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Adhara de Reyne | Kingdom of rust and gold

losing a battle... still fighting for the war
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Jeu 21 Déc - 23:36





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ADHARA DE REYNE
— « kingdom of rust and gold » —
C'est un royaume de rouille et d'or lui expliquait son père. L'or ne rouille pas, il est éternel, mais pas tout le reste. Les dynasties, les villes, les grandes maisons, tout ce pouvoir se dégrade tôt ou tard, mais le pouvoir de l'or, lui, demeure et demeurera éternellement. Consciente de ce pouvoir, la famille de Larant fit de la richesse de sa famille l'oeuvre de sa vie, une oeuvre qui n'aboutit jamais, si bien qu'ils durent rapidement marier leurs filles pour payer leurs dettes avec les dotes. C'est ainsi que la main d'Adhara fut offerte à Edrick de Reyne, héritier d'une famille de noblesse moyenne dont l'attrait principal venait dans sa longévité, il y avait des Reyne depuis aussi longtemps qu'il y avait une Vivendale. Mais après trente deux ans dans ce monde, Adhara a appris que son père avait tort, si c'était bien un royaume de rouille et d'or, dans ce qu'il considérait rouille, il y-avait des choses qui duraient aussi éternellement que le pouvoir de l'or, des légendes, des valeurs morales, et parfois même, ceux deux choses réunies dans un groupe de personne près à prouver que le pouvoir de l'or ne devrait pas régner.


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« reforms start with progress, surely you strive for a return to the old order  »


PHYSIONOMIE
Comme toute femme aristocrate, Adhara a, depuis son enfance, appris à se tenir. Silencieuse, calme et pieuse, tels étaient les mots d'ordre de son éducation, hélas pour ses parents, l'enfant qu'elle était s'était vite forgée de grandes opinions et n'hésitait pas à les étaler ci et là, à coup de remarques et piques. Son père reprochait sa langue acérée, sa mère allait jusqu'à la juger de vipère, se demandant comment ils avaient pu l'éduquer ainsi. Mais c'était bien ça, ils ne l'avaient pas éduqué, celle qui l'avait fait, c'était sa nourrice, Eileen, moissonnée pour l'esclavage quelques jours après son mariage. C'est sur cette histoire, et en voyant les conditions dans laquelle sa nourrice, celle qu'elle considérait comme sa mère, vivait, qu'elle commença à se forger ses opinons. Il y-avait un problème dans l'Enclave. Vivendale, dans ses plus belles années, ne s'était pas construite sur la domination d'esclaves ou la séparation de son peuple. Non, la légendaire cité d'antan avait été l'oeuvre commune d'un peuple entier, ayant soif des mêmes choses, reposant sur les mêmes valeurs. Hélas, cette Vivendale n'est plus, mais elle a toujours eu la ferme conviction qu'ils pouvaient y revenir. Elle sait que ce genre de pensées n'a pas lieu d'être pour elle, elle était censée servir son mari, faire des enfants et perpétuer l'héritage familial. Elle apprit alors à taire ses idées et endurer. Une tâche difficile pour elle, qui de temps à autre, fait quelques faux pas.

On disait d'Adhara durant son adolescence qu'elle était jolie, mais qu'elle avait trop d'opinions. C'est qu'utilisait les pères de ses prétendants pour expliquer leur refus. Encore aujourd'hui, elle est d'une beauté délicate, comme une allégorie de la noble qu'elle est censée être, ses traits et courbes restent lisses, rien dans l'excès. Dans ses vêtements, elle reste sobre pour sa caste, ses robes et parures sont raffinées mais simples. Elle n'aime pas se faire remarqué avec des robes trop extravagantes comme beaucoup d'autres femmes de son rang. De même, elle porte peu de bijoux, le collier de perle que lui a offert son mari, son alliance, et enfin, de temps à autre, des boucles d'oreilles pour les banquets et autres grandes occasions.


