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Luke Peterson — « Le cheval est pour l’homme comme les ailes pour l’oiseau. »

losing a battle... still fighting for the war
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Mer 6 Juil - 23:26





© ATOMIC SQUIRREL.


Luke Peterson
— « Famille : tendresse, détresse, avenir, souvenir. » —
La vie n'est pas un long fleuve tranquille : c'est un océan indomptable et imprévisible, un ciel capricieux et ténébreux. Les Peterson l'ont bien compris. Pour affronter le monde, il faut être soudés. Leur famille est comme un grand navire, solide, tout de bois, épais, qui suit les humeurs de la mer et des nuages, qui les affronte et les chérit. Luke Peterson, vingt-cinq ans, a toujours connu cette ambiance qui embaume la maison qu'ils habitent au Village. Dès qu'il en a eu l'âge, il a lui aussi aidé à entretenir le bateau. D'abord, chez eux, puis, rapidement, ailleurs. Il a réussi à se faire embaucher aux écuries. Il s'occupe des chevaux des soldats, mais aussi de ceux de quelques nobles qui n'ont pas leurs propres boxes. Si les débuts ont été ardus, il y est aujourd'hui extrêmement bien intégré. Les cavaliers lui font confiance, s'épanchent en confidences et réclament des informations, qu'il leur livre contre quelques pièces. Pour un morceau de pain supplémentaire, tout est bon.


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« we had to learn how to bend without the world caving in »


physionomie
Pour comprendre Luke, il faut déjà savoir que deux éléments intrinsèquement liés régissent sa vie : sa famille et son travail. Le départ du père Peterson a bouleversé le fonctionnement de la cellule familiale. Cet abandon a été difficile à vivre pour le garçon qu'il était, mais il a finalement choisi d'oublier son père - et réussi ? Il n'en parle pas, n'y pense plus. C'est un traître : les traîtres ne méritent pas sa considération. Il ne reste plus rien du paternel, à part peut-être les cheveux blonds ou les yeux souvent clairs de la fratrie... à part, peut-être, la forme de son visage, ou ses longs doigts, ou sa silhouette... Non. De toute façon, l'image est trop floue ; il ne reste plus rien du père et ils l'ont remplacé en tout.
Luke est le troisième né et son rôle de grand frère lui tient à cœur. Il donne le maximum de lui même pour que les siens jouissent d'une vie aussi bonne que possible. Il aime voir leurs sourires, la lueur aimante dans leurs yeux, entendre leurs éclats de rire et le tintement exaucé de leurs vœux.

Pour cela, il travaille dur. Le dimanche, la famille entière se rend dans les quelques champs qui lui appartiennent. Il est toujours présent au rendez-vous et n'hésite pas à labourer, semer, récolter, jusqu'à être prêt à tomber de fatigue.
Le reste de la semaine, il est palefrenier aux écuries du village. Ses débuts, alors qu'il n'avait que quatorze ans, ont été catastrophiques. Il était éreinté, confondait tout, et son maître ne prenait jamais le temps de lui expliquer ; non, il valait mieux s'énerver tout de suite et frapper si besoin. Il le prenait pour un idiot parfait, et tout ce qui faisait tenir Luke, c'était son amour pour sa famille, et pour les chevaux. Les premiers avaient besoin de lui, et il avait besoin des seconds pour passer des journées plus agréables. Depuis son enfance, il éprouvait une admiration profonde, assez indicible, pour ces quadrupèdes qui acceptaient de vivre avec l'Homme, alors qu'ils auraient pu être libres de tout, sauvages et farouches, là-bas, dans les plaines du Nord.
Heureusement, cette situation n'a pas duré très longtemps. Son maître mourut d'une grippe alors que Luke avait seize ans. Il n'osait pas s'en réjouir, mais son cœur était plus léger, malgré tout. Il devint alors le palefrenier. Les soldats l'appréciaient déjà, pour ses bons mots, ses sourires et sa disponibilité. Avec le temps, ils n'ont pu que mieux le considérer. Comme ils le payent, il arrive qu'ils lui accordent des pourboires, des primes, pour le récompenser. Parfois, Luke a l'impression fugace d'agir comme une putain. Puis il hausse les épaules : on gagne sa vie comme on peut. Et il retourne aux pots-de-vin, aux rumeurs, aux trocs...
Depuis quelques années, il a gagné en responsabilités, et obtient ainsi un salaire un peu plus important. Les cavaliers lui font vraiment confiance, et n'hésitent pas à lui confier le dressage de jeunes chevaux. Il a un don avec eux, c'est sûr... Et puis il gère bien les écuries, le petit. Tout roule comme sur des roulettes, maintenant. Puis, ses deux apprentis, ils se débrouillent franchement bien ! Faut dire qu'ils sont à bonne école.

