrifices consentis. Ils couraient sur des braises brûlantes ; le moindre arrêt, le moindre faux pas, et ils s'embraseraient.

Marion je suis sûre que t'adores ce passage

Léa a écrit:
Il se pencha pour attraper un savon posé sur le rebord,

:smirk::idk:

Léa a écrit:
Ce mariage forcé s'était mué en quelque chose de plus dangereux que de simples volontés contrariées. Des haines étaient nés une amitié tenace et un but commun. Leur colère avait forgé une alliance indestructible. Bientôt, ils la parachèveraient par une victoire éclatante. Un sourire lui échappa. L'idée était plaisante. La route serait éreintante, cependant, il lui semblait qu'elle valait tous les sacrifices. Tous... mêmes ceux que l'on associait à des vies gâchées. Il n'ignorait pas que son épouse songeait souvent à son défunt mari et à son fils décédé, d'autant plus ces derniers temps, alors que leurs complots effleuraient leur réalisation. Parfois, la nuit, elle se débattait, aux prises avec des démons invisibles, elle criait, pour faire fuir des chimères indestructibles. Il la réveillait, et elle le dévisageait comme s'il venait d'un autre monde. Un Djinn au corps éthéré composé de flammes apparut et s'attarda devant la fenêtre. Vivement, le brun se leva et s'empressa de la fermer. Espions du malheur, ils guettaient les plaies.

Mon coeur n'arrive pas à choisir entre l'émerveillement de ce passage magnifique ou le désespoir car je sens trop la peine d'Ada sur la fin, alors même qu'on la vit à travers le regard de Caliel :sadness: :anh: :coeur:

Citation :
Even if it hurts
Even if it's razor deep
I'm not giving up
Not gonna run
I'll be there when you need me
Even if it hurts

Jouer avec mon coeur c'est mal, surtout hier. Cruella !

Léa a écrit:
Un sourire apaisant courbait ses lèvres. Elle tourna la tête vers lui, et esquissa une vague grimace. Il aurait voulu lui demander comment elle se sentait, cependant, le courage lui manqua, ou bien la peur de la voir fondre en larmes enserra son cœur.

:sadness:

Léa a écrit:
Il se glissa sous la couverture et observa ses longs cheveux bruns. Ada n'avait jamais clôturé son deuil. Elle n'y parvenait pas. C'était son fardeau, sa cicatrice, sa motivation. Elle regardait vers le passé pour avancer vers l'avenir. Pouvait-il l'en blâmer ? Il tirait sa rage des morts que l'oppression avait abattu dans son sillage. Ses parents, son frère, ses amis. Dès qu'il fermait les yeux, il voyait leur sang serpenter dans le sable des dunes, reptile funeste, reptile funèbre, reptile mortuaire. Ces souvenirs l'envahir, une fois de plus ; pourtant, ses paupières finirent par tomber d'elles-mêmes, et un sommeil sans rêves l'emporta vers le pays immortel.


:sadness: :sadness: :sadness: :sadness: :sadness:

Léa a écrit:
Il y avait des gémissements, des plaintes, ou quelque chose qui s'en rapprochait. Comme un glapissement d'animal, haché. Sa patte blessée, le fennec s'était-il réfugié derrière un rocher ? Un sanglot ! Il tourna la tête, ouvrit les yeux. La réalité nocturne le saisit : c'était Ada qui pleurait. Aussitôt, il se redressa, et posa délicatement une main sur son épaule. Il s'agenouilla et la tourna doucement vers lui. « Ada. Ada. Réveille-toi. » D'une main tendre, il écarta les mèches de cheveux qui masquaient ses joues mouillées. « Ce n'est qu'un rêve. » Ses iris sombres apparurent. « Ce n'était qu'un rêve. » Elle avait ce regard d'ailleurs, où flottaient l'incrédulité et la peine. Puis, ses traits se tordirent, et elle enfouit son visage dans ses mains. Il déglutit, passa un bras dans son dos, et la souleva vers lui, pour l'enlacer. Ses larmes humidifièrent vite sa chemise ; un frisson le traversa. Ses doigts glissaient dans sa chevelure d'ébène, dans une caresse qui se voulait rassurante. « Je suis désolée... » souffla-t-elle finalement. Il haussa les épaules. « Ce n'est pas à toi d'être désolée. » Ce n'était pas aux innocents d'être châtiés. Ce n'était pas aux âmes pures de ramper. Ce n'était pas à Adhara d'être désolée. « Ils paieront. Je te le promets. » Il glissa une main sur sa joue pour lui relever le menton et plonger son regard dans le sien. « Surtout elle. Elle paiera. » Il hocha la tête pour appuyer son propos, les lèvres pincées, le front barré d'un pli soucieux, les yeux animés d'une détermination passionnée. « Et son royaume de rouille et d'or ne sera plus qu'os et poussière. »

Ouais j'ai cité tout le paragraphe mais il est vraiment trop archi gavé grave bien, offrez moi un Caliel pour me réconforter s'il vous plaît :sadness:



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Dim 11 Fév - 19:55

MON MIEN ! MON MIEN ! MON MIEN ! PAS TOUCHE, OU JE VOUS PROMETS QUE JE MONTRE LES DENTS, JE DÉFENDS MON TERRITOIRE ! JE SUIS AMOUREUSE, JE L'AIME, OH MON DIEU, TROP HEUREUSE !!!!!!!! BAS LES PATTES <33333

Marions-nous a écrit:
La première chose qu'il faut savoir, c'est qu'il se fait appeler Joe. C'est rapide, ça se retient bien ; et seule sa mère l'appelait encore Joseph à l'âge adulte
J'adooooooorrreeee il le porte terriblement bien ! Je vais passer les jours suivants à susurrer Joe, Joseph, Joe, Joseph...

- vie précaire
- vie de secrets
- vie solitaire
- vie de réflexion
- vie d'options
- vie sur les chemins
- vie confortable

Marion !!!! Trop de potentiel, trop de chemins, arghhhhhh trop pressée du solo à venir, c'est mon nouveau perso préféré !

Citation :
riche en mystères et rebondissements opaques
<3

Code:
seulement pour le sol sec ou les femmes maigrichonnes
coureur de jupons Aramis sort de ce corps

- Joe est un collectionneur : j'adore, j'adore, j'adore, je vois le fouillis- la précision, le chaos- la passion, les femmes, les objets, les aventures... la vie !
- Joe est un artiste : i'm dying, right now, here, please save me !
- Joe est perfectionniste : élu de mon coeur !!!!!
-Joe est un poète : Marion tu n'avais pas le droit, oh bon sang damnez-moi, oh la la la la la la la la !
- 37 ans <3<3<3 mon côté Lulu aime les mecs vieux est surenjoué !