QUE PENSEZ VOUS DU CONTEXTE POLITIQUE ACTUEL ?
Vivendale était dans le déclin bien avant la Guerre d'Un Jour, bien avant le Soulèvement survenu bien des années avant sa naissance, elle savait ça, et une part d'elle était heureuse que quelqu'un soit finalement intervenu. Mais cette intervention lui a fait perdre tout ce qu'elle avait de plus cher à ses yeux. Elle aurait voulu que les choses se fassent autrement, que les Trois tombent sans que le sang d'autres ne soit versé, sans que la ville soit à moitié saccagée. Elle aurait voulu que, même après ça, leurs occupants soient moins durs, que les vivendalais n'aient pas à abandonner leur maison, leur richesse, leur fille et leurs dieux pour bien paraître devant la nouvelle reine. Elle regard et observe, et doucement, une nouvelle noblesse de dessine, une nouvelle Enclave est en train de naître, plus discrète, sans rempart ni esclaves, mais bien là.
ETES VOUS ENGAGES ACTIVEMENT DANS L'UN DES CAMPS ?
Plus jamais. Elle n'en veut plus, plus d'Enclave, plus de cette Vivendale coupée en deux, que ce soit entre les villageois et la noblesse ou, depuis la guerre, entre vivendalais et témériens. Son mari avait eu un combat, lutter contre ce premier découpage injuste de la cité, elle compte bien continuer son combat contre cette seconde inégalité. Elle espère que, s'ils arrivent à reprendre Vivendale ensemble, les vivendalais sauront vivre ensemble, comme un seul peuple, comme le fut une fois la cité dans les récits qui ont bercé leur enfance.


tell me a story
Son regard divaguait ci et là, s'attardant sur les détails de ce qui l'entourait, les carreaux au sol, les fresques au mur, tout était bon pour éviter de poser son regard sur le prêtre. Finalement, son regard s'arrêta sur une statue non loin d'elle, elle représentait une femme courbée, les mains posées sur son cœur, la tête levée vers le ciel, une expression de souffrance sur son visage. Elle ferma les yeux une seconde avant de détourner le regard. La statue, c'était elle, figée par un chagrin qui lui semblait insurmontable. Imitant la statue, Adhara leva les yeux vers le plafond, murmurant une prière silencieuse, une supplication à Malsa pour la libérer de cette souffrance et de cette colère qui l'emprisonnaient dans l'incapacité à reprendre sa vie comme l'était la statue dans la pierre. Elle renifla doucement, essuyant d'un revers de manche les larmes naissantes à ses yeux, avant de se reconcentrer sur le discours du prêtre. Il venait de finir d'énumérer le noms des victimes, parmi elles, deux noms avaient eu une sonorité toute particulière à ses oreilles, Edrick et Asher de Reyne, son mari et son fils. Morts pour défendre Vivendale disait-il. Morts pour rien corrigea-t-elle intérieurement, à se battre dans un combat perdu d'avance. Une armée contre des civils et quelques gardes, où était l'équité dans ce combat ? Elle ferma les poings avec colère et décida de garder son attention sur les paroles du prêtre. « Les dieux nous mettent à l'épreuve » disait-il « et la défaite ne signifie pas qu'on a échoué dans cette épreuve. La défaite est une leçon, et tout particulièrement pour un échec commun. C'est une manière pour les dieux de nous recentrer sur l'essentiel, ce qui compte vraiment. » Ce qui comptait vraiment, c'était la famille.