Sa famille et son travail sont les deux grands pôles de sa vie ; et il est vrai qu'il lui reste très peu de temps en dehors de cela. Peu sont ceux qui le connaissent autrement que par ces biais. Cependant, si on retrouve, dans ces deux cercles, quelques traits, c'est bien son calme et sa finesse. Luke, sans être introverti, n'est pas quelqu'un qui s'enflamme avec de grandes déclarations. Lorsque c'est nécessaire, il dit les choses simplement, mais, la plupart du temps, il se contente de quelques gestes. Peut-être est-il trop habitué au langage des chevaux, ces êtres qui ne font presque pas de bruits, qui se contentent de quelques mouvements, de longs regards ?
Cette sérénité apparente peut en surprendre ou en inquiéter plus d'un. Il n'est pas froid, bien au contraire, mais son calme lui donne un aplomb troublant. C'en est parfois difficile de savoir ce qu'il pense, ardu de savoir sur quel pied danser... d'autant plus quand on sait que Luke ne pardonne pas. La première faute est le début d'une centaine d'autres. C'est un effet domino. Et c'est triste, mais les gens ne changent pas, ou du moins jamais totalement. Ils portent cette essence, qui les suit partout, toujours, et qui les ramènera aux mêmes exploits et aux mêmes erreurs. Ces gens-là, ceux qui le déçoivent, il les chasse de sa vie. Luke ne s'encombre pas de problèmes supplémentaires. Ceux qu'il a lui suffisent largement.



♦ que pensez-vous du contexte politique actuel ?

C'est la débandade. Luke ne sait pas trop quoi en penser. Sous le Haut-Gouvernement, la vie était difficile, mais Katharina changera-t-elle réellement les choses ? Il reste sceptique à ce sujet, mais tente aussi de conserver son optimisme. Faire pire que les Trois lui paraît impossible. L'esclavage, déjà, a été aboli. Il n'a plus à s'inquiéter pour les membres de sa famille. Et sûrement pourra-t-il conserver son métier, dans les nouvelles écuries. Il a toujours été doué avec les chevaux, n'a jamais causé de réels ennuis et n'appartient à aucun des partis politiques. Non, tout ce qu'il regrette, tout ce qu'il peut vraiment regretter, c'est que celui qui a renversé les Trois n'est pas un Vivendalais. Il portait un regard plein d'espoir sur la Guilde.

♦ êtes vous engagés activement dans l'un des camps ?

Tout ce qui compte à la suite de la Guerre d'un Jour, c'est sa famille. Il s'est, une fois de plus, rendu compte à quel point elle était essentielle. Sans elle, il se sent faible, petit, perdu ; comme si une part de lui-même n'était plus. Peu importent les camps qui vont se déchirer. Ce qui l'intéresse, c'est la réunion, la réunification ; les retrouvailles. Avec la petite Mel, ils doivent tout faire pour rejoindre leur famille ; leurs frères et sœurs, mais aussi leur mère. Luke ignore où ils sont, s'ils sont même encore vivants. Mais c'est pour le camp Peterson qu'il agit, pour leur bien à tous. Et si pour cela il doit affronter Katharina, les ombrageux, les nobles, les esclaves ou les villageois, tant pis : il le fera.


Tell me a story
Avec l'aide de ses deux apprentis, il avait préparé tous les chevaux. Sellés, ils étaient alignés le long de la barre d'attache à l'extérieur des écuries. Ils patientaient, piaffant, soufflant. Luke se tordait les mains. Il ne savait plus quoi en faire. D'un naturel calme, il était, en ce jour, un peu nerveux. De temps à autre, il passait ses doigts dans une crinière, sur une croupe, sous une encolure. Les bêtes, et surtout les chevaux, avaient le don de l'apaiser. Et ils l'occupaient ; ils occupaient ces mains qui ne goûtaient pas l'inactivité.
Les premiers soldats ne tardèrent pas. Ils se mirent en selle et rejoignirent les rangs de l'armée nordienne. Il les entendait, de là où il était ; les cliquetis, les cris, et le souffle de la peur. Rapidement, il n'y eut plus aucun animal devant lui. Les autres équidés patientaient dans leur box. Les apprentis les avaient tous ramenés des prés. Ils avaient obéi à Luke, et pourtant il commençait à se demander s'ils se trouvaient réellement plus en sécurité dans l'écurie. La sécurité... drôle de concept. Idée bizarre, en temps de guerre. Parce que c'était cela, désormais : la guerre. Durerait-elle longtemps ? Massacrerait-elle beaucoup ? Quelle serait son issue ? Tant de questions, et le destin seulement pour y répondre... C'était, malgré tout, angoissant.