Mention spéciale pour l'amour tellement flagrant que Marion porte à Katharina XDDD
Citation :
La Reine Katharina n'est peut-être pas à la hauteur des qualités grandioses du Roi Nelgar

Citation :
un peu pour toi, Lulu... j'espère qu'il te plaira :)
oui mille fois oui, mille fois oui ! En plus, tu as à peine dresser une esquisse, une base, tout est à construire, j'ai hâte ! Je suis super enthousiaste <3 <3 <3

C'EST MON MIEN <3


Linelleray
— « Et de plaisirs noirs et mornes... » —
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Mer 14 Fév - 14:54

http://expiation.forumactif.org/t583-the-best-things-are-easy-to-destroy-jaiden#5157
Bon. J'ai bien fait de pas lire hier soir, sinon je pense que je me serais jetée par ma fenêtre (dit comme ça c'est pas drôle mais quand on sait que je suis au rez-de-chaussée ça devient très drôle donc je rigole adieu XDDD).

Marion a écrit:
La grotte faisait cesser toute contrainte, sentiment lourd, remise en question, ou affliction dont la princesse de la Tour était l’oppressée. Et Juliet se retrouvait seule. Seule, comme souvent peut-être, mais d’une manière toute autre : sans plus rien pour l’alourdir. Alors elle étendait les bras, en parallèle du sol et jetait légèrement sa tête sur le côté. Ses cheveux passaient derrière ses épaules et tombaient en cascade pour venir frôler le milieu de son dos. La sensation provoquait chez la belle, un mince sourire, un sourire sans filtre, sans parade et faux-semblant, un sourire sans mensonge et sans abus, un sourire tout simple, facile.
Foulala les gars, ça va déjà pas... Comment tu peux me faire ça alors que tu sais que c'est le rêve d'Aiden ?! Aaaaaargh.

Marion a écrit:
Lorsque le feu de Juliet prenait en vigueur et que les flammes du foyer se faisaient assez denses pour aller éclairer jusqu’au haut de la cavité, le ciel de nuit prenait vie. On découvrait, comme par magie, de minuscules trous de couleurs dans ce néant, des extraits de perles irisées, aussi petites que les grains des plages du Nord. Le feu les rendait houleuses. Et l'on croyait sillonner des océans saupoudrés d'étoiles.
J'ai imaginé un truc trop beau... trop bien dit, ça fait féérique, j'aime trop trop trop.

Marion a écrit:
Avant, Aiden se rappelait toujours ses mers en les contemplant. A Juliet, ils rappelaient Aiden, toujours.
Je veux pas lire la suite. Je veux paaaaaaaaaas. Punaise je suis en pleine BU je peux pas me tortiller et ricaner et soupirer et couiner et râler et me vautrer sur mon bureau et me prendre la tête dans les mains, etc., comme quand je suis chez moi

Marion a écrit:
Elle était, tantôt si furieuse qu’elle faisait des bonds et se décidait vivement que la destruction était – toujours - la meilleur solution, tantôt aussi mélancolique que toutes ces périodes où l’absence d’Aiden la faisait mourir de chagrin, tantôt tant amoureusement alanguie qu’il devenait primordial et irrévocable qu’elle selle un cheval et parte le retrouver. Démantibulée. Morcelée. Aiden avait toujours été doué pour ébranler son amante de la sorte, lui offrir les alternatives les plus impossibles, la paralyser par un épaissi entrelacement de sentiments chaotiques. Si Juliet ouvrait cette lettre, qu’y trouverait-elle ?
Oh la la la la la la la lettre, et puis morcelée nooon mais t'as pas le droit ! Pas le droit pas le droit pas le droit !


Marion a écrit:
Et ses yeux suivirent les courbes d’encre.
*____*

Marion a écrit:
En ajoutant ceci sur le papier, le cœur de l'inventeur s’était sûrement serré. Il n’était pas difficile d'imaginer, le nez froissé d'Aiden, sa rancœur émiettée. Parce que Juliet était toujours là-bas. Et parce qu’il n’avait jamais su la convaincre de l'en faire échapper ; cette plaie-ci serait pour toujours béante, une entaille éternelle, un précipice inaltérable.
A chaque fois que j'écris "Marion" pour la citation, j'ai envie d'écrire "Jaiden"... je crois que cette histoire est en train de nous dépasser XD En fait on les a jamais joués de cette façon. On a fait le procès, PCAM, et j'ai fait un solo jaidenien, mais on n'a pas encore exploité inrp leur relation actuelle quand ils sont seuls tous les deux, quand ils oublient un peu de prendre en compte le reste du monde, comme font les amoureux... Et pfiou c'est trop ça, de toute façon il était dég d'écrire cette lettre, on était dég tous les deux. On est toujours dég. On est dég toute notre vie, voilà. Non mais non.

Marion a écrit:
Elle avait un creux dans la poitrine. Il lui manquait un fragment de corps. Elle distinguait très précisément l’endroit ; une parcelle vide s’était installée sous son sein, et de maigres fissures craquelaient sa peau de toute part. Elle les suivait chaque jour, de ses doigts inquiets, comme elle suivait les lettres d’Aiden ce soir-là. Elle les contemplait dans le reflet de son miroir, traçait les lignes de son cou, s’attardait sur celles aux coins de ses yeux. Celles dans son dos marquaient le passage fantôme des caresses de son Amour, celles sur son ventre, les baisers souvenirs, et sur ses cuisses, l’étreinte des jambes du voyageur. Et Juliet faisait couler de ses mirettes noyées, quelques gouttes d’une mélancolie acide.
Je vous assure, j'essaie vraiment de ne pas tout citer. C'est de la faute de Marion. De toute manière, depuis le début, c'est de la faute de Marion, Jaiden c'est de la faute de Marion. Mais oh la la merci quand même c'est trop bien et c'est beau même si j'ai l'impression d'être un monstre quand je mets tout ça en perspective ; du coup je le fais pas et en conclusion je suis encore plus mal parce que trop prise dans le truc gnut gnut (ikeaaaaaa).

Marion a écrit:
Elle croisa les bras autour de ses jambes et se recroquevilla, plus profondément dans le repaire. Elle ne voulait pas l'affronter. Seulement, cela était inévitable. Leurs retrouvailles n'auraient pas été dignes d'eux sans quelques reproches ou remarques acerbes.


Marion a écrit:
Ne pouvait-il pas, rien qu'une fois, éviter les commentaires désagréables ? Sa lettre ? Elle n'en avait rien à faire de sa maudite lettre... Quel égoïste. Et elle ? Ne voulait-il pas savoir ce qu'il lui était arrivé durant son absence ? N'avait-il jamais pensé à elle, à l'autre bout du monde ? N'avait-il jamais désiré la retrouver pour lui raconter ses journées, ses nouveaux espoirs, pour bavarder de ses idées ?


