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Eliska Kaye | La funambule

losing a battle... still fighting for the war
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Dim 30 Juil - 14:34





© MALBE


ELISKA KAYE
— «  Sur le fil. Danseuse funambule » —
Marche, danse, comme ça vient, comme ça va, au rythme de la brise du temps, au rythme de la poussière de lune qui se dépose doucement sur tes épaules nues. Une silhouette gracieuse se détache des ombres nocturnes, un taffetas bleuté effleure les pétales scintillants du soir. Une beauté de traits, une beauté d'âme. On reconnait la femme-oiseau grâce à ses jupons touffus, les mille couleurs de ses tissus, le reflet de malice dans ses prunelles azurines et le sourire permanent au creux de ses joues. Depuis vingt-huit ans, Eliska rêve d'étoiles. Avant, elle restait le nez en l'air tout le jour et toute la nuit en se languissant d'aller nager dans les nuages. Maintenant, elle se mêle à eux, marche dans le ciel en toute confiance et danse dans les cotons-fumée. Il n'y a rien de plus naturel pour un oiseau, Eliska a des ailes de demoiselle-hirondelle... Eliska est funambule, poète, chanteuse, elle appartient au peuple bariolé qui traverse tout le continent et ne s'installe dans les villes que pour quelques mois, le temps de faire la démonstration de leurs nouveaux tours et de gagner quelques pièces pour remplir leurs poches trouées. Sa vie est faite de hasards et d'opportunités. Rien n'est jamais prévu à l'avance pour la douce Kaye qui se régale de cette vie. Eliska ne connait pas les chaumières des villages qu'on appelle maisons et les routines des habitants qui rencontrent constamment les mêmes visages, les mêmes murs, les mêmes sols. Ce qui est familier à Eliska, ce sont les routes et les horizons. Elle n'a pas de toit la nuit, autre que celui du là-haut infini. Et il lui suffit d'une roulotte posée sur un bout de chemin ou d'une tente montée en lisière de forêt. Elle est accompagnée de son frère Ioann et sa jeune soeur Glydia, parfois, d'autres jongleurs et artistes qu'ils trouvent, ou retrouvent. Ils proposent leurs spectacles à qui voudra bien les contempler. La petite troupe  suscite l'intérêt des foules. Leurs voix théâtrales interpellent, leurs boniments charmants intriguent, leurs histoires fantastiques séduisent. Les couleurs de leurs vêtements accrochent les regards ; les acrobaties, les tours d'adresse et les ballets sauvages reçoivent sans cesse des applaudissements chaleureux et des pièces dans un chapeau. Quand Eliska grimpe sur son fil, les éclats de voix se taisent, les applaudissements s'évanouissent et les sourcils se haussent, les bouches s'arrondissent. Elle éblouit. On s'émerveille, on suit ses chevilles délicates qui tournent, se balancent et s'étirent gracieusement. Elle semble si légère. Rien ne la soutient. Il y n'a plus que le vent qui doucement l'enroule, bienveillant, protecteur. Et elle flotte. Telle une fée.


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« Illuminations on a rainy day when she walks / her footsteps sing a reckless serenade. / With a shine spiralize / Their hypnosis goes unnoticed when she's walking by » — A.M.


physionomie
Les ménestrelles n'ont pas de riches vêtements comme les femmes de marchands, ou les dames Nobles, elles n'ont pas de grands bijoux pour orner leur cou ou leur front et elles n'ont pas de perles de nacre à glisser dans les mèches de leurs cheveux. Mais elles ont parfois, quelques trésors de ce genre, quand leurs courtisans ont assez d'or pour les gâter. Certaines sont choyées par un bourgeois, et d'autres ont plus de dix hommes à leurs pieds. Les femmes du monde biguaré ont la réputation de la beauté enchanteresse, des sortilèges de charme et leurs démonstrations spectaculaires les rendent désirables pour beaucoup. Elles sont des coeurs à prendre, puisque rien ne les attache, rien ne les retient, elles sont libres et libertines, et leur liberté fascine. On les adule, on les chérit. On les aime, à leur première apparition, à la première caresse d'un regard, dès que leurs lèvres s'entrouvent et que leurs mots sucrés dévalisent les passions. Il est impossible de les captiver assez longtemps pour les ancrer, pour les garder auprès de soi. Elles disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues, éphémères, de passage, libellules. Alors ces femmes-là, sont adorées, pour toujours, parce que l'homme aime davantage celle qu'il ne peut posséder. Et il aime plus longtemps quand l'objet de son désir se transforme en fantasme. L'amour frustré est le plus éternel. Les femmes des chemins n'aiment pas de la même manière que les autres. Elles aiment pour un jour, pour un temps. Leurs sentiments sont aussi solides que le vent. C'est ainsi qu'elles vivent. C'est ainsi qu'elles voient le monde.