Elle poussa un soupire, agitée. Son père posa une main dans son dos. « Tout va bien se passer » La jeune femme jeta un regard par dessus son épaule, « Avait-il l'air gentil ? » demanda-t-elle. L'homme haussa doucement les épaules. « Les Reyne ont toujours été des personnes très respectables. » Elle poussa un nouveau soupire. Elle se sentait prise de court par la situation, hier encore elle se berçait d'illusions, pensant qu'elle aurait un droit de regard sur ses fiançailles. Ce matin elle avait apprit que tout était arrangé et qu'elle rencontrerait son futur époux ce jour même. Edrick de Reyne, elle l'avait aperçu quelques fois, c'était quelqu'un de très discret, qui se mêlait rarement aux jeux des jeunes gens lors des festins. Les portes s'ouvrirent alors, Edrick était accompagné de ses parents, le lord et la lady de Reyne. On disait des Reyne que le vignoble qu'ils possédaient dans le sud était l'un des plus beaux du continent, dans le plupart des banquets de Vivendale, on buvait leur vin. A leur arrivée, la jeune femme se leva rapidement et s'inclina rapidement dans une révérence. « Je vous présente ma fille, Adhara de Larant. » commença son père, posant ses deux mains sur les épaules de sa fille. L'adolescente était mal à l'aise, le regard de son futur époux et de ses parents semblait la scruter. Edrick s'avança et invita la jeune femme à le suivre à l'extérieur. Adhara fut soulagée à l'idée de s'éloigner de leurs parents, mais troublée à l'idée d'être seule avec lui. « Comment allez vous messire de Reyne ? » commença-t-elle maladroitement. « Vous pouvez m'appelez Edrick, nous serons bientôt mariés ». Elle jeta un coup d’œil vers celui qui serait son mari, il se tenait droit, le regard fixé devant lui, il n'avait même pas pris la peine de tourner la tête vers elle. « Vous n'avez pas l'air enchanté par cette perspective ». Le jeune homme s'arrêta, un léger sourire sur les lèvres. « Vous êtes aussi directe qu'on me l'avait dit. ». L'adolescente haussa les épaules, « Vous savez, je n'ai pas choisi cette union non plus. ». Le jeune homme garda son sourire moqueur, « Plus directe » corrigea-t-il.  « Est-ce un problème ? » - « Non bien au contraire, j'aime bien ça. »

A ces souvenirs, la veuve esquissa un sourire triste, c'est sur cette scène qu'avait tout commencé. Elle se souvient avoir été soulagée par ce sourire qu'il avait porté tout le reste de leur entrevue, finalement il n'était pas si froid qu'on le disait. Cependant il y avait toujours eu une certaine distance entre eux, une distance qui s'était imposée dès le début de leur mariage. Avec le temps, elle avait su s'estomper, sans jamais disparaître pour autant.

Le soleil était déjà levé quand ils s'arrêtèrent enfin de danser. Le jeune homme entraîna son épouse loin du reste des invités. Ils étaient mariés depuis seulement deux mois, et c'était l'une de leur première sortie en tant que jeunes mariés. La jeune femme avait eu beaucoup d'appréhension concernant ce banquet, pensant qu'Edrick deviendrait distant en public, pourtant les deux époux n'eurent jamais été aussi proches qu'à cette soirée. « J'ai une grande nouvelle pour vous. » commença-t-il, l'air euphorique, « Mes parents vont habiter la propriété dans la sud. » La jeune femme ne sembla pas réaliser ce que cela signifiait. « La maison est à nous, rien qu'à nous, tout comme les affaires de ma famille, notre famille, ici. » Le jeune homme fut perturbé par l'absence de réaction de son épouse. « Vous n'avez pas l'air heureuse ? » La jeune femme baissa les yeux. « Si, si, je le suis. C'est juste que...j'ai aussi une nouvelle pour vous. Je suis enceinte » Le sourire d'Edrick s'agrandit « C'est formidable ! » Il posa ses mains sur ses épaules, il semblait vraiment heureux. Par tous les dieux, elle aurait voulu être aussi euphorique que lui à cette idée. Il lui semblait que les rôles étaient renversés, ici, c'était elle la distante, celle qui hésitait. « Que se passe-t-il ? » fit-il, remarquant la perplexité de sa compagne. « C'est juste que... je n'imaginais pas que ça arriverait si tôt, nous nous connaissons à peine, et vous n'êtes jamais là, alors l'idée d'élever un enfant... c'est terrifiant » Il prit ses mains dans les siennes. « Je verrais avec eux pour avoir plus de temps, je serais là avec vous. » - « Eux ? » - « Mes parents. Ada écoutez...Ecoute, tout ira bien, je te le promets. »

Le moment où il apprit qu'elle était enceinte, son regard sur elle avait changé. Comme il l'avait promit, il avait été là pour elle, sa présence plus marquée. Il faisait plus attention, revenait avec des cadeaux. Quand Asher fut né, il avait été encore plus attentionné, le travail ayant été très difficile, il lui avoua plus tard avoir craint de ne la perdre elle et l'enfant. Face à ce flot de souvenirs, quelques larmes coulèrent silencieusement sur ses joues. Adhara s'empressa de les essuyer tandis que le prêtre parlait des épreuves qu'Aryn, Malsa et Thol avaient confronté, montrant que les hommes aussi, devaient surmonter des épreuves pour mériter le repos éternel dans l'Helmein. Les épreuves, elle n'avait jamais eu à ce battre avec une épée ou tenir l'affaire familiale comme son mari mais, elle en avait connu aussi.  