Marion a écrit:
Juliet pensa incroyable qu’il ait retrouvé son chemin jusqu’ici... à croire que l’amateur de liberté n’avait finalement pas tiré un trait sur ses entraves. Il avait bataillé si longtemps pour sa tendre délivrance, et revenait si aisément au point de départ...
Je crois que quand je lis ça je suis aussi révoltée qu'Aiden lorsqu'il s'en rend compte, help.

Marion a écrit:
Aujourd’hui elle était lasse, lasse et lassée ; de leurs différends colossaux, de leur vigoureuse débauche amoureuse sans fin, des raisons itératives du départ d’Aiden, de son lâche abandon, de ce temps merveilleux qu’il avait dû passer sans elle, là-bas, dans ses Ailleurs, de sa présence dans le refuge aussi inespérée qu'exaspérante, de son omniprésence même dans son absence…


(Coucou Clémence héhé)

Marion a écrit:
Mais il lui avait tant manqué, il lui manquait tant... Il s'approcha, rien qu'un peu, et se posa, comme elle, sur le sol froid de la cavité. Elle n'écouta rien, ni raison, ni instinct. Elle ne guida aucune pensée, aucun mouvement. Pourtant, elle se dirigea vers lui, les joues rosies par l'amour, le coeur lourd de solitude désespérée. Et elle se jeta dans ses bras.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah houlala. Ça ne va pas, ça ne va plus du tout.

(Quand j'essaie de faire croire aux éventuelles personnes qui pourraient me regarder que non ça va très bien :

Coucou Marianne hihi)
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Ven 23 Fév - 17:01

Faut citer !!! Citez p+ les filles !!!!!!

http://expiation.forumactif.org/t551-white-shadows-and-dark-lights-seyrane-adrian#5161

AAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Citation :
La lune baignait les meubles d'un étrange halo argenté, et cette lueur distillait dans l'atmosphère une sensation d'irréalité. Mais la Noble n'avait d'yeux que pour son interlocuteur, qui soutenait sans ciller cette œillade insistante.
Ouuuuh ♥️ Ca, ça me plait :p

Citation :
Un sourire franc éclaira son visage, et la jeune femme se détendit, gagnée par l'amusement. La perspective d'être perçue autrement que comme une simple Noble flattait son orgueil de rebelle. « Peut-être que les voleuses manient particulièrement bien l'ironie, ce qui expliquerait cet excès de compassion. » répondit-elle sans que sa voix ne laissât rien transparaître de son allégresse.
Mon dieu je suis hystérique XD J'adOOOOOOOOre Seyrane ♥️

Citation :
eyrane eut une moue moqueuse alors que le brun lui faisait de nouveau face. Il avait une manière de poursuivre le débat, comme s'il voulait se justifier, tout en manifestant juste ce qu'il fallait de désinvolture pour faire oublier cet objectif. C'était presque de la manipulation ; l'air de rien, il émettait une idée qui faisait insidieusement son chemin dans le cerveau de son interlocutrice.
C'est bien écrit ! J'arrête pas de penser que j'ai trop hâte de lire une dégoulinante ribambelle de rps Mariannesques ! Cet étéééééééééééééééééé pleiiiin de jolis moooots !

Citation :
Et Seyrane ; Seyrane la petite dernière de sa fratrie, Seyrane la sensible, la discrète, la conciliante, Seyrane qui rasait les murs lorsqu'elle marchait dans la rue ces dernières semaines, Seyrane qui depuis quelques mois vivait en permanence comme une proie traquée, Seyrane jouissait avec délices du pouvoir qu'elle détenait à cet instant.
Ohlalala j'ai adoré ce passage. Je l'ai relu d'une traite en mettant un ton dramatique, et puis je l'ai relu encore ! *-*

HELLLLOOOOOOOOOOOOOOOOOO

IS IT ME YOURE LOOKING FOOOORRRR ?????????

SEE YOU IN THE OTHER SIIIIIDEEEEEUH

Citation :
Son âme était trop pure pour qu'elle en fît véritablement un usage malveillant, mais la sensation de puissance liquide qui irriguait ses veines lui donnait le vertige.
J'adoooore

Citation :
Rarement s'était-elle sentie aussi confiante, face à un homme qui plus est.

Citation :
Son regard, qui papillonnait jusque-là sur les tranches des livres, dont les titres gravés en lettres d'or brillaient dans le halo céleste, s'arrêta sur le jeune homme. Bien qu'il demeurât dans l'ombre de la bibliothèque, les traits indiscernables, elle sut qu'il la scrutait.
Je transpire d'amour pour toi Marianne, touuut est magniiiifiiiique

Citation :
Elle entrouvrit les lèvres et resta un instant comme suspendue au bord du gouffre, vacillante. Il était trop tard pour faire marche arrière. « Mettez-là à l'épreuve. » proposa-t-elle dans un souffle.
C'est normal que je relise en imitant la voix de Seyrane ?


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Lun 26 Fév - 20:25

http://expiation.forumactif.org/t577-un-chant-mysterieux-tombe-des-astres-d-or-a-rimbaud-ophelie#5163

Clem a écrit:
Ils étaient liés, enchaînés l'un à l'autre, l'un par l'autre. Elle serait prison et lui serait la sienne, se passant mutuellement les chaînes qui les retiendraient ensemble tout le reste de leur vie commune. Les fers la gênaient déjà. Invisibles, et pourtant elle ne pouvait penser à autre chose, il lui semblait qu'elle croulait sous leurs poids, n'entendait plus que leur cliquetis insupportable que pourtant eux seuls pouvaient ouïr, douce mélodie funèbre des restes d'une liberté qu'on leur avait arraché.
*-*

Clem a écrit:
On lui avait déjà tout prit, son fils, son mari, son nom, sa liberté.
Beau.. beau mais terrible

Clem a écrit:
Elle était telle l'une de ces marguerites qu'on effeuille dans ce jeu enfantin du "M'aime-t-il ?". Il m'aime... un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout. Elle la vit, l'enfant aux cheveux d'argent, cueillant l'une des rares fleurs qui avait survécu dans un parterre piétiné sous ses caprices, puis arrachant une à une ses pétales. Elle souffrira...un peu, beaucoup, énormément, jusqu'à vouloir en mourir... La dernière pétale tomba à terre. Le jeu avait décidé.
Oh pas mal la comparaison ! c'est poétique ♪

Clem a écrit:
Elle bougea légèrement sa main, testant le leste du ruban. Il lui semblait plus serré que la dernière fois, la première fois, avec Edrick.
Beauuuu

Clem a écrit:
Parfois, elle les faisait vivre avec une telle ferveur qu'elle pouvait les voir, courts moments de vision utopique qui s'évanouissait aussi vite qu'ils étaient apparus


Clem a écrit:
Si cela signifiait ne jamais revoir son fils et son mari, elle préférait devenir l'une de ces âmes errantes qui ne peuvent trouver la paix. Au moins, sa peine aurait du sens.
Joli !