Eliska elle aussi, a reçu des cadeaux de ses courtisans bourgeois ; un coffre de bois de palissandre, qu'elle garde dans sa roulotte, où sont peints des petits soleils dorés. Il est scellé d'un loquet en arabesques et son lourd dessus se soulève dans un grincement précieux qu'elle savoure, comme on savoure le froissement des pages d'un vieux livre. On lui a aussi offert des robes, qu'elle range à l'intérieur du coffre. Elle ne les met que rarement, quand elle doit jouer pour des Régents et des Princesses. La poussière des chemins saliraient les broderies et la boue maculerait les bas. Elle préfère garder sa toilette habituelle : une robe d'un tissu gris de lin, surmontée la nuit ou les journées fraîches d'une capeline bleu de minuit. Elle a aussi quelques figurines boisées qu'elle conserve précieusement dans une boîte à bijoux rouge. La boîte, aucun homme ne lui a offerte, elle l'a achetée elle-même, sur un marché ambulant. Dans la roulotte d'Eliska, il y a aussi un miroir, tout simple, de forme ovale, accroché au panneau de l'unique placard. Elle s'y penche, de temps en temps, pour vérifier la ligne noire sur ses paupières, la poudre de ses joues et le carmin de sa bouche. Grâce à son reflet pendu dans le placard, elle ajuste sa chevelure d'ambre sombre avant de tirer le rideau et de faire son entrée sur les planches. Eliska a un visage en forme de coeur, des lèvres toujours groseilles, des manches étroites et des pieds souvent nus.



♦ que pensez-vous du contexte politique actuel ?

Eliska ne se mêle pas de ces questions-là. Son avis n'est jamais tranché, ses opinions sont des plus discrètes et elle garde ses idées pour elle-même. La politique ? Vous ne la verrez jamais s'y mêler, ce n'est pas sa place. Surtout qu'elle n'est qu'une ménestrelle de passage... Pourtant... Pourtant Eliska sait quoi penser. Elle sait quoi penser de tout. Elle dit préférer les questions de grandes envergures, celles qui se portent sur l'existence, la nature, la création et la philosophie humaine. Mais tout cela n'est-il pas finalement lié à la politique ? Les Hommes font les principes et les Gouverneurs créent les morales. Il lui arrive, parfois, de mettre en scène des Princes ou des Rois dans ses spectacles, pour expliquer leurs choix et juger leurs actions. Mais maligne, détachée, Eliska maquille, ses histoires se déguisent et se sous-entendent.
Si elle a souvent préféré éviter Vivendale — à cause des Trois qu'elle jugeait mauvais — elle s'est toujours plu à Téméran et y a passé beaucoup plus de temps que dans n'importe quelle autre ville. Aujourd'hui Katharina règne sur le Nord, alors Eliska n'hésite pas, elle monte dans un bateau et quitte le port de l'Autre-Terre. Direction Vivendale.

♦ êtes vous engagés activement dans l'un des camps ?

La brunette ne s'engage jamais dans les histoires des villes. Elle les traverse, c'est tout. Et bien qu'elle chérisse le peuple Témérien, elle reste loin de leurs batailles et enjeux politiques. Mais oui, elle est engagée. Dans le camp des ménestrels. Sur le continent, on peut rencontrer toutes sortes de nomades : des voyageurs, des familles loin des villes, des campements improvisés, des habitants en transition, des brigands, des voleurs, des prisonniers en fuite,... Le peuple bariolé est une caste à lui seul. Comment les villes se divertiraient sans eux ? Ils passent le plus clair de leur temps sur les routes et ne sont commandés par aucun Roi, les lois des villes ne s'appliquent donc pas à eux. Les artistes nomades ne sont ainsi, protégés de personne. Ils doivent veiller les uns sur les autres, mener leurs propres combats. Et Eliska est engagée auprès des siens.


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EN COURS


♦ Ioann & Glydia + frère et soeur

Ioann souffle le feu. Ses poésies sont délicieuses et ses magnifiques histoires donneraient des frissons à n'importe qui. Glydia elle, jongle mieux que personne. Elle peut aussi plier ses membres, se courber, se torde dans tous les sens, elle se roule, se contorsionne. Son corps souple glisse dans les rubans et autour des poutres. Eliska ne quitte jamais sa famille. D'aussi loin qu'elle se souvienne, Ioann a toujours veillé sur elle. Et elle, a toujours veillé sur Glydia. Ils sont inséparables ; indépendants, mais plus forts ensemble.