« Une fille ou un garçon ? » demanda-t-il, - « Une fille. » Il s'allongea à côté d'elle, l'entourant de ses bras. « Asher héritera de ton affaire, un autre garçon, ils se détesteraient, et deviendraient rivaux. Alors qu'une fille, et bien, il n'y aura pas de problème. Je me suis toujours très bien entendue avec mon frère, pas comme vous avec le votre. » Le jeune homme échappa un rire face à ses paroles. « Prions donc pour que ce soit une fille » Ils restèrent ainsi, en silence, jusqu'à qu'elle ne s'endorme. Le jeune homme se détacha alors, il posa une main sur le front de son épouse, elle semblait fatiguée depuis ce matin, et il craignait qu'elle ne soit tombé malade. Son front était légèrement chaud, mais rien d'excessif. Il se releva, rassuré, et quitta leur appartement. Il reviendrait à l'aube, quand elle dormirait encore, et elle ne se rendrait compte de rien, comme toujours. Quand il rentra chez lui, le soleil ne pointait pas encore le bout de son nez. « Monsieur ! Nous vous avons cherché partout ! » s'écria l'une de leur esclave en se précipitant dans sa direction. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » pressa-t-il. L'esclave semblait bouleversée, et il y-avait du sang sur ses mains. « Votre femme monsieur... » Edrick n'attendit pas les explications de l'esclave et courut à l'étage. Lorsqu'il entra dans leur chambre, une esclave sortait au même moment, une pile de linges ensanglantés dans les bras. Son épouse, Adhara, était assise par terre, au pied de leur lit, les yeux rougis par des pleurs passés, elle suivi doucement du regard l'esclave et son paquetage quitter la pièce, jusqu'à voir la silhouette d'Edrick se dessiner. « Je l'ai perdu » articula-t-elle en ravalant ses sanglots. Le jeune homme se précipita à son chevet et l'entoura de ses bras. Ne pouvant plus contenir ses larmes, la jeune femme éclata en sanglots. « Où étais tu ? » Plus qu'une interrogation, c'était une accusation. Il aurait dû être là, mais il ne l'avait pas été, comme beaucoup ces derniers temps. « Je ne peux pas refaire ça, je...je ne veux plus. » sanglota-t-elle.  « Tu n'auras plus à le faire, je te le promets. »

L'une des seules promesses qu'il garda jusqu'au bout, les autres...il les avait tenu, un temps seulement. Il avait promit bien des choses, et l'une d'elles revenait toujours : être plus souvent là. Il la tenait, au début, puis au fil du temps il redevenait absent, jusqu'à qu'il ne doive reformuler cette promesse. Doux cercle vicieux qui s'était perpétué tout le long de leur mariage. Elle lui avait rarement reproché ses absences, d'une part car elles étaient justifiées, les Reyne avaient des affaires pas seulement à Vivendale mais dans toute la région, d'autre part parce qu'il était là, dans les grands moments de leur vie; il l'avait rassuré lorsqu'elle était tombée enceinte, il l'avait consolé après sa fausse couche. Mais c'était dans le quotidien, dans ses jours sans tragédie ou douce nouvelle, dans ces jours où elle était restée seule chez eux à se demander " Quand rentrera-t-il ?", "Où était-il" et finalement "Avec qui ?". Avec le temps, elle s'était persuadée que, comme beaucoup d'hommes de son rang, il avait une maîtresse, elle avait été loin, très loin de la vérité.