Clem a écrit:
Les murs n'étaient pas les mêmes, les fresques avaient été pour la plupart recouvertes. Même ça, on leur enlevait.
Oh bien cette petite mise en perspective sur la salle ! On est projeté hors des sentiments pour être encore plus touché par ce monde d'Ada qui change complètement.

Clem a écrit:
Elle se sentait comme alors : apeurée et seule. Mais cette fois-ci, elle ne parvenait à se confortait dans l'idée qu'elle pourrait l'aimer. Elle n'avait plus d'amour à donner, que de la colère.
Arggg

Clem a écrit:
Son regard se posa sur son futur époux. Elle ne pourrait l'aimer, mais pourrait-elle le haïr ? Aussi loin que remontait ses souvenirs, elle n'avait détesté quelqu'un. Pas les Hart malgré la haine entre leurs familles, ni Ruthendell pour avoir failli ruiner les siens, pas même Edrick au début de leur mariage.
J'aime quand y'a des détails comme ça, cachés mais à la vue de tous

Clem a écrit:
Elle avait été prête à tout pour eux et pourtant elle les avait laissé partir affronter la mort seuls. La seule qui méritait d'être haï c'était elle, ses intentions aussi féroces soient-elles s'étaient toujours tues lorsqu'il s'agissait d'agir tandis que dans son esprit elle se flagellait d'un mantra atroce. Lâche, lâche, lâche. A présent elle devait payer.
Ohlàààà c'est beau

Clem a écrit:
« Nous sommes réunis ce jour pour unir deux membres d'un même peuple, qui s'est continuellement déchiré durant des décennies. Puissiez-vous être porteurs de la paix voulue par les Dieux, et puissent ceux-ci vous guider tout au long de votre vie commune. » Elle déglutit, elle n'était pas prête. Ne voyaient-ils pas ? Elle n'était pas prête !
j'adooooooooooreeeeeeuh

Clem a écrit:
Se marier, quitter sa famille, avoir un enfant, perdre mari et fils dans la même journée, devoir se remarier... Bien sûr qu'elle le pouvait. Elle le devait. Elle le ferait. De toutes façons, avait-elle d'autres choix ?
Putain Ada ... *calinou*

Clem a écrit:
« Caliel Faust Hopkins et Adhara de Larant, je vous déclare unis par les liens du mariage. » Unis. Mariage. Ces mots aussi avaient une sonorité étrange. Comme s'ils n'étaient pas adéquats à la situation. Etait-elle...Etaient-ils vraiment mariés ? Non. Elle allait se réveiller. Elle se réveillerait et tout cela n'aurait été qu'un rêve, un cauchemar ! « Vous pouvez embrasser la mariée. » Elle souffla. C'était réel.
HELLOOOOOW J'ADOOOOWRE

Clem a écrit:
La porte se fermât derrière eux, elle frissonna. Ils étaient seuls, juste elle, avec lui. Dans un dernier geste de pudeur, elle croisa ses bras contre sa poitrine. Dernière barrière, dernière protection.

Clem a écrit:
Pourtant, au fond d'elle, les récits de son enfance venaient embrouiller son bon sens. On racontait tout un tas de choses concernant les rebelles, qu'ils pillaient, tuaient, violaient sans vergogne.
J'ai eu un putain de rire diabolique XDXD


TROP BIEN ! LA SUITE !!!!


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Jeu 1 Mar - 16:50

Oh la la je gagnerais plus souvent à Pierre papier ciseau ! Ça valait largement le coup ! Mama c'était trop beau, j'arrive même à choisir une phrase je dois tout citer

Citation :
Caitlin avait lu, dans un ouvrage de la grande bibliothèque du salon, une phrase silence, mimée du bout des lèvres comme un secret, chuchotée prudemment car amère de vérité. Cette phrase prenait tout son sens dans la vie de la lady, comme si elle avait été écrite dans l'unique perspective d'illustrer les romances de la concernée. Caitlin ouvrait encore le livre à la page marquée, le soir, quand la flamme de la bougie flanchait pour la dernière fois avant que Roy ne la soufflât. Elle passait ses doigts maigres sur les lettres calligraphiées et les suivait d'un regard écorché. Les sons que rendent les passions dans le vague d'un cœur solitaire, ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert.* Elle plissait les yeux, sous le poids de son désert solitaire, en refermant le livre. Puis Roy faisait taire les flammes, la pièce se glaçait ; et le livre, dans le silence des passions, s'endormait sur son étagère.

**

Elle se réveillait souvent violemment, arrachée du cauchemar par la monstruosité d'un épisode tragique, d'une crise ou par la fin d'un rêve un peu trop réaliste. Elle levait tout son buste d'un seul mouvement, les paumes plaquées contre les linges du lit, les yeux affolés de larmes et le coeur frappé. Elle cherchait à happer l'air, pour gonfler ses poumons secs et hoquetait de faiblesse. Le mari se réveillait toujours dans ces situations détresses, et posait ses mains dans son dos. Il les glissait en cercle le long de sa colonne, montait jusqu'à son cou et baisait son front lorsqu'elle se calmait. Caitlin se trouvait plus soulagée quand il restait à veiller jusqu'à ce qu'elle s'endormît. Et lui, s'apaisait seulement lorsque la respiration de sa nouvelle épouse s'était adoucie. Comme pour vérifier que tout était en ordre, Roy passait ses doigts sur le front de sa femme et rangeait délicatement, derrière l'oreille, quelques unes de ses mèches indisciplinées. Il soupirait doucement, autant affligé par ce rituel épuisant que rassuré qu'il fût passé.

Ils se rejoignaient plus tard dans leur sommeil, où les entraves à leur mariage étaient trop lointaines et trop abstraites pour les empêcher de se trouver. Là-bas, les excuses se confondaient à l'idéal, le temps n'était qu'une valeur irréelle, les passés s'estompaient dans les nuages des désordres ravis, et la beauté du songe extravagant remplaçait les images du sensé.