Luke serra les poings. C'était angoissant, mais ce n'était pas paralysant. Il renvoya les deux adolescents dans leurs familles. Ce qu'il fallait, c'était agir. Et sa famille à lui attendait aussi. Ils s'étaient donné rendez-vous. Chacun avait quelque chose à régler dans son coin, mais, dès le travail fini, il fallait se rejoindre. L'effervescence était retombée : à son tour de partir. Il retourna dans l'écurie, et hésita à peine une seconde avant de s'engouffrer dans la sellerie, de prendre l'équipement d'un cheval, et d'aller jusqu'à son box. Il n'avait plus le temps. Peut-être même lui sauvait-il ainsi la vie. Avec des gestes rapides mais précis, il harnacha l'animal, avant de le sortir de sa stalle par la bride. C'était une grande jument baie, aussi attachante que caractérielle. Luke avait à peine fait un pas hors du box qu'il vit Charlie, son frère aîné, qui portait Mel, leur petite sœur. La surprise le figea sur place, puis le soulagement serra son cœur. « Charlie ! Bon sang où étais-tu passé ? Katharina arrive ! » - « Longue histoire. » Le regard du blond se leva vers l'animal qu'il tenait par la bride. « T'as un cheval ? » Un air gêné se peignit sur la figure de Luke et, machinalement, il glissa une main nerveuse sur sa nuque. « Oh ben, il est pas à moi mais j'ai pensé que... » D'un geste, Charlie l'interrompit. Il déposa Mel sur le devant de la selle, avant de se tourner, si sérieux, vers son cadet. « Ecoute-moi. Tu prends le cheval, tu pars avec Mel. On se retrouve dans la forêt, au rocher noir. Où sont les autres ? » Luke répondit immédiatement : « Ils sont au village, là où on devait se rassembler. » A peine eut-il fini que son frère se détournait de lui. En avançant, il s'exclama : « Hé ! Tu vas faire quoi toi ? » Charlie se replaça face à lui sans interrompre sa course et, le doigt pointé vers lui, chassa sa question : « T'occupe. Cache-toi là-bas et attends les autres. Si Katharina passe le mur et que je ne suis pas là dans trois heures, ne te retourne pas. » Et il disparut. Ne te retourne pas.

Luke sortit de l'écurie au trot. D'une main, il tenait les rênes et, de l'autre, il maintenait Mel contre lui. « Accroche-toi bien à la crinière. » La petite obéit : elle serra une poignée de crins au creux d'une de ses paumes. Le jeune homme pressa une nouvelle fois les flancs de la jument, et celle-ci s'élança au petit galop. Il la guida à travers les rues du village, en évitant habilement les fuyards ou ceux qui rentraient chez eux dans l'espoir de pouvoir se protéger seuls. En dépit des recommandations de Charlie, il préférait se rendre au premier lieu de rendez-vous.
A quelques mètres d'eux s'élevait un nuage de poussière. Il ralentit l'animal, les sourcils froncés, et s'avança. Peu à peu, il distingua des hommes en armure ; des soldats. Des visages familiers lui apparurent. Pourquoi n'étaient-ils pas sur le front ? « Luke ! » Une main solide se posa sur sa jambe. « Qu'est-ce que tu fais là ? Vous devez tous rentrer dans l'Enclave. Tu... tu as volé un cheval ? » Le jeune homme éluda volontairement sa deuxième question - elle ne présentait, de toute façon, que peu d'intérêt à ses yeux. « Dans l'Enclave ? Non, Edouard, je... je dois rejoindre ma famille, c'est par là-bas. » fit-il en désignant un point derrière la ligne de guerriers. Le concerné secoua la tête. « Personne n'est passé par là depuis des heures. Ils doivent être dans l'Enclave, Luke. » - « Je veux voir maman... » couina Mel, désorientée. Elle n'était pas indifférente au climat très tendu qui régnait autour d'eux. Son frère la serra un peu plus fort contre lui, puis posa ses prunelles bleues sur le soldat, calme et déterminé, poussé par une appréhension sourde. « Laisse-moi aller voir, on s'était dit qu'on se rejoignait là-bas, certains y sont peut-être déjà. » - « Non, on a fait évacuer toute cette partie. » - « Tu les as vus ? » - « Non... » Sans un mot de plus, il tira sur la bride. La jument pivota sèchement puis se lança au trot. Edouard les vit disparaître dans la poussière.
« Luke ? C'est pas par là, l'Enclave. » - « Je sais. On n'y va pas. C'est trop dangereux. » Mel se tordit le cou pour lui jeter un coup d’œil. Il avait l'air sévère, encore plus serein que de coutume, et cela provoqua un frisson le long de son échine. Son calme avait quelque chose d'effrayant. « On va où ? » - « Dans la forêt, comme l'a demandé Charlie. C'est impénétrable pour une grande armée. On y sera tranquilles un moment. » Il bifurqua sur la gauche et finit par quitter le village. En quelques minutes, ils se retrouvaient dans la forêt. Luke mit la jument au pas. Ils serpentèrent entre les arbres sur plusieurs kilomètres, jusqu'à atteindre le fameux rocher noir. Le blond tenait à emmener sa sœur aussi loin que possible du conflit. C'était une enfant. Elle n'avait pas besoin de voir tout ce dont les Hommes sont capables.