Ses mains tremblaient encore. Pour elle, comme pour beaucoup d'autres, les rebelles avaient toujours constitué une menace mystique planant au dessus de la société vivendalaise, on la craignait, mais sans forcément vraiment y croire. Plus que la peur qu'elle s'en prenne à eux, ils avaient peur qu'elle existe vraiment. Chaque assassinat, chaque acte de vandalisme, chaque étranger dans la cité était sujet à méfiance. " Était-il une ombre ?". Si elle avait su que tout ce temps, elle vivait avec une. Edrick était un ombrageux, un rebelle fournissant des informations à la redoutée guilde des ombres depuis l'intérieur; un infiltré. Un traître. Tous leurs amis, il les avait en fait espionné tout ce temps. Ses premières pensées vinrent aux victimes de la lune de sang, y avait-il pris part ? Cette vision l'horrifiait, elle l’imaginait, poignardant froidement dans le dos l'un de ces amis avant de retourner aux festivités, l'air de rien. Il l'avait poignardé dans le dos à elle aussi, en quelque sorte, il avait trahi sa confiance. Dix sept ans de mariage, dix sept ans de mensonge. Et dire qu'elle l'avait confrontée sur sa soit disant maîtresse, la seule maîtresse qu'il eut, ce fut sa chère guilde. Elle se sentait bête, bête d'avoir été bernée toutes ses années, bête de ne pas avoir vu qui il était, et qui était son fils. Des ombrageux, tout deux ! De sa propre chaire était né un être ayant juré de la détruire. N'était elle pas, elle aussi, une noble, l'une de ces créatures perfides qu'ils s'étaient tout deux promis d'anéantir. Comment avait-il, avaient-ils, pu lui faire ça ? Toutes ces années elle avait été une épouse loyale et une mère dévouée et tout ça pour...rien. Ils l'avaient trahi, se cachant derrière elle pour couvrir leur identité. Elle avait une excuse, son mariage, son fils, tout ça n'avait été qu'une excuse. Avait-il au moins eu la moindre affection pour elle ? Elle commençait à se demander si tout leur mariage, même leur moment de tendresse, n'avait pas été juste un un jeu, une pièce dont il était le seul acteur. Elle l'avait supplié de ne pas partir, de ne pas se battre, il n'avait pas écouté. Il avait choisi, plus que sa femme il préférait sa maîtresse la guilde. Plus que sa mère, son fils avait choisi de suivre son père. Et à présent elle était seule à attendre. Attendre que le guerre passe et qu'ils reviennent, ou qu'ils ne reviennent pas. Elle ne savait plus trop ce qu'elle espérait.

Elle n'écoutait même plus les paroles du prêtre, sûrement le reste du discours avait été une invitation à redoubler de foi envers les dieux. A présent, le prêtre avait fini, et les personnes se pressaient lentement vers les portes du temple pour le suivre jusqu'à la fosse commune. Ils n'avaient pas le temps de faire une cérémonie pour chaque défunt, et encore moins pour leur creuser un trou individuel. La vision de la fosse l'horrifia, ces corps, troués, empalés, amputés. Elle retint un haut le cœur. Et dire qu'Edrick et Asher étaient parmi eux. Elle détourna le regard, elle ne voulait pas les voir, pas comme ça. Elle préférait s'accrocher aux souvenirs heureux, de ces moments où ils étaient souriants, et vivants. Alors que le prêtre imploraient les dieux d'accueillir ces malheureux au Helmein, elle vit les gardes, des témériens, avancer, prêts à recouvrir les cadavres de terre. Enterrer la preuve de leur massacre. Elle les suivit du regard, leur désinvolture, ils n'attendirent même pas la fin de leur prière pour se jeter sur leur trophée comme des vautours. Ces cadavres, c'étaient leur oeuvre. Elle avait envie de crier, de les frapper, elle avait envie que ce soient leurs visages sur les corps dans la fosse, et pas ceux de ces êtres chers. Ils lui avaient tout enlevé, tout. C'est un royaume fait de rouille et d'or lui disait son père. Il avait tort, cette cité, le Nord, c'était un royaume fait de sang et de vengeance. Et elle comptait bien y participer pour une fois.