Trop triste et trop mignon à la fois ! Je fonds pour la compassion de Roy mais mon coeur se serre sous la tristesse de Caitlin



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Jeu 1 Mar - 17:35

Ça fait un bail que j'ai dit que je devais citer Marianne et Clémence, alors coup de pied aux fesses sinon je le ferai pas et Marion dans la foulée !

http://expiation.forumactif.org/t551-white-shadows-and-dark-lights-seyrane-adrian#5161

Marianne a écrit:
La lune baignait les meubles d'un étrange halo argenté, et cette lueur distillait dans l'atmosphère une sensation d'irréalité.
On se croirait dans un conte de fée <3

Marianne a écrit:
qui soutenait sans ciller cette œillade insistante
Ce rythme ! J'suis fan !

Marianne a écrit:
« Peut-être que les voleuses manient particulièrement bien l'ironie, ce qui expliquerait cet excès de compassion. » répondit-elle sans que sa voix ne laissât rien transparaître de son allégresse. « Et quand bien même vous vous délecteriez de voir les Nobles tomber, vous pourriez constater objectivement que les évènements ne jouent pas vraiment en leur faveur. » ajouta-t-elle d'un ton neutre. Le jeune homme ne releva pas et se tourna vers la lune.
Hihihihi ! Et justement, aimer les voir tomber c'est bien, les voir tomber, c'est mieux

Marianne a écrit:
Il avait une manière de poursuivre le débat, comme s'il voulait se justifier, tout en manifestant juste ce qu'il fallait de désinvolture pour faire oublier cet objectif. C'était presque de la manipulation ; l'air de rien, il émettait une idée qui faisait insidieusement son chemin dans le cerveau de son interlocutrice. Il soulevait des voiles qu'il laissait en suspens dans l'air.


Marianne a écrit:
Et Seyrane ; Seyrane la petite dernière de sa fratrie, Seyrane la sensible, la discrète, la conciliante, Seyrane qui rasait les murs lorsqu'elle marchait dans la rue ces dernières semaines, Seyrane qui depuis quelques mois vivait en permanence comme une proie traquée, Seyrane jouissait avec délices du pouvoir qu'elle détenait à cet instant. Son âme était trop pure pour qu'elle en fît véritablement un usage malveillant, mais la sensation de puissance liquide qui irriguait ses veines lui donnait le vertige.
Girl power ! Et comme Marion j'adooore la répétition du prénom avec les descriptions. Ça rend super bien.

Marianne a écrit:
Bien qu'il demeurât dans l'ombre de la bibliothèque, les traits indiscernables, elle sut qu'il la scrutait.
Le regard de Cillian

Marianne a écrit:
Elle entrouvrit les lèvres et resta un instant comme suspendue au bord du gouffre, vacillante. Il était trop tard pour faire marche arrière. « Mettez-là à l'épreuve. » proposa-t-elle dans un souffle.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

http://expiation.forumactif.org/t577-un-chant-mysterieux-tombe-des-astres-d-or-a-rimbaud-ophelie#5163

Clémence a écrit:
JE NE PEUX PAS CONTINUER, JE VAIS DONC CONTINUER
Je lis ça je suis déjà morte

Clémence a écrit:
Elle serait prison et lui serait la sienne, se passant mutuellement les chaînes qui les retiendraient ensemble tout le reste de leur vie commune. Les fers la gênaient déjà. Invisibles, et pourtant elle ne pouvait penser à autre chose, il lui semblait qu'elle croulait sous leurs poids, n'entendait plus que leur cliquetis insupportable que pourtant eux seuls pouvaient ouïr, douce mélodie funèbre des restes d'une liberté qu'on leur avait arraché.


Clémence a écrit:
Elle était telle l'une de ces marguerites qu'on effeuille dans ce jeu enfantin du "M'aime-t-il ?". Il m'aime... un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout. Elle la vit, l'enfant aux cheveux d'argent, cueillant l'une des rares fleurs qui avait survécu dans un parterre piétiné sous ses caprices, puis arrachant une à une ses pétales. Elle souffrira...un peu, beaucoup, énormément, jusqu'à vouloir en mourir... La dernière pétale tomba à terre. Le jeu avait décidé.
J'aime trop cette comparaison Vilaine Katharina !!

Clémence a écrit:
Elle rêvait de s'en défaire, de s'extirper de ce ruban chaîne, de s'écarter de cette main étrangère et revenir se blottir contre le spectre froid de son défunt mari. Il vivait, il vivait encore ! Elle entendait encore sa voix, sentait son odeur, voyait même son sourire, et celui de leur fils.
Je crois que c'est exactement à ce moment-là qu'on m'a perdue et que j'ai eu les larmes aux yeux

Clémence a écrit:
Son regard descendit des anneaux le long des lames - elle trouvait le rituel des épées absurde, les Nordiens n'étaient pas des Hommes de guerre, ils n'allaient sur le champ de bataille que pour terrasser les tyrans et les oppresseurs ! - s'attardant alors sur un détail qui lui avait échappé jusque là
Team Nordiens !

Clémence a écrit:
Elle n'avait plus d'amour à donner, que de la colère.
Bébé Ada...

Shadique a écrit:
Elle aurait donné sa vie et vendu son âme pour le savoir en sécurité. Cela n'avait pas suffi... Peut être était-elle la seule personne qu'elle pouvait haïr. Elle avait été prête à tout pour eux et pourtant elle les avait laissé partir affronter la mort seuls. La seule qui méritait d'être haï c'était elle, ses intentions aussi féroces soient-elles s'étaient toujours tues lorsqu'il s'agissait d'agir tandis que dans son esprit elle se flagellait d'un mantra atroce. Lâche, lâche, lâche. A présent elle devait payer.
Nooooon. NOOOOOOOOOOOOON. Non non non.

Clémence a écrit:
Elle déglutit, elle n'était pas prête. Ne voyaient-ils pas ? Elle n'était pas prête !
J'imagine tellement l'appel à l'aide dans ses yeux...

Clémence a écrit:
Les lèvres se touchèrent timidement avec une pudeur d'adolescents, comme s'ils échangeaient chacun leur premier baiser. Puis elles se séparèrent rapidement, et le regard des époux divergèrent ailleurs avec une gêne d'enfants. C'est alors qu'elle les vit. Ils étaient là ! Ils veillaient sur elle. Elle croisa le regard de son mari, ancien mari, qui esquissa alors un sourire et hocha la tête avant de disparaître. Son corps s'était évaporé, avec celui de leur fils, presque aussitôt, tel un nuage de fumée qu'on balaie d'un revers de main. Je peux continuer, je vais continuer. Alors que le prêtre défaisait le ruban, elle serra ses doigts autour de ceux de son mari et le guida alors qu'ils descendaient les quelques marches devant l'autel.


