Partagez|




Jeyne Crain | A new adventure

losing a battle... still fighting for the war
avatar

Fondatrice
Nombre de messages :
1223
Date d'inscription :
24/10/2012
Localisation :
Enclave
Avatar actuel :
Annabel Scoley

Voir le profil de l'utilisateur
Mer 2 Mai - 20:49





© historyavatar


JEYNE CRAIN
— « a new adventure » —
Travailler pour pouvoir manger, un triste idéal auquel elle n'a jamais réussi à totalement se soumettre. Lavandière, marchande, paysanne, elle passe ses journées à s'abaisser à la triste vie des villageois, pourtant, dans son esprit, à coup de découvertes et de rencontres, elle vagabonde dans une utopie inatteignable. Parfois, appuyée sur la bêche dans le champs, elle lance un regard vers la plaine qui s'étale à perte de vue derrière le rempart, puis elle se retourne, le mur lui fait de l'ombre par sa hauteur. Coincée entre deux murs, elle parvint encore à voyager. Depuis peu, la jeune femme va poser dans un atelier, une nouvelle escapade, et cette fois ci, l'horizon d'une nouvelle aventure se dessine devant elle.


Cette fiche est
finito

« and although we may be delicate and soft, some men who are delicate are also strong; and others, coarse and harsh, are cowards. » veronica franco


TELL ME A STORY
Le soleil se cachait peu à peu derrière l'horizon qu'elle finissait à peine son travail. Après une matinée à battre le linge et une après midi à retourner la terre, sa besogne était presque achevée. Ramassant les derniers vêtements étendus, elle les fourra en vitesse dans son sac avant de filer vers chez elle d'un pas pressant. Elle n'aimait pas rentrer de nuit, les rues n'étaient pas sûres pour une femme, surtout une femme sans rang. Malgré ses efforts, elle ne parvenait que très rarement à rentrer avant la nuit. Mais peu importe l'heure à laquelle elle rentrait, son père serait exactement au même endroit, assis sur la table de la cuisine, à vociférer sur son estomac vide qui n'avait connu dans la journée rien de plus consistant que de l'alcool. Pourtant Orsen n'avait pas toujours été ainsi, elle se souvenait encore de l'homme qu'il était, un grand optimiste dont les rêves avaient été bafoués, le faisant peu à peu sombrer dans une désillusion sans retour au goût de rhum. « T'as vu l'heure » grogna le vieil homme, « J'veux plus que tu rentres la nuit fillette, les Témérais c'pas des gens sûrs ceux là ! » - « Témériens » corrigea-t-elle. « De quoi ? » - « Rien. » souffla-t-elle tandis qu'il se levait pour partir en marmonnant elle ne sait quoi. Elle n'arrivait pas à se souvenir quand cela avait commencé, son penchant pour la bouteille, sa mauvaise humeur, il n'était pas comme ça avant. Il n'y avait pas vraiment eu d'avant ou après, plutôt une dégradation lente et silencieuse. Petit à petit, le père joyeux et serviable s'était mué en cet homme méconnaissable. Le vieil homme dépensait le plus clair de son argent dans son seul réconfort, laissant sa fille gérait à elle seule les dépenses du foyer. Et s'il parvenait à claquer toute sa paye dans ses bouteilles, ce qui arrivait de plus en plus fréquemment, il allait emprunter de l'argent ci et là. Jeyne n'en pouvait plus. Elle avait maintes fois songé à le quitter, le laisser sombrer seul dans sa déchéance, mais le souvenir de celui qu'il fut dans le passé l'en empêchait. Il fut un temps où il avait tout fait pour elle, n'était-ce pas son tour ? « A table ! » cria-t-elle à travers le maison alors qu'elle finissait de préparer leur repas. Le vieux s'attabla sans un mot et commença à manger. Après deux cuillères il leva le nez et toisa Jeyne. « C'est quoi ces petites boules dans la bouillie ? » - « De la viande » L'homme frappa du poing sur la table. « On peut pas s'offrir ce genre de chose !  » - « Papa... Je l'ai eu pour trois fois rien » L'homme plissa les yeux, l'air nullement convaincu. « Tu as besoin de prendre des forces pour pouvoir reprendre le travail »  « Fichtre ! J'aurais pas b'soin de reprendre le travail si tôt si tu dépensais pas tout avec d'la viande ! » La jeune femme continua de manger sans rien dire tandis que son père remuait la bouillie d'un air suspicieux. « Tu l'as eu où ? » demanda-t-il d'un ton sec « C'est les Témérais hein ? J'en étais sûr ! Si tu penses qu'ils sont mieux qu'les noblions tu te trompes ma fille, c'est tous la même vermine ! Faut pas prendre les vessies pour des lanternes p'tite sotte ! » Lâchant sa cuillère, Jeyne se leva de sa chaise et commença à s'éloigner sans un mot « Hé tu vas où là ? » - « A l'atelier, j'ai encore du travail ce soir » Il fit un geste de la main, accompagnant le mouvement de ses yeux qu'il leva au ciel. « Va donc ! Va retrouver tes Témérais ! Et d'ici quelques temps tu reviendras ici te battre la coulpe c'est moi qui t'le dis ! » Sur ces mots, la fille attrapait son manteau et claquait la porte.