Ils restèrent près de trois jours au cœur de la forêt, à attendre Charlie, Eden, Sara, Adam et les autres. Ils se nourrissaient de ce qu'ils trouvaient ou de ce qu'ils attrapaient à l'aide de pièges - du petit gibier ou des oiseaux. La nuit, ils dormaient sous un toit de branchages rapidement aménagé. Cependant, Luke fermait peu l’œil, toujours à l'affût du moindre bruit. Même s'ils se sentaient plus en sécurité qu'au village, ils n'étaient à l'abri de rien. Il veillait sur Mel et pensait à sa famille,  aux dernières paroles de Charlie, jusqu'à ce que l'épuisement eût raison de lui et ne le fît sombrer dans le sommeil. La fatigue le rendait plus irritable et plus stressé. Aussi, il tentait de faire des siestes l'après-midi. Elles ne duraient jamais longtemps.
Mel demandait sans cesse quand les autres les rejoindraient, et quand viendrait le moment de retourner chez eux. Il n'avait pas de réponse. Il n'espérait plus que la fratrie les retrouvât au rocher noir, et pour savoir s'ils pouvaient rentrer, il fallait aller voir. Aussi, ils se rapprochèrent peu à peu de la lisière. Arrivés à moins d'une heure à cheval du village, ils établirent un nouveau campement. Lorsque le soleil fut à son zénith, Luke s'aventura jusqu'à Vivendale. Plus rien ne grouillait, plus rien ne s'agitait, plus rien ne criait ; la bataille était terminée. Et, déjà, les bannières des Témériens flottaient sur les remparts. Alors, ils avaient perdu... Il ne sut quoi en penser. Cela changeait-il quelque chose pour eux ? En bien, en mal ? Pouvaient-ils revenir, lui et Mel, au village ? Forcément... car où aller, sinon ? Et il leur fallait retrouver les autres, leur famille. Ils avaient dû se cacher, eux aussi. Le village restait le seul lieu où ils étaient susceptibles de se réunir.
Il fit donc demi-tour pour aller chercher sa petit sœur. Elle l'attendait, trépignant autour des cendres du feu de camp. « Alors ? » - « On peut rentrer. » Elle eut un immense sourire qui fendit le cœur de Luke et se jeta dans ses bras. Il la serra contre lui. « On a gagné ? » - « Non. Mais je pense que ça ira, pour nous. » Elle hocha la tête et enfouit son visage dans sa chemise sale. « Allez, viens, on y va. »
Il l'aida à grimper sur la jument, puis s'y hissa à son tour. Ils partirent pour le village, curieux de savoir ce qu'ils y trouveraient, et anxieux aussi. Leurs estomacs ne pouvaient que se tordre à la pensée de leur famille, peut-être morte, peut-être brisée, peut-être écartelée. Et Luke songeait encore à Charlie et à ses mystérieuses paroles. Où était-il allé ? Quelle était la chose ou la personne qui l'avait retenue plus longtemps ? Était-il encore en vie...?