Clémence a écrit:
Elle tentait de se raisonner, il avait l'air gentil, précautionneux même. Pourtant, au fond d'elle, les récits de son enfance venaient embrouiller son bon sens. On racontait tout un tas de choses concernant les rebelles, qu'ils pillaient, tuaient, violaient sans vergogne.
Caliel le barbare Nan, ça lui va pas. Gentil forever

Clémence a écrit:
La peur lui faisait perdre la raison, ou peut être était-ce plus simple, de croire que c'était un monstre, qu'il lui ferait mal. Au moins elle aurait une raison de le haïr lui, plutôt que se haïr elle.



Oui ça m'a plu Clémence merciii <3

http://expiation.forumactif.org/t590-les-gouts-de-l-amour-solitaire-caitlin

Marion a écrit:
Caitlin avait lu, dans un ouvrage de la grande bibliothèque du salon, une phrase silence, mimée du bout des lèvres comme un secret, chuchotée prudemment car amère de vérité.
Popopooooooooooooooooo !

Marion a écrit:
Elle plissait les yeux, sous le poids de son désert solitaire, en refermant le livre. Puis Roy faisait taire les flammes, la pièce se glaçait ; et le livre, dans le silence des passions, s'endormait sur son étagère.
Très joli écho à la phrase de Chateaubriand !

Marion a écrit:
Elle se réveillait souvent violemment, arrachée du cauchemar par la monstruosité d'un épisode tragique, d'une crise ou par la fin d'un rêve un peu trop réaliste.


Marion a écrit:
Comme pour vérifier que tout était en ordre, Roy passait ses doigts sur le front de sa femme et rangeait délicatement, derrière l'oreille, quelques unes de ses mèches indisciplinées.
Pitit Roy <3

Marion a écrit:
Là-bas, les excuses se confondaient à l'idéal, le temps n'était qu'une valeur irréelle, les passés s'estompaient dans les nuages des désordres ravis, et la beauté du songe extravagant remplaçait les images du sensé.
Magnifique, cette phrase.
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Sam 3 Mar - 14:33

http://expiation.forumactif.org/t591-au-bout-du-fil-famille-hopkins#5168

Futur award du message le plus déchirant de l'histoire d'expiation. Pourquoi ? Pourquoi j'ai demandé ça sérieux ? A croire que j'aime souffrir ! Et puis toi l'espèce de diablesse d'où tu m'écoutes hein ? T'aurais pu refuser, t'as vu l'état dans lequel tu nous mets sérieux ?


Léa la déesse démoniaque a écrit:
Les cordes, bourreaux de la sentence et étendards de la mort, se tortillaient sous le vent. Un large soleil illuminait la grande place, autour de laquelle s'était attroupée la foule. Les rayons projetaient sur le sol l'ombre de la potence, qui dominait la scène, distillait une ambiance lourde et peignait sur les figures les stigmates d'une crainte dont se gorgeait l'atmosphère. Lyanna déglutit et regarda Jim, près d'elle. Quatre gardes les entouraient. Comme s'ils pouvaient tenter quoi que ce fût ! Des liens serrés entravaient leurs mouvements. Ils lui brûlaient même les poignets. Pourtant, une part d'elle ne pouvait s'empêcher de se dire que, s'ils prenaient tant de précautions, c'était qu'ils avaient peur. Terriblement peur. Un sourire mutin courba ses lèvres sous la caresse de ce dernier orgueil.

En fait j'arrive pas à m'arrêter, je sélectionne une phrase, puis deux, trois, quatre...Je me suis forcée pour pas citer le paragraphe entier

Léa la vile a écrit:
Au corps, à cause de toutes les plaies qui le couvraient, des balafres qui striaient ses joues et son torse, des cicatrices purulentes qui avouaient son silence. Il n'avait rien dit, ils n'avaient rien dit

Là j'étais déjà en PLS, j'aime beaucoup le "avouaient son silence" je sais pas ça m'a profondément touché ce bout de phrase

Léa l'horrible monstre a écrit:
Par instant, il se surprenait à tout regretter. Toute cette vie menée pour une cause qui les laissait périr... Où était la justice ? Le moment suivant, sa poitrine se gonflait d'une hardiesse illimitée et ce sentiment conférait à ses iris l'air de défi qui les avait si souvent bercées. Ce n'était pas une défaite, c'était un pas de plus vers la victoire !

Je...j'ai pas les mots. Jim je t'aime ! Lyanna aussi ! Vous êtes mes bébés et je vous aurais volontairement protégé comme votre Caliou si seulement Léa vous aviez pas tué avant que je vous connaisse

Léa la tortionnaire a écrit:
Les deux condamnés furent poussés à l'extérieur, sous des prunelles dans lesquelles se lisaient l'opprobre ou l'indignation. Lyanna se redressa et leva le menton.

J'adore la défiance de Lyanna, fight fight team nordiens ! :teamnordiens:

Léa la cruelle a écrit:
Les nœuds se balançaient sous leur nez, dans un mouvement narguant leur soif de liberté soumise à la fatalité. Rapidement, on les leur passa autour du cou. La traque était terminée. Les bêtes, piégées

Je vous présente ci dessous les étapes d'une PLS réussie:

  • posez votre ordinateur après cette phrase horriblement magnifique
  • allongez vous sur le côté
  • ramenez vos genoux légèrement vers vous
  • pleurez


Léa le bourreau des âmes a écrit:
Soudain, son regard cessa de papillonner. Il le savait. Il le savait, qu'ils seraient là. Et ils étaient là. Il pinça les lèvres, détourna la tête, une grimace de douleur agrippée à ses traits, et finit par la baisser, les yeux fermés. Lya, que ces gestes avaient interpelée, scrutait à son tour le peuple. Enfin, elle les vit. Son visage perdit immédiatement et irrémédiablement de sa superbe. Tous ses muscles s'affaissèrent ; un souffle saccadé tordit ses poumons, elle crut étouffer, elle hoqueta, sa fierté trépassa. Ils étaient là. Ils étaient venus. Elle eut peur, dans un élan d'instinct maternel - reste d'animal -, qu'ils fussent repérés, et emmenés à leur tour. Qu'ils subissent la question ! Elle releva brutalement la tête, au moment même où Jim s'élançait en avant. La corde le retint ; cependant, plus encore, un garde le maintint par les épaules, et acheva sa hargne d'un coup de genou dans l'abdomen. Un filet de sang glissa sur ses lèvres quand un gémissement vrilla sa gorge, puis le liquide carmin goutta sur l'estrade et disparut entre les lattes de bois. Il en serait ainsi d'eux-mêmes. Ils allaient disparaître. Un éclair de panique trancha la noirceur de la pupille de la brune. « Nos enfants... » souffla Jim, tout près. Elle devinait qu'il pleurait. Ses propres larmes lui brûlaient la cornée.