Arrivée à l'atelier elle se changea en vitesse, ce semaine les artistes peignaient un modèle quasi dénudé, elle n'avait qu'un drap blanc pour se couvrir poitrines et jambes. Si son père la voyait... Ainsi exposée devant tant d'inconnus, tant d'étrangers. Pourtant, elle ne sentait nul part plus à l'aise qu'ici, avec tous ses artistes qu'elles ne connaissaient qu'à peine, et quasiment tous des témériens. La jeune femme s'assis sur le siège central, seulement un ou deux hommes étaient installés, d'autres étaient arrivés mais discutaient entre eux, dont celui qui avait crée cet endroit avec Nylah. L'homme, âgé d'à peine une trentaine d'année, discutait avec un autre artiste, s'interrogeant sur des livres récupérés dans une maison de l'Enclave. D'une oreille attentive, la jeune femme les écoutait parler, d'abord intéressés puis visiblement déçus de ce "ramassis de légendes étranges". Elle reconnu certains noms, ayant été bercés par eux durant son enfance, comme Nâl, un monstre terrassé par le dieu Aryn, ou bien Mira, une légende plutôt récente racontant l'histoire d'une sirène qui terrassa les envahisseurs d'une petite île. Des récits qui, pour elle, avaient un sens, une signification. A la fin de la séances, alors que les artistes fermaient leurs carnets et ramassaient leurs crayons, la jeune femme alla voir le maître des lieux. « Jeyne je suis bien embêté, je n'ai pas grand chose à t'offrir pour tes services ce soir... » commença-t-il en se grattant l'arrière de la tête, « Tu sais quoi, prends ce que tu veux parmi ce qu'il y-a sur cette table, ce sont des livres sur tes dieux et tes légendes, nous nous ferions brûlés par les notres pour les avoir, il faudrait mieux s'en séparer. » Il esquissa un sourire et disparu dans une autre pièce. Jeyne ouvrit un bouquin, c'était un recueil de toutes les histoires autour du Trisal, bien qu'elle ne sache pas lire elle le su grâce aux quelques illustrations peintes qui faisaient gondoler les pages. La femme aux cheveux rouges, Malsa. L'homme terrassant les monstres, Aryn. Elle ouvrit au hasard un autre, et un autre, à la fois fascinée par ses gros ouvrages au codex indéchiffrable pour elle mais aussi déçue par ce paiement, si elle avait su lire elle aurait été ravie, mais là elle aurait préférée un morceau de viande comme le jour d'avant. Finalement la fille en attrapa un particulièrement illustré, plus que les dieux ou d'autres légendes, ils montraient aussi des lieux et des objets, plusieurs pages manquaient, certaines avaient été arrachées par endroit, et d'autres encore avaient été glissées à l'intérieur en rajout. La jeune femme le glissa dans son manteau et partit la boule au ventre, son père se moquerait bien d'elle quand il verrait ce qu'elle rapportait ce soir...

OREN CRAIN - PERE
Oren était un optimiste. Il avait cru, comme tous ses pairs, qu'à eux, les enfants de ceux qui s'étaient révoltés, on accorderait le pardon royal, que la couronne ne les condamnerait pas pour le soulèvement de leurs parents. Une douce utopie qui laissa un goût amère dans la bouche de cet homme qui n'avait fait qu'obéir tête baissé à la couronne en espérant attirer ainsi ses bonnes grâces. Lorsque ses parents avaient été arrêté des années pour trahison, il n'avait rien dit, lorsque sa femme avait été emmené, il avait laissé faire. Il regardait le monde autour de lui se mordre la queue, le coeur gonflé par l'ivresse de la liberté, les résistants étaient tous trouvés, que ce soit sur le fait ou des années plus tard. Oren s'était alors juré qu'ils ne seraient jamais l'un des leurs, que la vie était trop précieuse pour la gâcher dans un combat inutile. Se rebeller contre la couronne ne ferait que retarder le pardon tant attendu. Alors il laissa faire, il laissa les gens de sa vie partir, bras dans le dos, un pied vers la mort, la tête haute tandis qu'il observait la scène tête baissée. Après des années de silence, Oren s'est rendu compte qu'il n'aurait peut être pas du rester aussi passif, noyant ses regrets en ouvrant une bouteille tous les matins
NYLAH ORSINI - PATRONNE
C'est Nylah qui a proposé à Jeyne ce travail de modèle pour l'atelier d'artistes qu'elle venait de monter au village avec un ami. Un travail qui ravit Jeyne, une ou deux heures le soir à seulement rester immobile, ni bêche ni battoirs pour le linge. Jeyne adore l'atelier, c'est un endroit d'évasion pour elle.




behind the computer
— « bla bla  » —
" Ouais ouais mon prochain perso c'est un homme " lol, bon en vrai c'était plus ou moins vrai car j'ai commencé la fiche de Leif avant celle de Jeyne, mais Jeyne est une petite jeune sans vraiment d'histoire, sa fiche s'est faite en deux deux. Leif est encore en construction tranquilou bilou dans son coin, il viendra bientôt vous rejoindre !
le Code du règlement est
mettre ici

© fiche par hailey j. kingtson




Contre ceux d'en haut
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Vrai de vrai, cent pour cent pur jus
Nombre de messages :
402
Date d'inscription :
03/04/2015
Avatar actuel :
Adrian : Cillian Murphy

Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 3 Mai - 11:42

Ouiii elle est là Elle est trop belle Trop hâte de la voir jouer. Un joli personnage, comme d'hab
Revenir en haut Aller en bas
réponse rapide
pour répondre plus vite que son ombre !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
  :: 
- administration -
 :: Welcome, welcome :: Billets des Nordiens
-