Les dommages que le village avait subi demeuraient minimes. Les rues les plus proches de l'Enclave présentaient des dégâts plus importants, mais heureusement, la plupart des habitants avaient fui. Quelques visages se profilaient déjà aux fenêtres, mais ils étaient comme les leurs : sales, anxieux et fatigués. Luke alla jusqu'à leur maison. Ils descendirent du cheval, qu'ils amenèrent dans une petite arrière-cour où caquetaient trois pauvres volailles. La chaumière était restée intacte. Ils entrèrent et furent saisis par l'atmosphère qui y régnait : ce silence, ces absences. L'impression fut écrasante ; impossible de la caractériser. Le souffle coupé, les dents serrées, immobiles, ils observèrent les murs, le sol, les meubles. Puis Mel poussa un terrible soupir de soulagement.
Il la regarda, elle le regarda. Elle retourna encore dans ses bras. « Les autres vont bientôt revenir. » promit-il. Elle acquiesça.

Mais il avait menti. Plusieurs jours s'écoulèrent. Le village reprenait vie, l'emprise témérienne s'affirmait, mais aucun signe de leurs frères et sœurs ou de leur mère. Rien d'autre que le silence et l'absence. Cependant, ils ne perdirent pas espoir. Luke récupéra vite son travail aux écuries. Rien n'avait changé, hormis les employeurs et les clients. Ses deux apprentis s'en étaient sortis, et il s'en trouvait heureux. Il leur avait donné à chacun une accolade amicale, le sourire aux lèvres, avant de les renvoyer à leurs tâches respectives. Il avait gardé la jument volée : personne ne l'avait réclamée et, bâtie comme elle l'était, elle pourrait aider aux travaux dans les champs. De surcroît, Mel s'y était attachée, et pouvait passer des heures à lustrer son poil et à démêler ses crins, en lui parlant d'une voix presque inaudible. Il ne pouvait pas se résoudre à lui voler ce nouveau bonheur. Elle le méritait, et elle en avait plus que jamais besoin.
Un soir, alors qu'il rentrait du travail, il ouvrit la porte de la maison et découvrit Mel, qui jouait avec Arianna. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, et un affreux sourire tremblant déchira ses lèvres. Aria, c'était la famille. Elle l'avait toujours été, la petite brune au joli sourire, la meilleure amie de Charlie. Elle avait levé les yeux vers lui, et il y avait vu quelque chose de différent. Une lueur était morte et une autre avait surgi de ses restes : elle était brisée. Et c'était chez les Peterson qu'elle avait trouvé refuge.
A partir de ce moment, ils continuèrent leur vie à trois, leur vie de famille réduite, leur nouvelle vie. Ils continuèrent à se soutenir mutuellement, à chercher les autres, à refuser que l'espoir diminuât de jour en jour, à se battre pour obtenir des informations. Et ils avaient raison ; car un jour leurs efforts paieraient.


♦ Charlie Peterson + Grand frère

Bonorum capite in nullo trahebatur vel catenarum et onere quod capite quod sufficiente bonorum delatus sufficiente solo tenus fovisse aut aut militarium quod quod quasi aut aut rumore damnabatur militarium onere multatione vel delatus trahebatur hostiles postulatus capite postulatus suos urgente solo vel inter vel sufficiente delatus esset postulatus  

♦ Autres frères et sœurs

Les enfants Peterson sont huit au total. Trois filles : Eden (21 ans, scénario) Sara (env. 15 ans, possible scénario) Mel (env. 10 ans, possible scénario), Cinq fils : X (33 ans, possible scénario) Charlie (31 ans) Luke (25 ans) Adam (23 ans, scénario) et X (possible scénario. La fratrie est extrêmement liée et solide. Les Peterson sont l'exemple même de la loyauté. C'est certainement la famille la plus unie du village.



behind the computer
Bon bah les gars, toujours la même hein, Léa, Lélé, Leacorne, Calicorne... la fille qui ne sait pas résister. La fille à qui les personnages murmurent à l'oreille (c'était trop tentant pardon). Donc je vous présente ici Lucky Luke, mon nouveau bébé, et un peu le bébé de Marion, vu que c'est son scénario. Et le petit frère de Charlie a la tête sympathique de Jake Abel ! Y'en a qui ont de la chance, héhé.
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Épée en eau

© fiche par hailey j. kingtson

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