♦ Mina + meilleure amie

Mina n'est pas née Témérienne ou Vivendalaise, elle n'est pas nomade, elle ne vient d'aucune ville. Personne ne connait le début de son histoire, mais les Témériens connaissent bien la suite. Elle a été recueillie par une vieille femme dans la cité de Témère alors qu'elle avait moins de dix ans. Là-bas, Mina a grandi, a vécu, a découvert, a travaillé, a aimé, a vieilli. Elle s'est mariée avec un soldat de la garde du Roi. Ils ont eu deux enfants, Kirill et Louba. Aujourd'hui, son fils est mort, son époux est mort. La maladie et la guerre. La faim. Rien de bon ne peut plus venir de Témère. Il ne lui reste que sa fille, et son amie Eliska, avec qui elle monte sur un des bateaux de Katharina. Vivendale. Nouvel espoir.
Eliska a rencontré Mina alors qu'elles étaient toutes deux adolescentes. Elle a assisté au mariage, aux deux naissances, aux événements importants et aux détails de la vie. Elles ont longtemps fait partie de la vie de l'autre, tantôt éloignées par la distance, tantôt inséparables. Soudées, les deux amies se comprennent, se racontent, se quittent puis se retrouvent. Peut-être que Mina est une explication à l'amour qu'Eliska porte à Téméran, pourquoi elle a toujours préféré s'arrêter là-bas et y restait plus longtemps. A la mort de Kirill, Eliska est revenue en ville. Deux semaines plus tard, Katharina envahissait Vivendale. Et le mari de Mina mourrait à la Guerre-d'Un-Jour. Il n'est plus question qu'Eliska s'éloigne de Mina pour le moment.
Eliska adorait les enfants de son amie. Elle leur ramenait des objets de tous les marchés du continent et des fleurs qu'on ne trouvait pas dans la cité, leur racontait les récits de ses voyages et leur parlaient des gens étranges, atypiques et amusants qu'elle croisait. Elle est encore plus proche de Louba aujourd'hui. L'enfant glisse souvent sa petite main dans la sienne et s'y accroche de toute ses forces.



behind the computer
Derrière l'écran c'est Marion, ou Malbe pour plus de mystère. Dans le rôle d'Eliska, je vous présente Jessica de Gouw qui est une des actrices qui m'ont le plus marquée de part leur beauté. Elle rejoint la famille des brunettes de l'Expia family !!! Mais elle se démarque par sa douceur, sa simplicité et sa joie de vivre. Une jeunette toute mignonne pour équilibrer les rangs. Elle rejoindra peut-être le clan des super-badass un jour, si elle est contaminée par la folie expienne mais pour l'instant c'est Eliska Kaye, la petite funambule :)
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© fiche par hailey j. kingtson

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Vrai de vrai, cent pour cent pur jus
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Hans : Mads Mikkelsen

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Dim 30 Juil - 15:24

Jessica de Gouw Ça me fait bizarre parce que sur un autre forum, j'ai un lien plutôt négatif avec elle... je sais pas si tu t'en rappelles :p Mais enfin cette femme est magnifique ! Et l'idée des bohèmes ! Trop cool. J'ai toujours voulu jouer une personne qui viendrait du monde du spectacle, une sorte de gitan, qui courrait sur les routes sans s'arrêter, qui danserait sur les fils et valserait avec le feu... c'est un monde de magie ♥️ Aaah, ça ravive de vieilles idées qui sommeillaient dans ma tête :) Comme d'habitude, ta plume est un régal. J'ai hâte de pouvoir lire l'histoire, ça promet ! Rien que la description de sa relation avec sa famille et Mina *-* Bonne rédaction !
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almost grown
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Dim 30 Juil - 16:39

Oui je m'en souviens. Lire le scénario de Carter ça m'avait décidée à préparer une fiche avec Oliver en avatar. La personnalité, l'histoire, le lien de malade avec Jessica en avatar ! Tu l'as pris toi, finalement non ? Mais avec Armie ? (armieeeee d'amourrr ! premier amour de city avec armie :p) "Oliver" est en préparation. Trop de perso en préparation. Alors je me décide à poster petit à petit, même si je les joue moins. Si je garde tout dans ma tête, je vais exploser x)
C'est en relisant "Coeur d'Encre" que j'ai eu l'idée de faire une bohème. Je cherchais un avatar qui collerait à ma petite funambule, et finalement Jessica lui va bien :) C'est la première fois que j'ai une idée de personnage avant d'avoir l'avatar ! :o
Merci doublette ♥
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almost grown
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Willa Holland

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Lun 23 Oct - 9:31

#Caliska ♥️


Linelleray
— « Et de plaisirs noirs et mornes... » —
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