Oh la la j'imagine trop c'est horrible. Quand t'as écris qu'ils étaient là j'ai de suite compris que c'était Caelan et Caliel et j'étais déjà en PLS mais je me suis un peu plus mis en position foetale pour pleurer là, c'était vraiment horrible, horrible !

Léa passion sadisme a écrit:
Il n'y a aucun courage à avoir face à la mort. Une peur ? Sans doute. Car si les Hommes ont cette crainte coriace de l'infini, ils tremblent tout autant devant la fin de la vie. Pour la même raison ; l'un comme l'autre sont inconcevables pour l'esprit humain. L'infini taquine les sens, chasse les limites, échappe aux schémas cartésiens ; la mort charme les rêves, se pavane dans le mystère, pourfend les croyances. Dernière vérité, qui résonne dans tout l'être comme le glas du malheur. On ne veut pas mourir. On ne veut pas voir mourir non plus. Lyanna et Jim ne voulaient pas mourir. Caelan et Caliel ne voulaient pas les voir mourir. Pourtant, ils étaient tous ici.

Y-a juste tellement de beauté dans ce passage

Léa la méchante a écrit:
Les doigts du cadet se serrèrent autour de la main de son aîné. Son petit corps, celui d'un gamin de neuf ans, était secoué de spasmes incontrôlables, trop violents, trop insupportables, comme si on l'avait poussé du haut d'une montagne, et qu'il dévalait la pente, sans pouvoir éviter les rochers, les talus, les buissons, les renfoncements et les corniches. Le plus âgé dévisageait ses parents, les larmes aux yeux, la bouche tordue, le nez étrangement plissé. « Pap- Humpf ! » s'exclama Caliel lorsque son père s'élança vers eux et qu'un garde l'arrêta.

Omg non c'est bien trop horrible

Léa douleur exquise a écrit:
« C'est vous qui trahissez Vivendale ! Vous tous ! » vociféra-t-elle. « Lyanna ! » - « Vous qui la détruisez avec votre faiblesse d'esprit ! Vos affaires politiques, vos complots contre le peuple, votre incapacité, votre sadisme, vos privilèges, votre lâchet- » L'écho de la gifle se répercuta contre les murs de pierre des maisons, et ricocha jusqu'à se fondre dans le silence du cie


Léa la traîtresse a écrit:
« Battez-vous. » purent lire sur les lèvres de Jim les plus attentifs - Caelan et Caliel. Lyanna entendit son murmure et tourna la tête vers lui ; par tous les dieux, elle l'aimait ! Le bourreau enclencha le levier : le plancher céda sous les pieds des accusés et la corde mordit leur cou. Les corps, parcourus de vives secousses, convulsaient, tandis que des bruits de gorge raclaient leur bouche et que leurs yeux révulsés lançaient aux cieux des regards blancs d'innocence.

D'abord j'étais en mode " aaaaaah oui Jim allez fight fight ! " et puis pouf

Lucifer a écrit:
Il sut alors que la vie les avait quittés. Qu'il n'y aurait plus jamais leurs sourires, leurs gestes tendres, ni même leurs cris ou leurs réprimandes. Rien. Alors, c'était fini ? Oui. Pourtant... pourtant, il ne parvenait pas à réaliser. Les voiles de l'onirisme drapaient le spectacle, et sa conscience sommeillait derrière une illusion d'irréalité. Il y a toujours ce temps suspendu, durant lequel tout se teinte d'une étrange sensation de fausseté. C'est une fracture dans laquelle flottent tous les événements, un interstice d'émotions en apesanteur. Rien n'incombe, tout survole.

D'après mon prof d'anat on parle de douleur exquise pour une douleur très précise, bah là j'ai une douleur exquise à mon âme et toi espèce de vile t'as appuyé dessus sans vergogne !

ET MAINTENANT Y-A SUSAN QUI ARRIVE Les Wheelers sont toujours là pour réconforter les hommes en détresse !

Léa la Juda a écrit:
Caliel, par-dessus son épaule, jeta un dernier regard aux êtres qu'il avait tant chéris. Doucement, pour se laisser le temps de naître et de s'épanouir, une graine de haine germait dans son cœur. Un jour, les pétales de la fleur se déploieraient : le moment de la vengeance serait venu. Battez-vous.

Faut qu'on arrête avec les métaphores de plante pour des trucs horribles

Léa la tortionnaire a écrit:
Voir leurs deux gamins revenir, les joues striées de larmes séchées, c'était ne pas pouvoir éviter de penser au sacrifice qui venait d'être fait. Peu importaient les dissensions et les divergences. La peine demeurait unique

J'aime tout particulièrement ce petit bout de phrase avec la peine unique

Léa l'horrible meurtrière de nos coeurs a écrit:
Il aurait voulu se réfugier dans les bras de son amie ou s'effondrer aux pieds de cette sœur d'adoption. Au lieu de quoi, son expression se durcit, et il la rejeta, tranchant : « Laisse-moi ! » Il se dégagea violemment de l'emprise de Susan, et s'élança à vive allure entre les tentes.

Mooh Lara voulait juste aider

Léa j'ai plus de noms à te trouver sorry a écrit:
« Ils n'avaient pas le droit de mourir... » Un sanglot pour secouer tout l'être. Puis un bras autour de l'épaule. A onze ans, Caelan ignorait quoi lui répondre. Plus tard, il avait imaginé des dizaines de réponses, chaque fois qu'il avait revécu cette scène. Néanmoins, dans l'instant, il n'avait rien dit. Il avait simplement eu un geste qu'il avait voulu réconfortant. Il n'avait pas su lui dire sa propre douleur, il n'avait pas su lui dire comme il le protégerait envers et contre tout, il n'avait pas su lui dire qu'ils étaient toujours une famille. Et ils étaient restés ainsi, de longues minutes, peut-être une heure.



Léa le monstre a écrit:
Il ne les reverrait jamais, sinon dans son esprit, là où voletaient des fragments éthérés.

Trop beau, trop triste !

Léa la témérienne de nos esprits nordiens a écrit:
Caliel ferma les paupières, mais le sommeil ne vint pas. Les images de l'après-midi couraient les allées de sa mémoire, furies démoniaques. Il se tourna, se retourna, pria les Dieux, fronça les yeux, sanglota, haleta ; finalement, se leva. Il sortit de la tente et se faufila dans celle des Wheeler. Il ne voulait pas dormir avec Caelan. Il voulait dormir avec Lara. Parce que Lara était solaire ; un rayon d'astre, réconfortante malgré elle.


Moooooooh c'est horrible et trop cute ! Plus de Lara/Caliel por favor


Marion devant ce rp:



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Lun 7 Mai - 12:47

http://expiation.forumactif.org/t577-un-chant-mysterieux-tombe-des-astres-d-or-a-rimbaud-ophelie#5192 OUIIIIII HIHIHIHIHIIIIIIIIIII.