Edrick - Mari
La grande tragédie de leur mariage c'est qu'ils se sont aimés, en pensant que l'autre ne l'aimait pas en retour. Ils se sont toujours traités comme des alliés, des amis. Le temps leur permit de développer une certaine affection l'un pour l'autre, de la tendresse même. Mais il demeura toujours une certaine distance. Erick n'était pas ce qu'il prétendait être, c'était un rebelle, un ombrageux. Et ce mensonge l'obligeait à ne pas être trop proche de sa femme, de peur qu'il ne se confie à elle et le repousse, ou pire encore, le dénonce. Les règles sont les règles et malgré les envies de lui dire, il resta fidèle à ses principes, quitte à sacrifier une partie de sa relation avec Adhara, jusqu'à ce jour, cette veille de guerre, où il lui avoua tout. A sa grande surprise sa seule colère ne vint pas de son identité, mais de son mensonge.
Asher - FILS
Son fils, son seul enfant, il était sa fierté et sa joie. Maintenant, elle voit avec tristesse à quel point les années passent vite, il lui semblait qu'il était né hier, pourtant il avait seize ans lors de la guerre, et aurait eu dix sept aujourd'hui si seulement il y avait survécu. Asher était mort lors de la Guerre d'Un Jour, ce jour là elle découvrit qui était vraiment son fils, un rebelle, un ombrageux, tout comme son père. Il mourut en défendant Vivendale, pour la Vivendale qu'il rêvait de construire, une Vivendale juste, et elle compte bien continuer son combat.
Seyrane - soeur benjamine
Il y-a d'abord Adhara, puis Eliott et Dahlia au milieu, et enfin Seyrane. Adhara est l'aînée, Seyrane la benjamine. Lorsqu'elle quitta la demeure familiale pour son mariage, Adhara avait seize ans, Seyrane huit. De ce fait, Ada a souvent vu sa soeur grandir de l'extérieur, la revoyant lors des festivités de la ville, ou parfois lorsqu'elle venait visiter sa famille. Au fond elles ne se connaissent pas vraiment. Leurs parents ne tarissaient jamais d'éloges sur les exploits sportifs d'Eliott ou bien la raffinerie de Dahlia, mais concernant Seyrane, elle était plus discrète, et ils en parlaient donc moins. Adhara, elle, a toujours été évasive sur sa vie en tant que Lady de Reyne, elle voulait faire plaisir à ses parents en les laissant penser qu'elle se plaisait énormément dans ce rôle. Mais au fond, elle envie Seyrane, et de la jeunesse dont elle peut encore profiter, elle a vingt quatre ans et n'est pas encore mariée. Mais avec la guerre, ils s'avèrent qu'elles ont plus en commun qu'elles ne l'imagine, partageant le même désir de rébellion.



behind the computer
— « bla bla  » —
JE L'AI FAIT ! La voici enfin, ma petite Adhara, Ada pour les intimes. Je suis vraiment le pire des monstres, au fil de son histoire c'est devenu de pire en pire, on est passé de : "a perdu son mari qui était en fait un ombrageux" à "a perdu son mari et son fils qui étaient en fait ombrageux" à finalement "a perdu son mari et son fils ombrageux et a fait une fausse couche". Mais vous allez voir, elle a perdu son panache pour autant. C'est une grande #teamnordiens et elle va botter les fesses de KittyKat en moins de deux ! Amis rebelles, vous avez Ada dans vos rangs !
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Adrian : Cillian Murphy

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Ven 22 Déc - 0:03

OH LA LA. OH LA LA. ELLE EST TROP COOL. TROP BIEN. PARFAITE (et c'est très bien écrit, t'as pas tant perdu la main que ça )
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Annabel Scoley

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Sam 23 Déc - 19:08

Merciii ♥️ Tous parfaits ces Nordiens, les Témériens en prendront de la graine !

Adhara de Reyne devient... Adhara de Reyne née DE LARANT ! Ouiiiii ♥️♥️♥️



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almost grown
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Jaimie Alexander

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Sam 23 Déc - 22:10

Cette nouvelle grande sœur est bien trop coooool
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