Déjà, sur les gifs, trop belle. Je meurs.

Shadique a écrit:
Elle était alors restée, comme les fois qui suivirent, assise sur la marche devant la porte d'entrée. Rien n'avait changé depuis son départ, le lit, les chaises, les tables, tout était à la même place qu'auparavant.
J'ai trop bien imaginé la scène ! Ada, assise sur la marche, les bras autour des jambes, la tête posée sur les genoux ; puis les coudes sur les cuisses et la tête entre les mains. Le regard triste... Et le fait que rien n'ait bougé... argh.

SHADIQUE a écrit:
Il lui semblait fouler un palais de souvenirs, alors que son doigt effleurait le bord d'un verre, l'image de son mari ce même verre à la main s'imposa à elle avec une telle vivacité qu'elle se souvint des mots qu'il disait à ce moment même, du bruit du verre alors qu'il le posait sur la table où il resterait des mois durant, collectant la poussière. Elle ferma les yeux un instant, savourant l'allégresse de ce souvenir. Elle aurait aimé être comme cet endroit, demeurer dans un entre-deux entre le passé et le présent. Seulement cela lui était impossible, elle ne pouvait qu'avancer, avancer et jamais reculer comme disait Edrick.
Je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer.

Shametue a écrit:
Une ode au soi-même auquel aucun n'avait pu réellement s'y adonner, coincés dans les conventions de rôles qui ne leur convenaient pas. Une improvisation maladroite mais d'une profonde honnêteté pour cette tragédie sans spectateurs, une scène jouée rideaux baissées qui, pourtant, changerait le reste de cette pièce dont on ne suivait plus les lignes.
Trop trop beau, trop bien trouvé, je suis fan ! Et puis

Shamefaitpleurer a écrit:
Les pères sont moins enclins à partir à la guerre si un enfant les attend à la maison. Qu'elle aurait voulu que cela soit vrai pour elle ! Peut être que si Asher avait été plus jeune, Edrick ne serait jamais parti, et ils auraient survécu l'un comme l'autre ! Ou quand bien même Asher restait Asher, s'ils avaient eu d'autres enfants, s'ils avaient eu leur fille, peut être les choses auraient été différentes. Leur fille, à cette pensée son cœur se serra et ses doigts se serrèrent autour de ses bras croisés. Peut être était-ce sa faute, si elle avait accepté de ressayer, si elle avait fait ce qu'on attendait d'elle, peut être seraient-ils restés ce jour là. Peut être seraient-ils en vie. Peut être n'aurait-elle jamais fini là.
J'ai les larmes aux yeux je me sens trop con, les hormones c'est le maaaaaaal, le mal absolu ! Et le second mal absolu, c'est toi, Clémence ! Tu es un moooooonstre

Shamefaitmal a écrit:
Aucun d'eux n'arrivait à soutenir le regard de l'autre, cet inconnu à la nature insaisissable; lui qui s'était rebellé en jouant les nobles, elle qui avait toujours voulu se rebeller en s'extirpant de son rang mais qui n'avait jamais osé. (...) Elle baissa la tête face à ces deux noms, face à la facilité avec laquelle il avait de les dire quand elle osait à peine les prononcer du bout des lèvres, mots interdits qu'on ne peut dire sans qu'une punition divine n'arrive.
Trop joli Personnages parallèles Et Ada mais elle est trop mignonne, on a envie de la prendre dans les bras en lui disant que tout va s'arranger

Sharetournelecouteaudanslaplaie a écrit:
Elle s'éclaircit la gorge, « Vous connaissez ma sœur Seyrane... c'est l'une des leurs...euh vôtres ? » Ex-mari, fils, soeur, époux, les masques tombaient au fur et à mesure, dévoilant les vrais visages. Sauf elle, elle n'en avait pas.
Krkrkr si c'était pas aussi triste, on serait presque tentés de lui faire une petite blagounette

Merci petit scarabée de lotus, j'ai troooop aimé ce post et j'aime troooooop ce rp
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almost grown
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Sam 14 Juil - 23:02

ça fait plus d'un mois que j'ai lu ce post mais je ne l'ai pas encore cité, or il faut bien que je le savoure avant d'y répondre :3

http://expiation.forumactif.org/t551-white-shadows-and-dark-lights-seyrane-adrian

Léa a écrit:
Ils sont des âmes invisibles, les oiseaux de nuit. Ceux qui volent sans bruit. Ceux qui appellent sans cri.

tellement poétique ! c'est trop trop beau

Léa a écrit:
mais ça n'est que le vent, qui s'amuse des frissons que suscite la pénombre

le rythme parfait + l'allitération = que du love. t'es ma poétesse préférée Léa

Léa a écrit:
Les Hommes préfèrent le jour et ses vérités éclatantes — si éclatantes que la véritable profondeur des choses est masquée. Les Hommes trouvent préférable d'être aveuglé par la blancheur que de tâtonner dans le noir. Les Hommes aimeraient abattre tous les oiseaux de nuit.

WAOUH je suis éblouie devant une réflexion si philosophique sur la nature humaine aussi joliment exprimée et en plus j'ai l'impression que Sey et AidenAdrian sont tous les deux dans la #teamoiseaudenuit et ça me fait des papillons dans le ventre
ça et en même temps...

Léa a écrit:
Il se sentit comme tous les Hommes. Il eut envie d'allumer une bougie, de faire un grand feu dans la petite cheminée à sa gauche, de fabriquer une torche de fortune, et d'approcher la flamme brûlante du regard charbon de la jeune femme.

Léa a écrit:
Sans ciller, il passa un doigt distrait sur l'angle un peu ébréché de la boîte à musique. Il ne déclenchait pas de gigantesques brasiers. Il valsait avec les ombres ; celles qui couraient dans les iris de la brune seraient ses compagnes de l'instant. Son index glissa jusqu'aux perles et en fit rouler une, en cercles de plus en plus larges.


"ses compagnes de l'instant" AH OUI

Léa a écrit:
Les lèvres de la noble frémirent, les prunelles du voleur descendirent dessus. Temps de suspens qui excite tous les sens et tue toutes les patiences.

le crescendo est tellement parfaitement maîtrisé et c'est TELLEMENT POÉTIQUE BON DIEU

Léa a écrit:
Elle devait penser que c'était un défi absurde. Elle avait raison. Mais tout le monde avait besoin d'un masque. Le masque du voleur, ce serait la noble.

parfait

Léa a écrit:
le grondement du vin dans ses veines

yay ! merci Léa pour ce trop beau post
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